2026

Jeunes sans limite, de la Guyane à l’Opéra de Paris

José Ramirez Romero, Jules Bonnel

Guyane, France | 2026 | 52’ | Français, sranan tongo | Les Films du Sillage & Opéra national de Paris, France Télévisions

Avant-première mondiale

MAR 6 OcTOBRE • 19H30 

À Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, Samuel Fania accompagne des jeunes issus de quartiers défavorisés à travers sa compagnie, Jeunes Sans Limites. Avec la danse, il leur offre un cadre où grandir et s’épanouir. Lorsque l’Académie de l’Opéra national de Paris les invite à créer un spectacle à l’Opéra Bastille, deux mondes que tout semblait opposer, se rencontrent. Le film raconte ce corps à corps entre la Guyane et Paris à travers la danse. De part et d’autre de l’océan, les corps trouvent dans la danse un langage commun qui interroge l’Histoire, l’héritage et les frontières.

José Ramirez Romero, Jules Bonnel

Jules Bonnel et José Ramirez Romero se rencontrent sur un plateau de tournage. Commence alors une longue collaboration, nourrie par un même désir : filmer le réel, aller à la rencontre des gens et raconter leurs univers singuliers. Leur collaboration en tant que co-auteur s’est construite sur le terrain, à l’écoute des histoires et des corps, souvent là où les récits intimes croisent des espaces de création. Le documentaire devient pour eux un espace de confiance et d’attention. Ils réalisent pour l’Opéra national de Paris plusieurs films courts autour de la danse, du chant lyrique et de ses interprètes. Cette complicité les conduit ensuite à réaliser une série documentaire : L’Opéra en Guyane, une immersion au long cours au cœur d’un projet ambitieux porté par l’une des plus grandes institutions culturelles françaises.

+ PLACE À LA DANSE !

La projection sera suivie d’une performance de la compagnie Jeunes sans limites.

FIFAC 2025 ©karohubert

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Vous n'aurez plus nos morts

La restitution des restes humains coloniaux

réalisé par Marie-Christine Gambart - écrit par Pascal  Blanchard et Bruno Victor Pujebet

Guyane, Polynésie, Nouvelle Calédonie, France | 2026 | 52’ | Français | Cinétévé

Avant-première mondiale

En ouverture Mardi 6 octobre à 21h, en présence de la réalisatrice et de Corinne Toka-Devilliers

MAR 6 OcTOBRE • 21H 

© Cinétévé

À l’heure où les mémoires demandent à être apaisées, les anciennes puissances coloniales ont amorcé un processus de restitution des restes humains conservés dans leurs collections publiques. Depuis le XIXe siècle, des milliers de corps issus des conquêtes coloniales ont été exhibés dans des zoos humains, étudiés par des scientifiques, puis relégués dans des fosses communes, des instituts médicaux ou des réserves muséales. La France, à elle seule, en conserve plus de 100 000. Aujourd’hui, leurs descendants réclament leur retour.

Corinne Toka-Devilliers est l’une des figures de proue de ce combat. En 2018, cette bijoutière guyanaise découvre que son arrière-arrière-grand-mère Moliko fut exhibée dans un zoo humain parisien en 1892, aux côtés de trente-deux autres Kali’na. Six d’entre eux ne reverront jamais leur terre : leurs restes reposent depuis plus de 130 ans dans les réserves du musée de l’Homme. Cette révélation devient le moteur de sa mission : retrouver ces ancêtres, leur rendre leurs noms, obtenir leur retour en Guyane.

Marie-Christine Gambart

Marie-Christine Gambart réalise des documentaires depuis plus de vingt ans après avoir été cheffe monteuse. Elle a signé plusieurs films historiques comme Entre vengeance et justice, la France de l’Épuration ; Les sœurs Nardal, les oubliées de la négritude ; La France catholique face à la Shoah ; des portraits ou films sur le cinéma comme Maillan Poiret Serrault, drôles pour toujours et Dietrich-Garbo, l’Ange et la Divine ; mais aussi de nombreux films sur des thématiques de société. Les trois derniers diffusés par France Télévisions : Éduquons nos fils ; Ennemi intime ; Alcool au féminin, traitent respectivement de la masculinité toxique, de la porno divulgation, de l’alcoolisme féminin. Elle travaille actuellement sur Avant Vichy, les grands patrons et la tentation fasciste.

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Kaugsankamalla: Mientras Vivamos

Soraida Chindoy, Karoline Pelikan

Colombie, Pérou | 2026 | 1h07 | Français 

FICDEH International Human Rights Film Festival 2026 – Colombie

MER 7 OcTOBRE • 15H30 

Ce portrait intime retrace la vie quotidienne et le militantisme de Soraida Chindoy, en suivant son parcours en tant que leader inga qui défend les montagnes sacrées de sa communauté contre une société minière canadienne en Colombie. Concilant son rôle de mère et son engagement communautaire, la vie quotidienne de Soraida, en tant que femme inga et défenseuse du territoire, est marquée par la résilience, le sens des responsabilités et un engagement inébranlable envers son peuple et son territoire. À mesure que les menaces environnementales s’intensifient, ses revendications deviennent plus pressantes — et sa déception vis-à-vis de la communauté internationale plus profonde.

Soraida Chindoy

Soraida Chindoy Buesaquillo est une figure de proue de la lutte contre la déforestation et l’exploitation des ressources naturelles en Amazonie. Elle a participé à des manifestations et à des campagnes visant à préserver les forêts et les cours d’eau de sa région natale, en collaborant avec des organisations internationales pour promouvoir la conservation et le développement durable dans la région.

Karoline Pelikan

Karoline Pelikan est une réalisatrice de documentaires biculturelle. À travers une démarche cinématographique participative, elle travaille avec les communautés pour faire connaître des récits marqués par des risques environnementaux, sociaux et politiques. Ses films ont été projetés lors de festivals et de marchés tels que dok.connect, VdR, le Festival de Lima, PHLAFF et Conecta Chile. Elle a fondé « EmpoderArte – Festival du film sur les droits de l’homme » au Pérou, anime des ateliers de cinéma destinés aux femmes et aux enfants, et crée des opportunités de distribution pour les communautés latino-américaines sous-représentées.

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Tricoté serré crépu

Joseph Hillel

Canada, Haïti | 2026 | 53’ | Français | Qu4tre par Quatre films

Mention spéciale Festival Vues d’Afrique 2026, Montréal (Canada)

MER 7 OcTOBRE • 17H 

Un film éclairant sur l’immigration, l’intégration et les contributions de la communauté haïtienne arrivée au Québec dans les années 1960 et 1970.

L’arrivée de cette communauté, qui constitue à l’époque la plus grande vague d’immigration francophone du Québec, est favorisée par deux événements majeurs : le besoin de compétences engendré par la Révolution tranquille et l’exil forcé causé par la dictature de Duvalier père dès 1957. Aujourd’hui, alors que la diaspora haïtienne compte près de 2,5 millions de personnes dans le monde, le documentaire se concentre sur le cœur de ce récit d’exil et d’intégration : les défis rencontrés par ces migrantes et migrants, les promesses d’une terre d’accueil et la contribution essentielle de ces homme s et femmes au Québec moderne.

Joseph Hillel

Joseph Hillel est né à Port-au-Prince et vit à Montréal. Il écrit, réalise et produit des films documentaires dont Tricoté serré crépu (2026) qui traite de l’immigration haïtienne; Koutkekout (2024) dans lequel des artistes de Port-au-Prince choisissent les arts vivants pour résister; Rêveuses de villes (2018) qui présente quatre grandes architectes, pionnières inspirantes; Ayiti Toma (2013), voyage dans l’histoire foisonnante et la riche culture d’Haïti; Karsh Is History (2009), un portrait du célèbre photographe Yousuf Karsh, et Ordinaire ou Super (2004) sur le travail de l’architecte Mies van der Rohe.

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Fesi Fu Srefi

Claudiõ Draibas

Suriname | 2026 | 50’ | Néerlandais, sranan tongo | The Backlot

Avant-première francophone en présence du réalisateur

MER 7 OcTOBRE • 19H 

La méconnaissance qu’a Claudiõ de sa culture autochtone est brusquement bouleversée lorsqu’il tombe deux fois en transe — une expérience mystique que personne dans sa famille n’a jamais vécue. Déterminé à trouver des réponses, il se lance dans un voyage pour découvrir l’histoire cachée de ses ancêtres.

EP_claudio draibas

Claudiõ Draibas

Claudiõ Draibas, né en 1996 au Suriname, suit actuellement un cursus en gestion de la communication à l’Université des sciences appliquées et de la technologie. En 2022, il a suivi une formation professionnelle en production audiovisuelle (AVP) chez The Backlot, une société de production cinématographique et médiatique. En 2023, il a fait ses débuts professionnels en tant qu’animateur radio chez ABC Radio & TV et s’est imposé comme journaliste et présentateur de télévision. Fort de deux années d’expérience acquises à l’École de journalisme du Suriname, il apporte une approche novatrice et perspicace à la narration. Bien qu’il n’ait aucune expérience préalable dans la réalisation de documentaires, il a été choisi pour diriger ce projet en raison de son engagement sans faille à explorer des récits méconnus et à préserver le patrimoine culturel.

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Mayotte Capécia, vivre et l'écrire

Fabienne Kanor

Martinique, France | 2026 | 52’ | Français | Cinquillo films, Martinique La 1ère, France Télévisions

MER 7 OcTOBRE • 19H30

Dans les années 40, une femme noire qui débarque à Paris sans un sou et sans savoir écrire, et qui en l’espace de quelques années, devient une autrice à succès, c’est nouveau. Voire révolutionnaire. C’est pourquoi il est important de conjuguer ce film au temps présent et de se frotter aux questions qui agitent aujourd’hui les Antilles françaises et la diaspora noire en France. Comment pense-t-on les notions d’identité, d’appartenance et de nationalité française ? Quelles sont les nouvelles Mayotte ? Sont-elles des révolutionnaires ? Le diagnostic impitoyable de Frantz Fanon « Mayotte Capécia rêve d’être une Blanche » est-il dépassé ?

Fabienne Kanor

Née de parents martiniquais, Fabienne Kanor est romancière, réalisatrice, performeuse et professeure de littérature et de cinéma dans le Département d’Études Françaises et Francophones de Penn State University (Pennsylvanie, USA). Couronnée Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministère Français de la Culture, elle a reçu de nombreux prix littéraires.

Au printemps 2024, sa première pièce de théâtre La grande chambre est publiée. Traitant du bumidom, de la traite transatlantique et des migrations africaines contemporaines vers l’Europe, le texte a été mis en scène par la Compagnie La Part du Pauvre au théâtre de la Criée, Marseille. Il a récemment été mis en lecture à la Chapelle du Verbe Incarné et au cloître du Palais des Papes lors de l’édition 2024 du festival d’Avignon.

Composée de fictions courtes et de nombreux documentaires, l’oeuvre cinématographique de Véronique Kanor s’articule également autour des questions de mémoire et des séquelles de l’histoire coloniale dans nos sociétés. En partenariat avec Penn State University, le Musée d’Aquitaine et l’institut des Afriques à Bordeaux, l’artiste développe depuis 2021 Les contes de la cale, une collection de films expérimentaux sur le Passage du Milieu.

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Résurgence

Feguenson Hermogène

Haïti, France | 2026 | 50’ | Créole haïtien | Sanosi Productions, Fastforward, France Télévisions

États généraux du film documentaire 2026 – Lussas (France)

En présence du réalisateur

MER 7 OcTOBRE • 20H15 

J’avais à peine dix ans lorsque j’ai vu mon père, aujourd’hui décédé, agresser ma mère. Au fil du temps, cet événement est devenu un sujet tabou au sein de ma famille. Après avoir passé trois ans à étudier à Cuba, je retourne auprès de ma mère avec l’envie de briser ce silence interdit et de sortir de l’oubli le nom d’un homme à la fois admiré et haï. Il en ressort une histoire familiale, qui se dévoile à travers un dialogue intime entre un fils et sa mère sur la violence des hommes — celle de mon père, celle d’une société — et sur la violence que je crains de trouver également en moi-même.

© Valerie Baeriswyl

Feguenson Hermogène

Né en Haïti, Feguenson Hermogène a étudié la sociologie à l’Université d’État d’Haïti et le cinéma à l’Escuela Internacional de cinema y televisión de Cuba.

En 2016, il a réalisé son premier film La déchirure qui a reçu une mention honorable au « Festival Internacional de Cortometrajes Libélula Dorada de La República Dominicana ». Entre 2022 et 2025, il a réalisé 4 court-métrages La ceiba

de la sombra, En mil pedazos, Nan Ginen et Cuando llegue la noche. Ce dernier a remporté le prix du meilleur court-métrage au festival « Cine Plaza de Cuba, 2023 » et celui du meilleur court-métrage étranger au festival « Mostra de Audiovisuel Universitaire et Indépendant d’Amérique latine (22e MAUAL) » au Brésil en 2023. Feguenson a travaillé sur plusieurs longs-métrages en tant qu’assistant de production, notamment Zombie Child du réalisateur français Bertrand Bonello.

C’est sa 3ème participation au FIFAC.

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An Diw Jwi’ On a la banane sous les tropiques !

Kristine Blonbou

Guadeloupe | 2025 | 7’ | Wally Fall, Jules & Nano, Varan Caraïbe

Sélection officielle, Mention spéciale prix du Documentaire – Festival Nouveaux Regards 2026 – Guadeloupe

MER 7 OcTOBRE • 20H45 

Captations d’un réel de l’insulaire qui jouit de l’avoir au dépend de l’être, comme une ironie du sort…comme enferré dans un processus hamstérisant, où le besoin d’assouvir un désir, passe par l’immédiat. Dans l’espoir de compenser tous les jours-sans ?

Bienvenue « sous les tropiques » ! Là où, les paradoxes du quotidien néo-colonial sont à l’œuvre dans un contexte économique et sanitaire asphyxiant.

Kristine Blonbou

Née dans l’archipel de la Guadeloupe, Kristine Blonbou est une scénariste-réalisatrice autodidacte qui s’est lancée dans l’audiovisuel et le cinéma presque par hasard. Passionnée par ce mode d’expression, elle multiplie les formations en écriture et les expériences de tournage.

Elle réalise son premier court-métrage de fiction, La Planque, dans le cadre du 48 Hours Film Project. S’ensuit un premier court-métrage documentaire : An Diw Jwi’ On a la banane sous les tropiques !. Une voie désormais bel et bien empruntée avec émerveillement.

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Pascal Danaë, des racines à Delgres

Mariette Monpierre

Guadeloupe, France | 2026 | 52’ | Français | Zycopolis Productions, France Télévisions

MER 7 OcTOBRE • 21h

Retour sur le parcours singulier de Pascal Danaë, musicien et fondateur du groupe Delgres, figure majeure d’un blues créole contemporain, engagé et profondément ancré dans l’histoire ultramarine. Sur les routes qui ont façonné son identité, de la Guadeloupe à Argenteuil, de Londres à la Nouvelle-Orléans, chaque lieu devient un chapitre de vie, un espace de mémoire et de création. À Pointe-à-Pitre, l’artiste évoque le départ de son père vers l’Hexagone, une absence fondatrice qui marquera durablement son histoire familiale.

Mariette Monpierre

Née en Guadeloupe et élevée à Paris, Mariette Monpierre est autrice-réalisatrice. Diplômée de l’Université Paris-Sorbonne, elle poursuit ses études aux États-Unis avant de s’installer à New York. Après une expérience comme productrice chez BBDO, elle se lance dans la réalisation en 1993, entre publicité, clips, documentaires et fiction. En 2002, son court-métrage Rendez-vous est nominé au prix Djibril Diop Mambety et sélectionné dans plusieurs festivals internationaux. En 2003, elle reçoit le prix du Meilleur Documentaire pour Sweet Micky for President?. En 2011, elle réalise Le Bonheur d’Elza, devenant la première femme guadeloupéenne à réaliser un long-métrage de fiction tourné en Guadeloupe. Le film reçoit plusieurs récompenses internationales, dont un BAFTA Festival Choice Award. Elle poursuit aujourd’hui son travail entre fiction et documentaire, notamment avec Mario Canonge, une vie de musique(s) et la série Manmzel New York, diffusée sur France Télévisions en 2024.

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Relicto

Guillermo Quintero

Colombie, France | 2026 | 1h37 | Espagnol | Stank films

Mention spéciale du jury – Festival Cinélatino 2026 -Toulouse (France)

Prix Clarens du documentaire humaniste – Festival cinéma du Réel 2026 – Paris (France)

En présence du réalisateur

MER 7 OcTOBRE • 21H35

Quelque part au nord de l’Amazonie colombienne se trouve l’indien Sixto Muñoz, également connu comme le « dernier indien tinigua ». Les habitants de la Macarena, région où il a vécu depuis 1970, racontent qu’il y a environ quatre ans il a décidé de quitter sa maison au bord de la lagune pour réaliser son dernier voyage dans la forêt. Dans une expédition le long du fleuve Guayabero, depuis la Macarena jusqu’au Guaviare, je suis sa trace avec l’espoir de le rencontrer avant sa mort.

Guillermo Quintero

Producteur et réalisateur franco-colombien. Guillermo Quintero a étudié la biologie à l’Université nationale de Colombie et la philosophie à l’Université de la Sorbonne. Son œuvre explore les traces de la vie, la mémoire qui y est inscrite et la possibilité d’en retracer l’image à travers le langage cinématographique. Il a réalisé une trilogie composée de trois longs-métrages – Homo Botanicus (2018), Río Rojo(2023) et Relicto (2026) — présentés dans des festivals tels que Cinéma du Réel, Dok-Leipzig et le Festival du film de Turin. En tant que producteur, il a travaillé sur les longs-métrages Transfariana (2023), de Joris Lachaise, en compétition au FIFAC 2024, et En tierra (2025), de Simón Uribe, présentés à la Berlinale et à l’IDFA.

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