LUC DE SAINT-SERNIN,  LES OUTRE-MER A L’HEURE DU DOCUMENTAIRE 

Interview Luc de Saint-Sernin pour le FIFAC

LUC DE SAINT-SERNIN,  LES OUTRE-MER A L’HEURE DU DOCUMENTAIRE 

Du 6 au 10 octobre se tiendra la 2ème édition du FIFAC à Saint-Laurent du Maroni. Suite au succès rencontré en 2019, le pôle Outre-Mer du groupe France Télévisions poursuit son partenariat et son engagement auprès du festival. Une édition qui s’annonce exceptionnelle tant par son contenu que par les défis techniques liés à la crise sanitaire. Rencontre avec Luc de Saint-Sernin, directeur du développement international du Pôle Outre-Mer de France Télévisions

En préambule, pouvez-vous nous faire un retour sur l’édition 2019 ?

Luc de Saint-Sernin : Le festival est né d’une réunion interprofessionnelle entre les diffuseurs (Outre-Mer 1ère) et la filière de production locale. Nous nous sommes dit que ce serait bien de créer un rendez-vous annuel dans lequel on pourrait échanger tout en s’apportant aux uns aux autres des connaissances, des appuis etc… Le constat est clair : les Outre-Mer 1ère ont besoin d’avoir des producteurs face à eux et les producteurs ont besoin d’avoir les Outre-Mer 1ère comme partenaires… Même si l’on travaille également à faire en sorte qu’ils aient accès aux autres chaînes, notamment nationales et régionales.

A la base, il y a un trio fondateur : Didier Urbain, représentant des producteurs, Frédéric Belleney représentant de la cinématographie et moi représentant France Télévisions.

Il y a toujours des choses à améliorer mais on peut dire que cette première édition était mature. Tout était réuni : la compétition de films, les rendez-vous professionnels, les multiples points de contact entre auteurs, réalisateurs, distributeurs, diffuseurs et la pitch session. Tout ça a pris une bonne tournure  et cette première édition du Fifac n’a réservé que des bonnes surprises. C’est un bilan positif avec une base très solide.

Quelle est la politique des festivals internationaux du documentaire portée par France Télévisions ?

Luc de Saint-Sernin : Pour moi, le FIFAC, le FIFO et le FIFOI (que nous allons monter à La Réunion), doivent être à la fois des marchés et des compétitions. Ce qui m’intéresse, c’est de structurer un marché, faire en sorte que des distributeurs rencontrent des réalisateurs, que des producteurs rencontrent des diffuseurs, qu’il puisse y avoir des échanges, des films qui se fabriquent sous l’égide du FIFAC, comme c’est le cas avec le Festival de Cannes ou le Sunny Side of the Doc. Ce sont des marchés, et moi je veux créer ça dans la zone Amazonie-Caraïbes. Nous avons déjà une belle expérience dans le Pacifique et nous allons développer cela dans l’océan Indien. Un beau matin, nous aurons donc accès, sur toute la planète, à des documentaires que nous pourrons proposer à des diffuseurs.

Pourquoi Jacques Martial en président du Jury ?

Luc de Saint-Sernin : C’est un homme qui fait autorité dans deux univers qui me sont précieux : la culture d’une manière générale mais particulièrement la télévision et le cinéma, et les Caraïbes et son ouverture sur l’AmazonieJacques Martial est un comédien qui a joué dans de multiples pièces de théâtre, de multiples fictions de télévision ou de cinéma. C’est aussi la voix française de Denzel Washington et de Wesley Snipes. Il a une forte stature. A côté de ça, il a été le président de la Grande Halle de La Villette, et celui du Mémorial Art en Guadeloupe. Il est caribéen, artiste, comédien, metteur en scène. C’est un homme de culture qui vient du bassin Amazone-Caraïbes. Il connaît la Guyane et Saint-Laurent du Maroni, il a monté des pièces au Camp de la Transportation… qui mieux que lui peut prendre la suite de Patrick Chamoiseau ?

Quelles sont les ambitions éditoriales du FIFAC ?

Luc de Saint-Sernin : Nous souhaitons montrer des films des régions qui sont autour de nos Outre-Mer. Nous ne voulons pas faire un festival avec uniquement les films de Martinique, Guadeloupe et Guyane ; nous voulons faire un festival avec des films qui viennent du Brésil, du Venezuela, de Colombie, de Trinidad et Tobago, de Saint Domingue, d’Haïti, de Cuba, qui pourraient (ce sont les films qui pourraient) même venir de Floride. On va présenter des films en compétition pour que les gens puissent s’ouvrir à leur environnement régional. Pour la première fois, les Outre-Mer 1ères vont diffuser tous les soirs 2 documentaires en Prime-Time.

Le Fifac va en ressortir avec une notoriété démultipliée, et le public va pouvoir découvrir des œuvres qui viennent de toute la Caraïbe et de toute l’Amazonie.

Tout ce que nous allons faire cette année en mode connecté, nous le ferons toutes les autres années, et quand le présentiel sera possible, il sera un plus. Mais quel que soit l’endroit où on se trouve, on aura accès au FIFAC, et c’est bien l’objectif. Nous n’abandonnons pas le FIFAC, il aura une forme sur laquelle le virus n’aura pas de prise.

Retrouvez toute notre actualité sur

Previous Next
Close
Test Caption
Test Description goes like this
X
favicon-fifac

ABONNEMENT À NOTRE NEWSLETTER

Pour rester informé de l'actualité du FIFAC,
merci de remplir le formulaire ci dessous :