samedi 10 octobre 2026

El Río de los Espíritus

Colectivo Tawna (Sani Montahuano, Boloh Miranda) & Nase Lino Sumpinanch

Équateur | 2025 | 1h | Espagnol, sapara, kichwa | Colectivo Tawna

Festival Vision du Réel 2026 – Nyon (Suisse)

SAM 10 OcTOBRE • 14H 

À bord d’un canoë solaire, Luciano parcourt le territoire de son peuple dans l’Amazonie équatorienne. Son territoire est menacé par une « route fantôme » et les divisions qu’elle engendre. Face à cette situation, Luciano rêve et navigue, invoquant les esprits de la rivière, et va à la rencontre de son peuple pour lui proposer de nouvelles formes de résistance.

TAWNA

TAWNA est un collectif artistique anticolonial formé d’activistes, d’artistes, de cinéastes et de dissidents issus des nations Sapara, Kichwa et métisses, unis par une mission commune : documenter et lutter contre les menaces extractivistes qui pèsent sur les communautés amazoniennes. Fondé en 2017, le collectif puise son inspiration dans la jungle elle-même et s’attache à renforcer l’héritage culturel des territoires amazoniens de l’Équateur à travers des récits visuels, des films et des photographies sur l’Amazonie. Le nom TAWNA symbolise un outil qui propulse la pirogue sur les rivières, reflétant ainsi sa volonté de relier, d’unir et de tisser des liens entre les communautés et les territoires.

le mondiale. Parmi les temps forts de sa carrière, on peut citer ses documentaires consacrés à la gentrification de Harlem, au parcours des Haïtiens à Guantánamo Bay et aux expériences agricoles menées au Guatemala.

Rachelle Salnave a été boursière du programme de scénaristes du Sundance Institute (2015) et a reçu le prix Beacon of Hope and Achievement (Phare d’espoir et de réussite) décerné par le consulat de la République d’Haïti. Son deuxième long-métrage documentaire, La belle vie : the good life, a été nominé aux Emmy Awards en 2016. Distinguée en 2017 du titre de « Knight Arts Champion » pour son engagement, elle a également fondé Ayiti Images et Black Lounge Films.

Ancienne directrice générale de l’Artists Institute en Haïti, Rachelle a développé une campagne de défense de l’art à l’échelle internationale en s’appuyant sur son documentaire Art: by any means necessary pour mettre en lumière les difficultés rencontrées par les artistes en Haïti, en Guadeloupe et à Miami. Elle continue d’utiliser ce film pour susciter des débats mondiaux sur la préservation des espaces artistiques et l’autonomie culturelle.

Double citoyen est son troisième long-métrage documentaire.

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Parasisi

Zaïde Bil, Sébastien Segers

Suriname, Guyane, Belgique | 2026 | 1h | Néerlandais, anglais, wayana, français, mandarin, portugais | Dokma

Hot Docs Festival 2026 -Toronto (Canada)

SAM 10 OcTOBRE • 17H15 

Le long de la rivière Lawa, qui marque la frontière entre le Suriname et la Guyane française, le peuple Wayana vit dans un paysage façonné par une histoire ancienne mais aussi par des intrusions persistantes.

Parasisi, titre tiré du mot wayana signifiant « parasite » ou « intrus », se présente comme un portrait calme et lyrique de la vie au sein de cette communauté, où la présence historique et continue d’étrangers laisse des traces tant visibles qu’invisibles. L’exploitation aurifère illégale contamine les terres au mercure, révélant à quel point les logiques extractives séculaires restent ancrées dans le présent ; les missionnaires apportent des traditions inconnues et parfois absurdes qui menacent d’étouffer les identités autochtones ; et les systèmes de santé déterminent la manière dont la maladie et les soins se manifestent.



Zaïde Bil et Sébastien Segers

Zaïde Bil (1990) et Sébastien Segers (1992) forment un duo de cinéastes qui vivent et travaillent à Bruxelles. Ils sont tous deux titulaires d’une licence et d’un master en arts audiovisuels (RITCS, Bruxelles). Zaïde est également titulaire d’une licence en journalisme. Zaïde et Sébastien partagent un amour du cinéma, des histoires personnelles et un intérêt pour la complexité des différentes réalités sociales et culturelles de la société moderne. Cet intérêt commun les a amenés à écrire et à réaliser des films ensemble.

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Doubout oubien Mô

Solenne Plumelle-Gessot

Martinique, France | 2025 | 28’11 | Français, créole martiniquais | 

Sélection officielle Festival Nouveaux Regards 2026 – Guadeloupe

SAM10 OcTOBRE • 15H30 

Depuis août 2024, en Martinique, un mouvement populaire de protestation contre le coût élevé de la vie connaît un regain d’activité sous l’impulsion du RPPRAC (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens).

Sur l’île, les prix des denrées alimentaires sont en moyenne 54 % plus élevés qu’en France métropolitaine.

À travers diverses personnalités du monde culturel, la population martiniquaise exprime sa colère et réclame des solutions concrètes.

Solenne Plumelle-Gessot

Solenne Plumelle-Gessot est une jeune cinéaste martiniquaise. Après son lycée, elle quitte la Martinique pour suivre une formation en ingénierie à Lyon. Diplômée en génie mécanique et productique, elle se spécialise par la suite en assistanat de réalisation et en production audiovisuelle au sein d’une école de cinéma lyonnaise, où elle réalise son premier film Doubout oubien Mô. Ce documentaire traite de la lutte contre la vie chère en Martinique, et y dénonce les injustices liées au néocolonialisme. En 2026, le film est sélectionné au Festival Nouveaux Regards en Guadeloupe et est récompensé par l’Hallucinea Film Festival (Prix du meilleur court-métrage documentaire) et l’Atlanta French Film Festival (Prix Special Student

Documentary). En juin 2026, elle rejoint l’équipe du cinéaste Maxime Jean-Baptiste pour son prochain court-métrage en tant qu’assistante réalisatrice.

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Nan Ginen

Feguenson Hermogène

Cuba, Haïti | 2025 | 21’19 | Créole haïtien | Berline Charles

Avant-première francophone

SAM 10 OcTOBRE • 15H30

Une famille cubaine d’origine haïtienne rend hommage à la déesse Erzulie, mettant ainsi en lumière les souvenirs enfouis et l’histoire tragique des travailleurs migrants haïtiens au milieu des ruines de l’industrie sucrière cubaine.

Feguenson Hermogène

Né en Haïti, Feguenson Hermogène a étudié la sociologie à l’Université d’État d’Haïti et le cinéma à l’Escuela Internacional de cinema y televisión de Cuba.

En 2016, il a réalisé son premier film La déchirure qui a reçu une mention honorable au « Festival Internacional de Cortometrajes Libélula Dorada de La República Dominicana ». Entre 2022 et 2025, il a réalisé 4 court-métrages La ceiba

de la sombra, En mil pedazos, Nan Ginen et Cuando llegue la noche. Ce dernier a remporté le prix du meilleur court-métrage au festival « Cine Plaza de Cuba, 2023 » et celui du meilleur court-métrage étranger au festival « Mostra de Audiovisuel Universitaire et Indépendant d’Amérique latine (22e MAUAL) » au Brésil en 2023. Feguenson a travaillé sur plusieurs longs-métrages en tant qu’assistant de production, notamment Zombie Child du réalisateur français Bertrand Bonello.

C’est sa 3ème participation au FIFAC.

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Si la vida me diera un deseo

Paloma Gomide

Cuba | 2025 | 17’ | Espagnol | EICTV

Avant-première francophone

SAM 10 OcTOBRE • 15H30 

À Granizo, un village de l’intérieur de Cuba, Dianelis puise dans ses amies la force nécessaire pour surmonter une période difficile de sa vie d’adolescente.

Paloma Gomide

Paloma Gomide se consacre au cinéma et à la photographie d’auteur, créant des images qui oscillent entre fiction et réalité. Ses recherches portent sur les figures féminines et leurs représentations. Elle a étudié l’écriture de scénario à l’EICTV et a réalisé les courts-métrages Soy porque somos et Si la vida me diera un deseo.

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Wainitai

Pablo García-Vizcarra

Pérou, Espagne | 2025 | 20’ | Espagnol, awajún | Production Sadek Asseily

Avant-première francophone

SAM 10 OcTOBRE • 15H30 

Dans une communauté Awajún de la forêt amazonienne, Jarumi, 14 ans, apprend à respecter les traditions et à accomplir les tâches ménagères qui lui incombent, tout en voyant les garçons profiter d’une liberté qui lui semble hors de portée. À travers ses dessins et la nature qu’elle imagine depuis sa chambre, une question commence à prendre forme : existe-t-il un endroit où elle pourrait simplement être elle-même ?

Pablo García-Vizcarra

Pablo García-Vizcarra (Cusco, Pérou, 1990) est un réalisateur de documentaires et directeur de la photographie péruvien basé à Barcelone. Titulaire d’un master en cinéma documentaire de l’ESCAC, il a réalisé des projets documentaires en Amérique latine et en Espagne, explorant les histoires de personnes vivant dans des zones de tension : entre les cultures, les générations ou les rôles familiaux. Ses œuvres ont été projetées dans des festivals tels que DocsBarcelona, DOC NYC, le FIPADOC, Málaga, MakeDox et le Festival international du film de Valdivia (Chili).

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