Projets pitchs 2026

La musique Kali’na : entre tradition et modernité

GUYANE

Devano Bhattoe alias Defane

PITCH

Entre la Guyane française et le Suriname, Defane, artiste et membre du groupe multiculturel Senuka, remonte le cours du fleuve Maroni à la rencontre de sa famille et de celles et ceux qui font vivre la musique kali’na. Né d’une mère kali’na surinamaise et d’un père hindoustani surinamais, il cherche à mieux connaître cette part de son histoire. De Saint-Laurent-du-Maroni et Awala-Yalimapo à Albina, Bernharddorp et Paramaribo, il rencontre Palana Bonon et Paremoru autour du sambula, tambour traditionnel kali’na ; Karinha Basi et Esekematoko autour du kawina, enrichi de percussions, basse et piano ; puis Shasha, dont le reggae porte la langue kali’na vers la jeunesse. Entre souvenirs familiaux, trajets et musiques, le film suit une culture qui circule, se transmet et se réinvente de rive en rive.

L’auteur

Originaire de Rotterdam et installé en Guyane française, Bhatttoe Devano, alias Defane, est un artiste polyvalent, auteur-compositeur-interprète, issu d’une mère kali’na surinamaise et d’un père hindoustani surinamais. Il débute en 2007 avec le groupe SLM Vibes Crew, avant de cofonder, en 2010, le groupe multiculturel Senuka. À travers Senuka puis son parcours solo, il explore le dancehall, le reggae, l’afropop, la soca et le chutney, tout en accordant une place centrale aux langues et aux racines culturelles. Son travail artistique relie la Guyane et le Suriname et porte des messages de fierté, de partage et de persévérance. Avec le documentaire « La musique kali’na : entre tradition et modernité », il poursuit cette démarche en interrogeant la transmission et l’évolution de la musique kali’na. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

La Revuelta (Revenir)

VENEZUELA

Mariángeles Pacheco

PITCH

Dans sa maison de Caracas, l’ethnomusicologue Oswaldo Lares, 94 ans, conserve les archives sonores qu’il a enregistrées au cours de décennies de voyages à travers le Venezuela. Aujourd’hui, il ne peut plus voyager. Mariangeles, une documentariste qui a appris à écouter son pays grâce à ces enregistrements, part à sa place pour El Callao, village minier et berceau du calypso vénézuélien, afin de rendre ces voix aux héritiers de ceux qu’il a enregistrés et de lui rapporter ce qui y résonne aujourd’hui.

 

PAYS ANDINS (VENEZUELA ET COLOMBIE)  

Avec le soutien de l’Ambassade de France au Venezuela, de la Coopération audiovisuelle régionale pour l’Amérique du Sud et de l’Institut français 

 

L’auteure

Mariángeles Pacheco est réalisatrice et photographe documentaire, spécialisée dans la recherche sur le patrimoine sonore et la mémoire vivante. Depuis plus d’une décennie, elle documente les traditions musicales de la région centrale du Venezuela et a collaboré en tant que gestionnaire culturelle aux archives sonores de l’ethnomusicologue Oswaldo Lares. Elle a réalisé le court-métrage Mi Retorno (Mon retour, 2023), consacré au joropo central, primé dans plusieurs festivals nationaux. Actuellement, elle participe à la mise en place du programme Ibermemoria consacré à la préservation des archives patrimoniales, elle développe son premier long métrage documentaire, La Revuelta (Revenir), et co-réalise un documentaire sur un enregistrement sonore de chants de traite réalisé au Venezuela en 1974 par l’ethnomusicologue Elena Hermo. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

El arte de volver (L’art du retour)

COLOMBIE

Jessica Santacruz

PITCH

En 2016, Jessica est arrivée dans le Yari en tant que journaliste, pour animer des ateliers destinés aux guérilleros des FARC qui allaient s’adresser au monde avant de déposer les armes. Son père avait été retenu prisonnier par cette même guérilla lorsqu’elle était enfant. Elle pensait qu’elle allait enseigner, mais elle a fini par aimer ceux que son pays lui avait appris à craindre. Dix ans après l’accord, elle repart à leur recherche, alors qu’ils sont dispersés et mènent des projets artistiques entre menaces et assassinats de leurs camarades. Entre ses archives et le présent, elle cherche ce qu’il reste de la promesse de paix. 

 

PAYS ANDINS (VENEZUELA ET COLOMBIE)  

Avec le soutien de l’Ambassade de France au Venezuela, de la Coopération audiovisuelle régionale pour l’Amérique du Sud et de l’Institut français 

 

 

L’auteure

 Jessica Santacruz  est journaliste, réalisatrice et gestionnaire culturelle colombienne. Fondatrice et directrice du Festival « Cine para la Paz ». elle est actuellement étudiante en langues modernes et cinéma à l’Université centrale (Colombie). Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la mémoire, de la construction de la paix et de la création audiovisuelle. El arte de volver (L’art du retour) est son premier long-métrage en tant que réalisatrice. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

GUADELOUPE

Dimitry Zandronis

PITCH

En Guadeloupe, de jeunes hommes grandissent dans un environnement où l’argent rapide, les armes, la prison et la mort deviennent parfois des réalités familières. TRAP(ed) explore cette « fast-life », cette manière de vivre dans l’urgence lorsque l’avenir semble trop incertain pour être attendu. À travers plusieurs quartiers, le film croise les trajectoires de jeunes encore pris dans les logiques de la rue, d’anciens détenus qui tentent aujourd’hui d’en détourner les plus jeunes, et de familles qui vivent avec l’absence d’un fils, d’un frère ou d’un ami. La musique trap et drill traverse leurs récits comme une pulsation : elle exprime le désir de puissance, la colère, la peur, mais aussi le besoin d’exister et d’être reconnu. En partant des lieux laissés vides et des voix de ceux qui restent, TRAP(ed) raconte une jeunesse enfermée dans un piège collectif, mais aussi ceux qui, chaque jour, tentent encore d’en briser le cycle. 

L’auteur

Dimitry Zandronis est réalisateur, producteur basé en Guadeloupe. Fondateur de Kontras Prod, il développe un documentaire de création ancré dans les mémoires caribéennes, le social et la transmission. Son dernier film, Sœurs en destin : Angela Davis & Gerty Archimède, coréalisé avec Pascal Archimède, poursuit ce travail autour des figures d’émancipation noire et féminine. 

 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

GUADELOUPE

Jepherson Guillaume

PITCH

Pointe-à-Pitre, autrefois la célèbre capitale où prospéraient des centaines de bijoutiers, est devenue silencieuse. Ceux qui restent sont traumatisés par la violence. Les fameuses cuisinières, ces femmes qui se paraient de beaux bijoux avant d’aller au marché, ont disparu. L’or n’orna plus les poitrines comme autrefois.  

Mais l’or n’a pas disparu. Il a changé de poitrine.  

Aujourd’hui, ce sont les jeunes hommes qui le portent plus lourd, plus visible, plus dangereux. L’or a basculé des femmes vers les jeunes, des marchés vers les quartiers, de la fierté discrète vers la provocation urgente.  

Chez Maxo, mythique joaillier de cette ville en déclin, trois générations racontent ce basculement. Grand-mères qui l’accumulaient en silence, parents qui l’acquéraient pour la respectabilité, jeunes qui le revendiquent comme droit d’exister. Mais chaque jour coûte du sang.   

À chaque mort causée par une chaîne, on mesure l’absurdité : la vie d’un nègre ne vaut que quelques grammes d’or.  

Certaines chaînes sont montées, protégées par les ancêtres contre une violence très réelle. D’autres brillent comme ultime acte de rébellion contre un État qui nie. 

L’auteur

Jepherson Guillaume est un filmmaker guadeloupéen dont le cinéma naît d’une conviction : les histoires les plus locales sont les plus universelles. Il documente la Guadeloupe non pas comme exotisme, mais comme miroir de l’expérience humaine, celle des opprimés, des invisibles, des réinventés.  

Sa motivation est simple : montrer que les voix caribéennes ne parlent pas seulement aux Caribéens. Elles parlent au monde. Car notre histoire esclavage, métissage, survie spirituelle est l’histoire de l’humanité décolonisée.  

Réalisateur, Jepherson a créé Mofwazé un documentaire sur l’émancipation de la femme Guadeloupéenne et développe des formats de fiction ancrés dans le patrimoine. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

Toutes les femmes sont belles

MARTINIQUE

Lucie Boudoux

PITCH

Toutes les femmes sont belles est une enquête intime sur les traces que laissent ceux qui disparaissent. 

À la mort de sa grand-mère, Lucie décide de lui rendre un dernier hommage en allant à la tournée d’adieux de Frank Michael, dont Emma était devenue fan à 83 ans. 

Comment, en vivant à Sainte-Luce en Martinique, pouvait-elle se sentir aussi proche de ce chanteur belge ? Et que cherchait-elle dans ses concerts qui lui faisait parcourir tant de kilomètres ? 

En préparant cet hommage, Lucie réalise qu’elle ignore encore de nombreux éléments de l’histoire de sa grand-mère. Elle réalise que certains d’entre eux résonnent curieusement avec les tubes du chanteur. De la Martinique à l’Hexagone, elle se lance alors dans une enquête et interroge les membres de sa famille pour chercher à comprendre comment sa grand-mère s’appropriait les textes de son idole, et comment cette passion dessine en creux une trajectoire de vie fragmentée.

L’auteure

Lucie Boudoux est artiste plasticienne et réalisatrice. Diplômée en Arts Visuels de l’Université du Kent (UK), sa pratique mêle peinture et installations et s’inscrit dans une géographie archipélique nourrie par ses expériences entre la France hexagonale, les Antilles, la Guyane et l’Angleterre. Elle s’intéresse aux récits intimes et aux traces laissées par les trajectoires individuelles. Son travail a notamment été présenté au 59 Rivoli à Paris et à la Galerie Dumas en Autriche. Toutes les femmes sont belles est son premier film documentaire. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

MARTINIQUE

Nadia Charlery

PITCH

En créole l’amour se dit lanmou qui si on le décompose signifie phonétiquement « ton âme ». Dans l’écrin des Antilles, des couples séniors nous livrent leur plus précieux trésor : le secret d’un amour qui dure et résiste aux tempêtes du temps. Inspirée par les 62 ans d’union de mes parents, l’idée est de célébrer ces voyageurs du cœur, témoins silencieux d’une époque où aimer signifiait rester, malgré les épreuves et les bouleversements. Au cœur de ce voyage intime, la caméra s’invite dans leur quotidien, révélant non seulement leur histoire mais aussi leur vision sur une société en mutation, marquée par des bonds technologiques et des changements de mœurs. Le contexte antillais, dominé par les singularités de la matrifocalité, enrichit cette exploration d’une dimension sociétale ; Un monde où les femmes portaient la maison comme un phare et où les hommes taisaient leurs failles sous l’ombre de leur devoir. Et comment appréhender la fin du chemin, le départ inévitable de l’autre moitié d’eux mème, part entière d’une vie à 2. L’absence ouvre un vide que rien ne semble pouvoir combler… le veuvage condamne-t-il à la solitude, ou peut-il, parfois, ouvrir sur une seconde traversée ?  

Avec une approche sans voyeurisme, les échanges entre les couples, leurs silences et leurs souvenirs dévoilent un amour universel, résistant au temps et aux épreuves. Les thématiques du documentaire se déclinent en quatre actes, guidés par des proverbes créoles. 
 

Visuellement immersif et intime, ce film interroge les contradictions, le poids culturel au milieu de la tendresse persistante et la poésie des instants. Comment on s’aime, comment se sont-ils aimés…? 

L’auteure

Diplômée de l’ESRA Paris, elle revient en Martinique vivre sa passion de l’image. Après plusieurs années comme assistante réalisatrice et chargée de production, elle se consacre à la réalisation. Elle anime aussi des ateliers de réalisation et son expérience de directrice de casting sur des productions telles que Tropiques criminels et Bandi, en font une référence incontournable du casting en Martinique. 

Son premier court métrage, Le pense bête, est primé en festival écologique. Suivent la réalisation de clips, pubs, magazines tv, et des courts-métrages ; Entre deux (prix de court et du scénario, Antilles-Guyane 2013 ; prix spécial du jury au FEMI), 35 minutes avant les 40 et Ti Coq, récompensé dans plusieurs festivals internationaux. Elle aborde des sujets sensibles avec Zanmi et 16 soupapes. 

Elle travaille actuellement à son documentaire de création Lanmou, et écrit son premier long métrage de fiction, A part les anges.

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

GUYANE

Zao Winter

PITCH

Encore abîmé·e par les traces d’une enfance violente, je cherche à renouer avec ma mère en enquêtant sur la manière dont la violence s’est transmise de génération en génération entre les femmes de ma famille. Les récits de ma mère et de ma mamie me poussent à déterrer le fantôme de Providence, notre ancêtre pas si lointaine, esclavisée en Guyane jusqu’en 1838. Petit à petit, cette recherche identitaire fait émerger un motif : la couleur de peau occupe une place centrale dans nos rapports, chaque génération est plus proche de la blanchité que la précédente… 

L’auteur·e

Après une première expérience comme Directeur·ice Artistique dans la publicité, Zao choisit de se tourner vers une pratique artistique plus personnelle et engagée. Iel se forme au théâtre, puis découvre la réalisation de manière autodidacte, entouré·e de près par plusieurs ami·es du cinéma. Depuis, iel développe un univers où se croisent poésie, politique et spiritualité, avec le désir de créer des récits centrés autour de l’intime.  

Zao travaille également comme acteur·ice, modèle et performeur·euse drag, autant de pratiques qui nourrissent une approche libre et plurielle de la création.

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h
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