vendredi 9 octobre 2026

227 Lunas

Brenda Taubin

Argentine, Guyane, France | 2025 | 1h20 | Espagnol, français | Aldabra Films

VEN 9 OcTOBRE • 17H 

Que se passe-t-il lorsque vos rêves deviennent réalité ? 227 Lunas met en scène la collaboration inattendue entre Alejandro, un Argentin de cinquante ans vivant dans la banlieue de Buenos Aires, artiste plasticien amateur passionné par l’exploration spatiale, et le lancement, en Guyane française, d’une fusée destinée à observer les lunes de Jupiter, sous la direction de l’Agence spatiale européenne. Un voyage entre l’humanité intime et l’espace infini…

Brenda Taubin

Brenda Taubin est diplômée en conception d’images et de sons de la faculté d’architecture, de design et d’urbanisme de l’université de Buenos Aires et de l’école d’art dramatique de Buenos Aires (EDBA). En tant que cinéaste, elle a réalisé le court documentaire What’s defines me (2016) présenté au Jerusalem Film Festival.

Elle a également réalisé pour la télévision deux épisodes de Salimos a la cancha, les courts-métrages Cantando Victorias et Yoarbitra produits par Salamanca Cine qui ont été diffusés sur Construir TV et DeporTV. Elle a réalisé pour Canal Encuentro les programmes Ciclo de Ciney literatura pour UNNOBA. Son premier long-métrage documentaire Telma, el Cine y el Soldado a participé en tant que projet à Ventana Sur 2018, où il a été lauréat de l’incubateur de documentaires. Il a également fait partie du Marché du Film au Festival de Cannes, du Marché du Festival du Film de Malaga (où il a remporté le prix du meilleur projet) et de la session de pitching à l’IDFA Industry 2019. 

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Quand l'or devient poison

Franck Chassagnon

Guyane, France | 2026 | 52’ | Français | 5° Nord Productions, France Télévisions

Avant-première en présence du réalisateur

VEN 9 OcTOBRE • 21H30 

En Guyane française, sur les rives du fleuve Maroni, les Amérindiens wayana voient leur mode de vie ancestral menacé par la prolifération de l’orpaillage illégal. Malgré les opérations militaires et les engagements de l’État, les « Garimpeiros », orpailleurs clandestins, continuent d’exploiter l’or dans la forêt amazonienne, sur les rives du fleuve Maroni, contaminant les eaux au mercure et détruisant l’environnement.

Ce documentaire propose une immersion dans ce territoire reculé à travers le regard de Michel Aloïké, chef coutumier du village de Taluen. Nous suivons la vie quotidienne des habitants, les opérations des forces armées, les analyses des scientifiques, les réunions diplomatiques, et les combats juridiques engagés contre l’État français.

Franck Chassagnon

Franck Chassagon travaille depuis plus de 30 ans dans l’audiovisuel, de la télévision locale aux médias nationaux. Journaliste de terrain, responsable éditorial, rédacteur en chef ou encore fonctions de direction, il a exploré les différents aspects du métier.

Depuis quatre ans, il a choisi de revenir au terrain car y trouve le cœur du métier de journaliste, au plus près des personnes et des histoires qu’il aime raconter. Installé au sein de l’Atelier Vidéo Multimédia de Saint-Laurent du Maroni, cette nouvelle aventure s’inscrit naturellement dans la continuité de son parcours. Elle lui permet d’explorer des univers variés, de prendre le temps de comprendre les sujets et surtout de donner la parole à celles et ceux que l’on entend parfois trop peu.

Après trois décennies dans l’audiovisuel, il reste animé par la même curiosité : celle des autres, des parcours de vie et de toutes ces histoires qui méritent d’être racontées. C’est ce qui continue de nourrir sa passion du journalisme et son regard sur les territoires et leurs réalités. 

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Entre deux rives

Chloé Bebronne

Guyane, France | 2026 | 1h29 | Français, teko, wayana | Kanopé Films, Sanosi Productions, France Télévisions

VEN 9 OcTOBRE • 19H 

Jean-Marc navigue sur les fleuves de l’est de la Guyane française. Kulilu dirige un village isolé sur le Haut-Maroni. Tim vagabonde le long de la côte. Waté, 16 ans, se prépare à ses examens de fin d’études à Cayenne. Ils forment une famille, mais ils n’ont jamais vraiment vécu ensemble. Entre deux rives suit la famille Cachine, composée de Teko et de Wayana de Guyane, à travers leurs parcours séparés, leurs silences et leurs tentatives pour renouer des liens. Un film sur la transmission, la distance et les liens qui résistent contre toute attente.

Chloé Bebronne

Chloé Bebronne est une réalisatrice basée en Guyane dont le travail donne à voir des vies rarement représentées à l’écran. Son cinéma part d’une conviction simple : l’intime est toujours politique. Elle cherche dans ce qui touche profondément une résonance universelle.

Elle entre dans le monde du cinéma en 2014 par la technique, accumulant des expériences dans des domaines variés (production, casting, direction de figuration, scripte) avant d’oser franchir le pas de la réalisation en 2020. Elle devient alors associée de Kanopé Films et enchaîne les projets. Sa série documentaire SAS est passé (3 × 26 min, 2023), diffusée sur Guyane la 1ère et France Télévisions, lui vaut la Mention Spéciale Canal+ à la Toile des Palmistes 2023 et le Prix du Public au FIFAC 2024.

Entre deux rives est sa deuxième série documentaire. Un projet au long cours, nourri de plusieurs années d’immersion auprès de la famille Cachine, entre Camopi, Antécume-Pata et le littoral guyanais. Un film sur une famille amérindienne éclatée, sur ce qui se transmet et sur ce qui résiste, même de loin. 

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Beach Inna Bondage: The Fight for Jamaica's Coastline

Emiel Martens, Elsie Vermeer

Jamaïque, Pays-Bas | 2026 | 30’ | Anglais (Jamaïque) | Caribbean Creativity

Avant-première francophone

VEN 9 OcTOBRE • 15H15

Beach Inna Bondage est un court-métrage documentaire réalisé par Emiel Martens et Elsie Vermeer, un duo de cinéastes néerlandais basé à Kingston, en collaboration avec le Jamaica Beach Birthright Environmental Movement (JaBBEM) et Keznamdi, artiste de reggae jamaïcain lauréat d’un Grammy, qui explore la lutte croissante pour l’accès aux plages en Jamaïque.

Depuis les années 1950, l’accès public aux plages de l’île n’a cessé de diminuer, laissant moins de 1 % du littoral accessible au public jamaïcain. Au fil des décennies, la plupart des plages jamaïcaines ont été accaparées par des intérêts privés et touristiques, et depuis les années 2000 en particulier, les projets hôteliers à grande échelle ont restreint l’accès aux plages pour les Jamaïcains.

Emiel Martens

Emiel Martens est un chercheur et praticien néerlandais du cinéma, basé à Kingston, qui s’intéresse aux liens entre le cinéma, le tourisme et l’empire en Jamaïque et dans l’ensemble des Caraïbes. Il est maître de conférences en études cinématographiques postcoloniales à l’Université d’Amsterdam et occupe actuellement un poste de chercheur invité à l’université des Antilles à Kingston, en Jamaïque, où il travaille sur la série documentaire Film Location Jamaica et le court-métrage documentaire Beach Inna Bondage: The Fight for Jamaica’s Coastline. Martens est également le directeur fondateur de Caribbean Creativity, une association à but non lucratif dédiée à la production, à la programmation et à la promotion du cinéma caribéen en Jamaïque et aux Pays-Bas, ainsi que le producteur (d’impact) de divers films primés, tels que Welcome to the Smiling Coast, Gifts from Babylon et The Sinking Fringe. Beach Inna Bondage marque ses débuts en tant que réalisateur.

Elsie Vermeer

Elsie Vermeer est une réalisatrice de documentaires et journaliste néerlandaise basée à Kingston, formée à l’anthropologie visuelle. Elle travaille actuellement comme créatrice de contenu pour la chaîne publique néerlandaise Human, tout en développant des projets cinématographiques indépendants. Son travail indépendant vise à mettre en lumière les inégalités sociales, en collaborant étroitement avec ses protagonistes pour raconter leurs histoires avec sensibilité et respect. Par exemple, dans son dernier court-métrage, Who Cares, elle explore les raisons pour lesquelles les immigrés sans papiers à Amsterdam ne bénéficient souvent pas des soins de santé de base auxquels ils ont droit.

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Capim

Júlia Munhoz, Caio Pimenta

Brésil | 2025 | 17’ | Portugais brésilien | Bárbara Varela, Paralelo 15 Filmes

Avant-première francophone

VEN 9 OcTOBRE • 15H15

Chassés par avion dans les années 1960, les Xavante de Marãiwatsédé reviennent sur leur territoire pour ne retrouver que des pâturages là où s’étendait autrefois une forêt dense. Là où se trouvait autrefois une forêt sacrée, il ne reste plus aujourd’hui que l’«herbe» de l’invasion.

Ce documentaire explore le dilemme d’une communauté qui, pour ne pas mourir de faim, est contrainte d’élever le bétail de ses anciens ennemis, jonglant entre la préservation de son identité autochtone et les lois impitoyables de la survie économique.

Júlia Munhoz

Júlia Munhoz est journaliste et réalisatrice, titulaire d’un master en études interdisciplinaires de la culture (UFMT). Elle exerce depuis 17 ans en tant que journaliste et chercheuse. Capim marque ses débuts dans le domaine audiovisuel et est le fruit de ses propres recherches. Le film a été sélectionné dans le cadre d’un appel à projets lancé par le Secrétariat d’État à la Culture du Mato Grosso et fait actuellement le tour des festivals.

Caio Pimenta

Caio Pimenta est réalisateur depuis 13 ans et possède une expérience dans la publicité et le cinéma indépendant. Il intervient principalement dans le montage, la post-production et la direction de la photographie, avec des travaux dans le domaine des documentaires, des web-séries et des clips vidéo, tels que Entre Serras e Rios (2025), Terra de Mulheres (2024), Guardiões da Floresta (2020) et Paracusia (2020). Capim marque sa première co-réalisation et le film circule actuellement dans le circuit des festivals.

DANS LA MÊME CATÉGORIE

La Retaguardia

Olivier Côté, Jean-François Bouchard

Cuba, Canada | 2025 | 21’33 | Espagnol | La distributrice

Compétition courts métrages documentaires – FIFIG – Festival International du Film Insulaire de Groix 2026 –  Île de Groix (France)

VEN 9 OcTOBRE • 15H15 

Quatre jeunes artistes cubains ont choisi de rester à Cuba alors que l’île traverse aujourd’hui ce qui est devenu sa plus grave crise migratoire. La Retaguardia dresse un portrait intime de ceux qui restent sur place, perdent des êtres chers et forgent l’identité d’une génération menacée de disparition.

Jean-François Bouchard

Jean-François Bouchard travaille dans le domaine des arts visuels photographiques depuis 2003, en s’intéressant particulièrement aux groupes marginalisés et incompris de la société occidentale. Son œuvre a été exposée dans des galeries, des musées et lors de festivals à travers le Canada, les États-Unis et la France. Ses photographies ont été publiées dans des revues telles que The Washington Post, Stern Magazine et Wired. Son prochain ouvrage, The New Cubans, fera l’objet d’une exposition internationale. The Rear Guard marque ses débuts en tant que réalisateur de documentaires.

 

https://www.jfbouchard.com/about

Olivier Côté

Olivier Côté est un réalisateur et scénariste qui a grandi entre Montréal et Porto Rico. Ses précédents courts-métrages, Strike (2021) et Kings (2023) ont été salués dans des festivals du monde entier (Palm Springs, Rhode Island, Interfilm-Berlin, Regard, etc.). Il prône un cinéma intimiste comme moyen de mieux interroger les tendances sociales. La Retaguardia marque ses débuts en tant que réalisateur de documentaires.

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Résurgence

Feguenson Hermogène

Haïti, France | 2026 | 50’ | Créole haïtien | Sanosi Productions

États généraux du film documentaire 2026 – Lussas (France)

En présence du réalisateur

VEN 9 OcTOBRE • 20H30 

J’avais à peine dix ans lorsque j’ai vu mon père, aujourd’hui décédé, agresser ma mère. Au fil du temps, cet événement est devenu un sujet tabou au sein de ma famille. Après avoir passé trois ans à étudier à Cuba, je retourne auprès de ma mère avec l’envie de briser ce silence interdit et de sortir de l’oubli le nom d’un homme à la fois admiré et haï. Il en ressort une histoire familiale, qui se dévoile à travers un dialogue intime entre un fils et sa mère sur la violence des hommes — celle de mon père, celle d’une société — et sur la violence que je crains de trouver également en moi-même.

© Valerie Baeriswyl

Feguenson Hermogène

Né en Haïti, Feguenson Hermogène a étudié la sociologie à l’Université d’État d’Haïti et le cinéma à l’Escuela Internacional de cinema y televisión de Cuba.

En 2016, il a réalisé son premier film La déchirure qui a reçu une mention honorable au « Festival Internacional de Cortometrajes Libélula Dorada de La República Dominicana ». Entre 2022 et 2025, il a réalisé 4 court-métrages La ceiba

de la sombra, En mil pedazos, Nan Ginen et Cuando llegue la noche. Ce dernier a remporté le prix du meilleur court-métrage au festival « Cine Plaza de Cuba, 2023 » et celui du meilleur court-métrage étranger au festival « Mostra de Audiovisuel Universitaire et Indépendant d’Amérique latine (22e MAUAL) » au Brésil en 2023. Feguenson a travaillé sur plusieurs longs-métrages en tant qu’assistant de production, notamment Zombie Child du réalisateur français Bertrand Bonello.

C’est sa 3ème participation au FIFAC.

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Shatta, une génération, deux notes

Léa Mormin-Chauvac, Malo Delarue

Martinique, France | 2026 | 52’ | Créole, français | Une prod à soi, France Télévisions

VEN 9 OcTOBRE • 19H30

Dans les années 1990, l’essor de la musique dancehall a coïncidé avec une recrudescence de la violence en Martinique. Les artistes y dépeignaient la vie dans la rue et ses excès, exhortant les jeunes à s’en tenir à l’écart. Au début des années 2010, les jeunes Martiniquais se sont réapproprié ce style, en lui insufflant une ambiance plus festive : le shatta était né.

C’est aujourd’hui l’un des genres musicaux les plus populaires dans l’ensemble des Caraïbes et au-delà. On l’appelait au départ « deux-notes », en référence à ses mélodies simples mais très efficaces. Porté par des lignes de basse puissantes et des paroles entraînantes, souvent crues, il exprime le besoin de légèreté d’une jeunesse aux prises avec des problèmes de société persistants. Mais derrière ces paroles festives, le shatta se livre également à une critique sociale, à l’instar de son prédécesseur, le dancehall, note Jahlys, l’une des figures clés de cette nouvelle scène martiniquaise.

 

Léa Mormin-Chauvac

Entre la Martinique et l’Hexagone, Léa Mormin-Chauvac travaille principalement sur les féminismes, les luttes anticoloniales et leur mémoire. Elle est co-auteure d’un documentaire de 52 mn sur Paulette Nardal (France 5/2023) et a signé en 2024 Les Soeurs Nardal, à l’avant-garde de la cause noire publié aux éditions Autrement. Après Shatta, une génération, deux notes, elle a co-écrit en 2026 L’Affaire Aliker pour FTV. 

Malo Delarue

Journaliste et COPV, Malo Delarue réalise des reportages et documentaires pour les médias français. Science, culture et société sont ses thématiques de prédilection.

DANS LA MÊME CATÉGORIE

L'eau qui dort

Juliette Gaudin

Guyane, France | 2025 | 24’53 | Français, sranan tongo | La Femis

Avant-première mondiale

VEN 9 OcTOBRE • 15H15 

Dans les photographies laissées par mon père, journaliste, un regard colonial persiste. À Maripasoula, Lucille, infirmière, tente de réinventer ses gestes de soins tout en naviguant entre les rapports de force qu’ils véhiculent. Au bord de l’eau, mémoire et pouvoir s’entremêlent.

Juliette Gaudin

Après avoir obtenu un master en réalisation de films documentaires, Juliette Gaudin a intégré en 2021 le département de cinématographie de La Fémis et travaille désormais principalement en tant que directrice de la photographie.

DANS LA MÊME CATÉGORIE

Previous Next
Close
Test Caption
Test Description goes like this
favicon-fifac

ABONNEMENT À NOTRE NEWSLETTER

Pour rester informé de l'actualité du FIFAC,
merci de remplir le formulaire ci dessous :