2026

Quand l'or devient poison

Franck Chassagnon

Guyane, France | 2026 | 52’ | Français | 5° Nord Productions, AVM, Canal +

Avant-première en présence du réalisateur

VEN 9 OcTOBRE • 22H 

En Guyane française, sur les rives du fleuve Maroni, les Amérindiens wayana voient leur mode de vie ancestral menacé par la prolifération de l’orpaillage illégal. Malgré les opérations militaires et les engagements de l’État, les « Garimpeiros », orpailleurs clandestins, continuent d’exploiter l’or dans la forêt amazonienne, sur les rives du fleuve Maroni, contaminant les eaux au mercure et détruisant l’environnement.

Ce documentaire propose une immersion dans ce territoire reculé à travers le regard de Michel Aloïké, chef coutumier du village de Taluen. Nous suivons la vie quotidienne des habitants, les opérations des forces armées, les analyses des scientifiques, les réunions diplomatiques, et les combats juridiques engagés contre l’État français.

EP_Franck Chassagnon

Franck Chassagnon

Franck Chassagon travaille depuis plus de 30 ans dans l’audiovisuel, de la télévision locale aux médias nationaux. Journaliste de terrain, responsable éditorial, rédacteur en chef ou encore fonctions de direction, il a exploré les différents aspects du métier.

Depuis quatre ans, il a choisi de revenir au terrain car y trouve le cœur du métier de journaliste, au plus près des personnes et des histoires qu’il aime raconter. Installé au sein de l’Atelier Vidéo Multimédia de Saint-Laurent du Maroni, cette nouvelle aventure s’inscrit naturellement dans la continuité de son parcours. Elle lui permet d’explorer des univers variés, de prendre le temps de comprendre les sujets et surtout de donner la parole à celles et ceux que l’on entend parfois trop peu.

Après trois décennies dans l’audiovisuel, il reste animé par la même curiosité : celle des autres, des parcours de vie et de toutes ces histoires qui méritent d’être racontées. C’est ce qui continue de nourrir sa passion du journalisme et son regard sur les territoires et leurs réalités. 

DANS LA MÊME CATÉGORIE

La Retaguardia

Olivier Côté, Jean-François Bouchard

Cuba, Canada | 2025 | 21’33 | Espagnol | La distributrice

Compétition courts métrages documentaires – FIFIG – Festival International du Film Insulaire de Groix 2026 –  Île de Groix (France)

VEN 9 OcTOBRE • 15H15 

Quatre jeunes artistes cubains ont choisi de rester à Cuba alors que l’île traverse aujourd’hui ce qui est devenu sa plus grave crise migratoire. La Retaguardia dresse un portrait intime de ceux qui restent sur place, perdent des êtres chers et forgent l’identité d’une génération menacée de disparition.

Jean-François Bouchard

Jean-François Bouchard travaille dans le domaine des arts visuels photographiques depuis 2003, en s’intéressant particulièrement aux groupes marginalisés et incompris de la société occidentale. Son œuvre a été exposée dans des galeries, des musées et lors de festivals à travers le Canada, les États-Unis et la France. Ses photographies ont été publiées dans des revues telles que The Washington Post, Stern Magazine et Wired. Son prochain ouvrage, The New Cubans, fera l’objet d’une exposition internationale. The Rear Guard marque ses débuts en tant que réalisateur de documentaires.

 

https://www.jfbouchard.com/about

Olivier Côté

Olivier Côté est un réalisateur et scénariste qui a grandi entre Montréal et Porto Rico. Ses précédents courts-métrages, Strike (2021) et Kings (2023) ont été salués dans des festivals du monde entier (Palm Springs, Rhode Island, Interfilm-Berlin, Regard, etc.). Il prône un cinéma intimiste comme moyen de mieux interroger les tendances sociales. La Retaguardia marque ses débuts en tant que réalisateur de documentaires.

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Capim

Júlia Munhoz, Caio Pimenta

Brésil | 2025 | 17’ | Portugais brésilien | Bárbara Varela, Paralelo 15 Filmes

Avant-première francophone

VEN 9 OcTOBRE • 15H15

Chassés par avion dans les années 1960, les Xavante de Marãiwatsédé reviennent sur leur territoire pour ne retrouver que des pâturages là où s’étendait autrefois une forêt dense. Là où se trouvait autrefois une forêt sacrée, il ne reste plus aujourd’hui que l’«herbe» de l’invasion.

Ce documentaire explore le dilemme d’une communauté qui, pour ne pas mourir de faim, est contrainte d’élever le bétail de ses anciens ennemis, jonglant entre la préservation de son identité autochtone et les lois impitoyables de la survie économique.

Júlia Munhoz

Júlia Munhoz est journaliste et réalisatrice, titulaire d’un master en études interdisciplinaires de la culture (UFMT). Elle exerce depuis 17 ans en tant que journaliste et chercheuse. Capim marque ses débuts dans le domaine audiovisuel et est le fruit de ses propres recherches. Le film a été sélectionné dans le cadre d’un appel à projets lancé par le Secrétariat d’État à la Culture du Mato Grosso et fait actuellement le tour des festivals.

Caio Pimenta

Caio Pimenta est réalisateur depuis 13 ans et possède une expérience dans la publicité et le cinéma indépendant. Il intervient principalement dans le montage, la post-production et la direction de la photographie, avec des travaux dans le domaine des documentaires, des web-séries et des clips vidéo, tels que Entre Serras e Rios (2025), Terra de Mulheres (2024), Guardiões da Floresta (2020) et Paracusia (2020). Capim marque sa première co-réalisation et le film circule actuellement dans le circuit des festivals.

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L'eau qui dort

Juliette Gaudin

Guyane, France | 2025 | 24’53 | Français, sranan tongo | La Femis

Avant-première mondiale

VEN 9 OcTOBRE • 15H15 

Dans les photographies laissées par mon père, journaliste, un regard colonial persiste. À Maripasoula, Lucille, infirmière, tente de réinventer ses gestes de soins tout en naviguant entre les rapports de force qu’ils véhiculent. Au bord de l’eau, mémoire et pouvoir s’entremêlent.

Juliette Gaudin

Après avoir obtenu un master en réalisation de films documentaires, Juliette Gaudin a intégré en 2021 le département de cinématographie de La Fémis et travaille désormais principalement en tant que directrice de la photographie.

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227 Lunas

Brenda Taubin

Argentine, Guyane, France | 2025 | 1h20 | Espagnol, français | Aldabra Films

En présence de la productrice

VEN 9 OcTOBRE • 17H 

Que se passe-t-il lorsque vos rêves deviennent réalité ? 227 Lunas met en scène la collaboration inattendue entre Alejandro, un Argentin de cinquante ans vivant dans la banlieue de Buenos Aires, artiste plasticien amateur passionné par l’exploration spatiale, et le lancement, en Guyane française, d’une fusée destinée à observer les lunes de Jupiter, sous la direction de l’Agence spatiale européenne. Un voyage entre l’humanité intime et l’espace infini…

Brenda Taubin

Brenda Taubin est diplômée en conception d’images et de sons de la faculté d’architecture, de design et d’urbanisme de l’université de Buenos Aires et de l’école d’art dramatique de Buenos Aires (EDBA). En tant que cinéaste, elle a réalisé le court documentaire What’s defines me (2016) présenté au Jerusalem Film Festival.

Elle a également réalisé pour la télévision deux épisodes de Salimos a la cancha, les courts-métrages Cantando Victorias et Yoarbitra produits par Salamanca Cine qui ont été diffusés sur Construir TV et DeporTV. Elle a réalisé pour Canal Encuentro les programmes Ciclo de Ciney literatura pour UNNOBA. Son premier long-métrage documentaire Telma, el Cine y el Soldado a participé en tant que projet à Ventana Sur 2018, où il a été lauréat de l’incubateur de documentaires. Il a également fait partie du Marché du Film au Festival de Cannes, du Marché du Festival du Film de Malaga (où il a remporté le prix du meilleur projet) et de la session de pitching à l’IDFA Industry 2019. 

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Entre deux rives

Chloé Bebronne

Guyane, France | 2026 | 1h29 | Français, teko, wayana | Kanopé Films, Sanosi Productions, France Télévisions

En présence de la réalisatrice

VEN 9 OcTOBRE • 20H15

Jean-Marc navigue sur les fleuves de l’est de la Guyane française. Kulilu dirige un village isolé sur le Haut-Maroni. Tim vagabonde le long de la côte. Waté, 16 ans, se prépare à ses examens de fin d’études à Cayenne. Ils forment une famille, mais ils n’ont jamais vraiment vécu ensemble. Entre deux rives suit la famille Cachine, composée de Teko et de Wayana de Guyane, à travers leurs parcours séparés, leurs silences et leurs tentatives pour renouer des liens. Un film sur la transmission, la distance et les liens qui résistent contre toute attente.

Chloé Bebronne

Chloé Bebronne est une réalisatrice basée en Guyane dont le travail donne à voir des vies rarement représentées à l’écran. Son cinéma part d’une conviction simple : l’intime est toujours politique. Elle cherche dans ce qui touche profondément une résonance universelle.

Elle entre dans le monde du cinéma en 2014 par la technique, accumulant des expériences dans des domaines variés (production, casting, direction de figuration, scripte) avant d’oser franchir le pas de la réalisation en 2020. Elle devient alors associée de Kanopé Films et enchaîne les projets. Sa série documentaire SAS est passé (3 × 26 min, 2023), diffusée sur Guyane la 1ère et France Télévisions, lui vaut la Mention Spéciale Canal+ à la Toile des Palmistes 2023 et le Prix du Public au FIFAC 2024.

Entre deux rives est sa deuxième série documentaire. Un projet au long cours, nourri de plusieurs années d’immersion auprès de la famille Cachine, entre Camopi, Antécume-Pata et le littoral guyanais. Un film sur une famille amérindienne éclatée, sur ce qui se transmet et sur ce qui résiste, même de loin. 

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Shatta, une génération, deux notes

Léa Mormin-Chauvac, Malo Delarue

Martinique, France | 2026 | 52’ | Créole, français | Une prod à soi, France Télévisions

VEN 9 OcTOBRE • 19H30

Dans les années 1990, l’essor de la musique dancehall a coïncidé avec une recrudescence de la violence en Martinique. Les artistes y dépeignaient la vie dans la rue et ses excès, exhortant les jeunes à s’en tenir à l’écart. Au début des années 2010, les jeunes Martiniquais se sont réapproprié ce style, en lui insufflant une ambiance plus festive : le shatta était né.

C’est aujourd’hui l’un des genres musicaux les plus populaires dans l’ensemble des Caraïbes et au-delà. On l’appelait au départ « deux-notes », en référence à ses mélodies simples mais très efficaces. Porté par des lignes de basse puissantes et des paroles entraînantes, souvent crues, il exprime le besoin de légèreté d’une jeunesse aux prises avec des problèmes de société persistants. Mais derrière ces paroles festives, le shatta se livre également à une critique sociale, à l’instar de son prédécesseur, le dancehall, note Jahlys, l’une des figures clés de cette nouvelle scène martiniquaise.

 

Léa Mormin-Chauvac

Entre la Martinique et l’Hexagone, Léa Mormin-Chauvac travaille principalement sur les féminismes, les luttes anticoloniales et leur mémoire. Elle est co-auteure d’un documentaire de 52 mn sur Paulette Nardal (France 5/2023) et a signé en 2024 Les Soeurs Nardal, à l’avant-garde de la cause noire publié aux éditions Autrement. Après Shatta, une génération, deux notes, elle a co-écrit en 2026 L’Affaire Aliker pour FTV. 

Malo Delarue

Journaliste et COPV, Malo Delarue réalise des reportages et documentaires pour les médias français. Science, culture et société sont ses thématiques de prédilection.

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Guyane Rhapsodie avec Yann Cléry

Margherita Caron

Guyane, France | 2026 | 1h | Français | Drôle de Trame, France Télévisions

Avant-première mondiale en présence de la réalisatrice, de Yann Cléry et Elie Stephenson

VEN 9 OcTOBRE • 19H

Guyane Rhapsodie avec Yann Cléry est un un road movie musical à bord de la fusée Yann Cléry : flûtiste, chanteur et compositeur guyanais. Le musicien revient à sa terre natale, en Guyane, pour une tournée de spectacles accompagné du poète Élie Stephenson. Au fil du voyage, des rencontres et de la relation qui se tisse entre eux, Yann est pris dans un flux de réminiscences. Sur la route, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans le pays, il remonte le fil de sa vie et de son inspiration profonde.

Margherita Caron

Née en 1977 aux Lilas dans une famille franco-italienne, Margherita Caron passe son adolescence à Rome où elle obtient un Baccalauréat en lettres classiques. De retour à Paris, elle entre aux Beaux-Arts de Paris (ENSBA) où elle réalise ses premiers films. Son Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques (DNSAP) en poche, elle entre à l’Atelier scénario de la Fémis et se forme sur le tas comme assistante à la réalisation (Jacques Rivette, Claire Denis, etc…). Depuis, elle écrit et réalise plusieurs films documentaires et de fiction diffusés à la télévision ou en festivals. En parallèle, elle élargit sa pratique professionnelle comme scénariste et productrice pour Radio France.

YANN-SOLO ©CYRIL GABBERO

+ En clôture du festival
CONCERT : YANN SOLO 
Samedi 10 octobre à 22h30 – Terrasse du CIAP

Yann Cléry, flûtiste et chanteur guyanais sera en concert avec son projet YANN SOLO (afro punk electro groove caribéen) pour clôturer cette 8 édition du FIFAC !

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Recomposée

Nadia Louis-Desmarchais

Canada | 2025 | 1h28  | Français canadien |  Paola Arrigada-Nunez

Prix du public et prix du jury étudiants – Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM) 2025 – Canada

VEN 9 OcTOBRE • 20H30 

Adoptée par une famille blanche au Québec, une jeune cinéaste métisse entreprend une quête bouleversante pour faire la paix avec l’abandon de sa mère haïtienne, décédée avant qu’elles n’aient pu se retrouver. Hantée par des questions sans réponses et un profond sentiment de perte, elle se tourne vers les vidéos familiales, les récits personnels d’autres femmes métisses et les témoignages des membres de sa famille pour retrouver les vérités enfouies dans les non-dits.

En tissant les contours de la complexité de l’aliénation identitaire, la réalisatrice nous dévoile une histoire à plusieurs couches, où l’amour se mêle parfois à la violence et au non-dit. Recomposée interroge la mémoire, le racisme et la trace invisible que laisse un abandon. Émerge alors une exploration poétique où la mémoire devient résistance, où parfois le silence parle plus fort que les mots et où l’abandon laisse une marque qui perdure.

Nadia Louis-Desmarchais

Nadia Louis-Desmarchais est une cinéaste afroféministe primée dont l’œuvre, à la fois intime et politique, donne la parole à des récits marginalisés. Elle a réalisé plusieurs courts-métrages de fiction et documentaires acclamés par la critique. Réalisatrice de la série web The Meteorites, qui a remporté un prix Gémeaux pour la production s’étant le plus distinguée à l’international, elle vient de terminer son premier long-métrage documentaire, Recomposée.

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El Río de los Espíritus

Colectivo Tawna (Sani Montahuano, Boloh Miranda) & Nase Lino Sumpinanch

Équateur | 2025 | 1h | Espagnol, sapara, kichwa | Colectivo Tawna

Festival Vision du Réel 2026 – Nyon (Suisse)

Sélection officielle Amazonia FIDOC 2026 – Belém (Brésil)

SAM 10 OcTOBRE • 14H 

À bord d’un canoë solaire, Luciano parcourt le territoire de son peuple dans l’Amazonie équatorienne. Son territoire est menacé par une « route fantôme » et les divisions qu’elle engendre. Face à cette situation, Luciano rêve et navigue, invoquant les esprits de la rivière, et va à la rencontre de son peuple pour lui proposer de nouvelles formes de résistance.

TAWNA

TAWNA est un collectif artistique anticolonial formé d’activistes, d’artistes, de cinéastes et de dissidents issus des nations Sapara, Kichwa et métisses, unis par une mission commune : documenter et lutter contre les menaces extractivistes qui pèsent sur les communautés amazoniennes. Fondé en 2017, le collectif puise son inspiration dans la jungle elle-même et s’attache à renforcer l’héritage culturel des territoires amazoniens de l’Équateur à travers des récits visuels, des films et des photographies sur l’Amazonie. Le nom TAWNA symbolise un outil qui propulse la pirogue sur les rivières, reflétant ainsi sa volonté de relier, d’unir et de tisser des liens entre les communautés et les territoires.

le mondiale. Parmi les temps forts de sa carrière, on peut citer ses documentaires consacrés à la gentrification de Harlem, au parcours des Haïtiens à Guantánamo Bay et aux expériences agricoles menées au Guatemala.

Rachelle Salnave a été boursière du programme de scénaristes du Sundance Institute (2015) et a reçu le prix Beacon of Hope and Achievement (Phare d’espoir et de réussite) décerné par le consulat de la République d’Haïti. Son deuxième long-métrage documentaire, La belle vie : the good life, a été nominé aux Emmy Awards en 2016. Distinguée en 2017 du titre de « Knight Arts Champion » pour son engagement, elle a également fondé Ayiti Images et Black Lounge Films.

Ancienne directrice générale de l’Artists Institute en Haïti, Rachelle a développé une campagne de défense de l’art à l’échelle internationale en s’appuyant sur son documentaire Art: by any means necessary pour mettre en lumière les difficultés rencontrées par les artistes en Haïti, en Guadeloupe et à Miami. Elle continue d’utiliser ce film pour susciter des débats mondiaux sur la préservation des espaces artistiques et l’autonomie culturelle.

Double citoyen est son troisième long-métrage documentaire.

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