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Depuis le mois de juin, France Télévisions a mis en ligne «Outre-mer La 1ère» la plateforme digitale dédiée aux Outre-mer qui fait partie des mesures de visibilité prévues dans le Pacte pour la visibilité des Outre-mer pour accompagner l’arrêt  de la chaîne France Ô.

L’objectif d’Outre-mer La 1ère est triple : proposer une offre de référence accessible au plus grand nombre ; donner les clés pour une autre lecture des Outre-mer et apporter un éclairage sur les enjeux que représentent ces territoires.

C’est dans ce cadre que vous pourrez durant le mois qui vient voir ou revoir des films présentés au Fifac 2020.

Pour voir ou revoir les films toujours disponible, rendez-vous sur : https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/emissions/fifac-2020

Le Fifac ne s’arrête jamais !

Passeurs d’Images, coordonné en Guyane par l’association Atelier Vidéo & Multimédia – Pôle Image du Maroni, impulse, soutient, définit, encadre et accompagne des projets d’éducation à l’image pour des publics éloignés de l’offre culturelle.

C’est dans ce cadre que c’est déroulé cette année le Fifac « hors les murs ». C’était au Carbet du Village Chinois à Saint-Laurent du Maroni.

Retrouvez sur la Plateforme des Outre Mer un article complet paru à cette occasion : 
https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/fifac-un-festival-hors-les-murs-dans-le-quartier-populaire-le-village-chinois-a-saint-laurent-879446.html

En partenariat avec le Pôle Image du Maroni, les élèves des options Cinéma Audiovisuel des lycées Lama Prévot (terminale) de Rémire-Montjoly et Léopold Elfort (1ère) de Mana ont été invités à participer tout au long de la semaine au festival, à la rencontre des œuvres et des professionnels.
Chaque jour, ils ont réalisé des chroniques écrites et filmées.
Ce soir, ils nous délivreront leur choix quant à l’attribution du film choisi pour le Prix des Lycéens, Fifac 2020
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Élèves du Lycée Léopold Elfort (1ère) de Mana
Élèves du Lycée Lama Prévot (terminale) de Rémire-Montjoly

Pour cette deuxième édition du Fifac, la musique s’invite dans les conférences publiques et ateliers pour enfants. Elisabeth Anscutter, musicienne et compositrice et Walli Badarou, compositeur et producteur, tous deux membres de l’UCMF (union des compositeurs de musique de film), interviendront le mercredi 7 octobre afin d’évoquer l’importance de la création d’une bande originale de film, nous sommes allés à leur rencontre…

Fifac : Quel est le rôle de la musique dans un film documentaire ? 

Elisabeth Anscutter : La musique est au service de l’image que ce soit pour un documentaire ou un film. Toutefois si l’idée de départ est la même, un documentaire se base sur des faits réels ou bien sur un ou des personnages existants ou non et une histoire qui relève de la fiction. Le rôle de la musique est donc d’aider à mettre en valeur ces documents. Par exemple, si un documentaire parle de la vie d’un personnage en particulier, alors l’enjeu est de savoir quelle musique est en adéquation avec sa personnalité, son parcours.

Fifac : Pourquoi une bande originale est-elle si importante ?

EA : La bande originale est le scénario invisible du film. Bien souvent, les gens ne la remarque pas mais il suffit de la remplacer par une autre complètement différente pour que les spectateurs réagissent : « Mais non ! ça ne va pas cette musique ! ». Tout le monde a dans la tête une musique de film connue, par exemple un western de Sergio Leone et le célèbre harmonica d’Ennio Morricone. Son succès réside dans la parfaite harmonie des images et de la musique, le compositeur a su trouver la troisième dimension du film, en lui ajoutant de la profondeur. 

Walli Badarou : Le rôle de la musique dans un film documentaire est exactement le même que celui de la musique dans toute oeuvre audiovisuelle. Lorsque présente dans l’oeuvre, la musique est co-substantielle de cette oeuvre au même titre que le scénario ou la réalisation. C’est à ce titre que le compositeur est co-auteur du film, documentaire ou pas.

Fifac : Pensez-vous que la démocratisation des outils permettant de fabriquer de la musique (les logiciels accessibles sur les ordinateurs, par exemple, le développement des « home-studio » ) vont donner naissance à de nouveaux compositeurs ou plutôt au contraire « tirer vers le bas » et aboutir à une musique insipide, une musique « d’ascenseur » comme on les nomme communément ?

EA : Ces nouveaux compositeurs existent déjà ! Il n’est plus nécessaire, comme avant l’arrivée de la Musique Assistée par Ordinateur de savoir lire la musique, de savoir comment sonnent les instruments de l’orchestre, ces logiciels le font pour nous. Mais dans le fond, ces jeunes compositeurs sont comme les « anciens », ils sont doués ou pas, ils comprennent ce dont l’image peut avoir besoin ou pas et ils ont envie d’aller plus loin dans leurs recherches et études de musique ou pas… 

 L’illustration sonore a vraiment évolué et le terme péjoratif de « musique d’ascenseur » n’est pas utilisé dans le métier, nous parlons de librairie musicale. Elle est devenue au fil du temps de bien meilleure qualité. Bien sûr il y a des musiques « insipides » comme vous dites, ce qui ne veut pas dire que le compositeur l’est lui, insipide, il dépend pour beaucoup des commandes qui lui sont faites.

WB : Il y aura de tout, comme partout et en tout temps. Le talent ne se juge pas à l’aune de la technologie utilisée. Bien indépendamment de la démocratisation des outils de production, il a toujours été parfaitement possible de faire avec très peu: un enregistreur stéréo et une flûte suffisent à faire une bande-son d’incomparable qualité et, à l’inverse, la musique d’ascenseur a bien longtemps été issue d’enregistrements symphoniques. L’arrivée des home-studio, datant du milieu des années 80, ne change rien à la donne: seul la décision du producteur, le donneur d’ordre, basée sur les goûts du public qui, à leur tour, orientent les requêtes du diffuseur, est en définitive responsable. Autrement dit, nous le sommes tous.

Fifac : Parallèlement, le regain pour les synthétiseurs, et d’une façon générale le regain envers les instruments de musique sont-ils la résultante d’une « overdose » de sons numériques et « auto tuner » ? Cet engouement (relatif) va-t-il sortir les jeunes de « garage band » et renouer avec une proposition créative d’illustration sonore ?

EA : Je pense que ce n’est pas l’utilisation des synthétiseurs et instruments virtuels (comme les échantillonneurs ) qui pose problème. Le compositeur choisit sa façon de les utiliser et je fais confiance aux jeunes sur la manière dont ils désirent travailler et évoluer. Ils ne sont ni plus ni moins doués que les générations précédentes, ils ont simplement des outils que n’avaient pas nos aînés.

Par contre, ce qu’ils n’ont plus, ce sont les moyens de réaliser les bandes originales ! Un orchestre, ou même une petite formation orchestrale coûte plus chère qu’utiliser nos machines (même si elles aussi ont un coût…) et les enveloppes données pour la réalisation de la musique (quand il y a une enveloppe…) sont très souvent tellement minces que le compositeur, de toutes façons, n’a pas d’autre choix que d’utiliser ses machines.

WB : Si votre question se résume à: la musique doit-elle rester l’apanage des compositeurs et musiciens, tout comme la médecine celui des médecins ? Il n’y a aucune difficulté à répondre que cela serait souhaitable. Tant qu’il y a de l’humain dans le process, il y a de l’espoir. Ce ne sera en définitive qu’une question de degré de compétence que, bien subjectivement, on attribue à tel ou telle catégorie de “professionnels”. Le vrai danger vient de ce que la technologie finisse par se suffire à elle-même, lorsqu’il n’y aura même plus besoin de savoir utiliser garage band pour prétendre “créer” de la musique.

Fifac : On a toujours en tête les « mastodontes » de la composition de musiques de films, je pense à Ennio Morricone, Michel Legrand, Vangélis, Giorgio Moroder, et tant d’autres, de qui pourriez-vous nous parler aujourd’hui ?  Qui se démarque et pour quelles raisons, selon vous ? 

EA : Généralement, les compositeurs qui émergent aujourd’hui sont ceux dont les films, ou séries sont connues. Pour ma part, j’aime beaucoup le style de Mica Levy (Micachu) une compositrice anglaise qui vient de la musique contemporaine et du pop expérimental. Elle a déjà à son actif des films comme : Under the Skin et Jackie, elle va aller loin ! Et j’aime beaucoup aussi le compositeur français ROB qui a composé,entre autres, les musiques du Bureau Des Légendes.Tous deux savent parfaitement utiliser ces logiciels et les « vrais » instruments de musique, ils sont tombés dedans…

WB : Il me serait impossible de ne parler que d’un seul, tant ils sont tous importants, pour des raisons diverses et propres à chacun.

Fifac : L’union des compositeurs de musiques de films (UCMF)  a créé à l’occasion de son dixième anniversaire un prix spécial pour récompenser les musiques de films,  quel en est l’enjeu ? Qu’en attendez-vous ?

EA : Un des enjeux de l’UCMF est de faire prendre conscience au public de l’importance de la musique à l’image et d’encourager les compositeurs à poursuivre leur carrière. L’Ucmf a pour vocation de fédérer les compositeurs en tenant compte de leur diversité et de travailler ensemble sur des dossiers comme la défense des droits d’auteurs, un prix de musique de film à Cannes, etc.

WB : Parmi les divers prix que l’UCMF à créé pour récompenser la musique pour l’image, le prix spécial a été conçu pour honorer toute une carrière. L’enjeu est de reconnaître l’auteur en tant que personne, et ce en quoi à travers l’ensemble de son oeuvre il a non seulement impacté toute la profession, mais a dûment collaboré à la bande-son mémorielle de plusieurs générations de spectateurs à travers le monde entier.

Fifac : Que peut apporter le Fifac dans cette démarche de sensibilisation à la création musicale ? 

EA : En faisant exactement ce qu’elle fait ! Master class, ateliers musique de film pour les enfants, rencontres, prix musique de film. C’est formidable que le FIFAC laisse une belle place à cet art qu’est la musique de film.

WB : Mettre en lumière l’apport caribéen à l’édifice culturel mondial que représente la musique à l’image dans notre univers. Cet apport reste trop souvent méconnu de l’univers de la création comme du public mondial.

Fifac : Si vous n’aviez « droit » qu’à un seul disque sur une île déserte, quel compositeur emmèneriez-vous ? 

EA : Il était une fois la révolution : Ennio Morricone

WB : Aucun, tant j’aurais peur de m’en lasser bien vite. En raison de cette hantise, je n’écoute que très rarement mes oeuvres préférées. Sur une île déserte, je préfererais vivre avec le souvenir de toutes les bonnes choses dont je serais privé, plutôt que de me condamner à ne consommer que celles-là.

Propos recueillis par
Marianne Doullay

Mercredi 7 octobre

14h30-15h30 : conférence en ligne.

DOCUMENTAIRE ET CREATION MUSICALE proposée par l’UCMF (Union des compositeurs de musiques de films).

Animé par Kathy Borie, déléguée générale de l’UCMF.

Intervenant : Wally Badarou, compositeur et producteur.

15h00 : ATELIER CINEMA ET MUSIQUE DE FILM encadré par Elizabeth Anscutter, afin de sensibiliser les enfants au travail de création et de réalisation d’un film et de ses musiques.

Carbet des Associations – Village chinois – Saint-Laurent du Maroni

Sur inscription – enfants de 10 à 12 ans résidant au Village Chinois – nombre de places limité

MISE A JOUR DU 7 OCTOBRE : 

Nous pouvons dorénavant accueillir 400 personnes au Camp de la Transportation.

——

 

Malgré une amélioration de la crise liée au coronavirus en Guyane, les règles liées à l’état d’urgence sanitaire persistent. Nous sommes cependant très heureux d’annoncer que nous pourrons accueillir jusqu’à 200 personnes au Camp de la Transportation pour assister aux projections en plein air des films sélectionnés par le FIFAC. Nous avons fait en sorte que l’aménagement de l’espace soit optimisé pour assurer le respect des gestes barrières et la sécurité de chacun.e et avons pris des mesures conformément aux recommandations de la DGCA :

  • Respect de la distance de 4m² par personne (soit 1m² autour de la personne)
  • Ré-organisation de l’espace garantissant une organisation laissant un fauteuil vide entre les groupes de spectateurs
  • Limitation des groupes de spectateurs à 10 personnes
  • Port du masque obligatoire dans tout le Camp de la Transportation
  • Mise à disposition de produits et matériels destinés au lavage des mains pour le public et l’organisation
  • Nettoyage et désinfection des équipements et des locaux
  • Solutions hydroalcooliques à l’entrée du Camp de la Transportation
  • Affichages des mesures barrières à l’entrée du Camp
  • Invitations au public à arriver en petits groupes

La responsabilité de chacun est engagée et nous mettons tout en œuvre pour que le public et nos équipes passent le meilleur moment possible lors de cette édition du FIFAC. Rendez-vous mardi !

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La deuxième édition du Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes prendra place au Camp de la Transportation à Saint-Laurent du Maroni… mais aussi partout dans le monde grâce à la mise en place d’une édition connectée d’envergure.

Du 06 au 10 octobre, le FIFAC prendra vie et documentera la région Amazonie-Caraïbes avec plus de 40 films documentaires et webdocs diffusés en plein air, en VOD sur festivalfifac.com et sur les chaines de nos partenaires France Télévisions

Un dispositif mêlant les professionnels présents à Saint-Laurent du Maroni et les professionnels à distance permettra les échanges lors des rencontres professionnelles qui auront lieu tout au long de la semaine : sessions de pitchs, conférences et masterclass. Des rencontres dont certaines seront ouvertes au grand public, qui pourra également participer. Une organisation permettant de relier les humains malgré les défis sanitaires actuels.

Le FIFAC remercie France Télévisions et ses chaines Premières, la Ville de Saint-Laurent du Maroni, la Collectivité Territoriale de Guyane et tous ses partenaires qui ont apporté tout leur soutien et leur expérience pour une mise en place à la hauteur du challenge.

Cette année, et pour la première fois, le FIFAC a l’honneur d’être parrainé par SFR Caraïbe qui se positionne sur un événement culturel international et l’accompagne avec son expérience. Un gage de confiance audacieux pour une édition qui se le veut tout autant. 

Marijosé Alie

Marijosé Alie

Écrivaine, auteure, compositrice et chanteuse.

Canelle Kieffer

Canelle Kieffer

Directrice de production et présidente de l’association RMIA.

Marcelo Novais Teles

Marcelo Novais Teles

Scénariste, réalisateur et acteur

stanny-copet

Stany Coppet

Acteur, producteur et scénariste.

JL Milian

Jean-Luc Millan

Producteur

Dès le mardi 06 octobre, découvrez les documentaires qui nous ont inspirés, des professionnels qui sauront vous guider et un festival qui continuera à vous émerveiller. Rendez-vous dès maintenant sur notre site !

Contactez-nous par email 📩Appelez-nous au 0594 694 43 94 64

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Du 6 au 10 octobre se tiendra la 2ème édition du FIFAC à Saint-Laurent du Maroni. Suite au succès rencontré en 2019, le pôle Outre-Mer du groupe France Télévisions poursuit son partenariat et son engagement auprès du festival. Une édition qui s’annonce exceptionnelle tant par son contenu que par les défis techniques liés à la crise sanitaire. Rencontre avec Luc de Saint-Sernin, directeur du développement international du Pôle Outre-Mer de France Télévisions

En préambule, pouvez-vous nous faire un retour sur l’édition 2019 ?

Luc de Saint-Sernin : Le festival est né d’une réunion interprofessionnelle entre les diffuseurs (Outre-Mer 1ère) et la filière de production locale. Nous nous sommes dit que ce serait bien de créer un rendez-vous annuel dans lequel on pourrait échanger tout en s’apportant aux uns aux autres des connaissances, des appuis etc… Le constat est clair : les Outre-Mer 1ère ont besoin d’avoir des producteurs face à eux et les producteurs ont besoin d’avoir les Outre-Mer 1ère comme partenaires… Même si l’on travaille également à faire en sorte qu’ils aient accès aux autres chaînes, notamment nationales et régionales.

A la base, il y a un trio fondateur : Didier Urbain, représentant des producteurs, Frédéric Belleney représentant de la cinématographie et moi représentant France Télévisions.

Il y a toujours des choses à améliorer mais on peut dire que cette première édition était mature. Tout était réuni : la compétition de films, les rendez-vous professionnels, les multiples points de contact entre auteurs, réalisateurs, distributeurs, diffuseurs et la pitch session. Tout ça a pris une bonne tournure  et cette première édition du Fifac n’a réservé que des bonnes surprises. C’est un bilan positif avec une base très solide.

Quelle est la politique des festivals internationaux du documentaire portée par France Télévisions ?

Luc de Saint-Sernin : Pour moi, le FIFAC, le FIFO et le FIFOI (que nous allons monter à La Réunion), doivent être à la fois des marchés et des compétitions. Ce qui m’intéresse, c’est de structurer un marché, faire en sorte que des distributeurs rencontrent des réalisateurs, que des producteurs rencontrent des diffuseurs, qu’il puisse y avoir des échanges, des films qui se fabriquent sous l’égide du FIFAC, comme c’est le cas avec le Festival de Cannes ou le Sunny Side of the Doc. Ce sont des marchés, et moi je veux créer ça dans la zone Amazonie-Caraïbes. Nous avons déjà une belle expérience dans le Pacifique et nous allons développer cela dans l’océan Indien. Un beau matin, nous aurons donc accès, sur toute la planète, à des documentaires que nous pourrons proposer à des diffuseurs.

Pourquoi Jacques Martial en président du Jury ?

Luc de Saint-Sernin : C’est un homme qui fait autorité dans deux univers qui me sont précieux : la culture d’une manière générale mais particulièrement la télévision et le cinéma, et les Caraïbes et son ouverture sur l’AmazonieJacques Martial est un comédien qui a joué dans de multiples pièces de théâtre, de multiples fictions de télévision ou de cinéma. C’est aussi la voix française de Denzel Washington et de Wesley Snipes. Il a une forte stature. A côté de ça, il a été le président de la Grande Halle de La Villette, et celui du Mémorial Art en Guadeloupe. Il est caribéen, artiste, comédien, metteur en scène. C’est un homme de culture qui vient du bassin Amazone-Caraïbes. Il connaît la Guyane et Saint-Laurent du Maroni, il a monté des pièces au Camp de la Transportation… qui mieux que lui peut prendre la suite de Patrick Chamoiseau ?

Quelles sont les ambitions éditoriales du FIFAC ?

Luc de Saint-Sernin : Nous souhaitons montrer des films des régions qui sont autour de nos Outre-Mer. Nous ne voulons pas faire un festival avec uniquement les films de Martinique, Guadeloupe et Guyane ; nous voulons faire un festival avec des films qui viennent du Brésil, du Venezuela, de Colombie, de Trinidad et Tobago, de Saint Domingue, d’Haïti, de Cuba, qui pourraient (ce sont les films qui pourraient) même venir de Floride. On va présenter des films en compétition pour que les gens puissent s’ouvrir à leur environnement régional. Pour la première fois, les Outre-Mer 1ères vont diffuser tous les soirs 2 documentaires en Prime-Time.

Le Fifac va en ressortir avec une notoriété démultipliée, et le public va pouvoir découvrir des œuvres qui viennent de toute la Caraïbe et de toute l’Amazonie.

Tout ce que nous allons faire cette année en mode connecté, nous le ferons toutes les autres années, et quand le présentiel sera possible, il sera un plus. Mais quel que soit l’endroit où on se trouve, on aura accès au FIFAC, et c’est bien l’objectif. Nous n’abandonnons pas le FIFAC, il aura une forme sur laquelle le virus n’aura pas de prise.

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“la composition des personnages joue aussi sur les différentes générations qui se superposent.”

Nous sommes fiers de vous présenter la nouvelle affiche du FIFAC pour cette édition 2020, créée par le graphiste Guillaume Saix. Entre deux illustrations, il a pris le temps de répondre à quelques questions concernant l’affiche et son travail.

 

Guillaume, qui es-tu ?

Originaire de Montpellier, je suis graphiste indépendant depuis plus de 10 ans à Paris.

Je travaille beaucoup dans le secteur culturel, pochettes d’album, affiches de concert, affiches de théâtre, affiches de films, animations graphiques, vidéos, etc…

Je développe aussi un travail autour d’œuvres personnelles que j’ai pu exposer quelques fois.

Je travaille également depuis quelques années avec les chaînes 1ère et France O, ce qui m’a permis de travailler sur l’identité visuelle du FIFAC depuis sa création.

 

Quel brief as-tu reçu et quelles ont été tes étapes de réflexion ?

On souhaitait pouvoir mettre en avant toutes les différentes communautés de la zone géographique que couvre le festival.

J’ai rapidement eu le désir de travailler l’affiche de cette édition comme une affiche de film pour appuyer le côté cinématographique du film documentaire et pour pouvoir ainsi travailler différentes personnes issues des communautés, comme les acteurs d’un film choral.

 

Qu’est-ce que tu veux faire comprendre à travers l’affiche ?

Lorsque je travaille, beaucoup d’éléments se font de façon intuitive.

Après, je trouvais intéressant de travailler cette affiche avec un paysage de nuit pour sortir du côté soleil qui peut être cliché, surtout lorsqu’on évoque les caraïbes, ce qui permettait aussi de bien faire ressortir ces lumières rouges profondes, couleur principale du FIFAC.

Par ailleurs, j’ai voulu y donner un aspect un peu « film SF » ou « film d’aventure » pour amener un côté « spectaculaire » et impactant. Enfin, la composition des personnages, en plus de représenter les communautés, joue aussi sur les différentes générations qui se superposent.

 

As-tu eu des influences pour la création de cette affiche, et de manière générale en as-tu dans ton travail ?

Pour cette affiche, je n’ai pas eu d’influence directe, mais il me semble que j’avais en tête les affiches des Star Wars qui sont souvent assez spectaculaires et visuellement magnifiques.

Dans mon travail, les influences peuvent être très variées, cela peut être des affiches de films justement, mais aussi dans la musique, les pochettes de Jazz Blue Note, ou l’univers blaxploitation par exemple, mais encore dans la peinture, le surréalisme, le pop art, le street art, etc…

Merci Guillaume !

Vous pouvez retrouver Guillaume sur son site : http://webmyart.com/

et aussi sur ses réseaux sociaux et par email !

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