Éditos 2022

LES ÉDITOS DE LA 4ÈME Édition

Serge Abatucci

Président de l’AFIFAC

Retrouvailles
Je suis la liane autour de nos imaginaires.
Je suis l’écran au bord du Maroni sur lequel se précipitent nos désirs de liberté,
de rêves…de voyages.
Chili, Costa Rica, Colombie, Brésil… Panama…
Je suis une Amazonie qui s’enracine, qui danse avec le serpent Archipel de la Caraïbe,
rhizome en Guadeloupe, irrigue Cuba, Haiti, Trinidad…
Qui rappelle à l’Occident qu’il n’est pas tout seul, ni maître.
15 pays,
37 films documentaires
Je suis la quatrième édition du FIFAC.
Dans ce Camp où se transporte le monde, je suis Nous.
Un Nous libre de la peur et du repli sur soi,
qui espère, qui ouvre les barrières.
Mon Nous, est l’espace des gens réels, racines plurielles, des esprits-frères, des âmes soeurs,
des mémoires qui se réveillent pour repousser la barbarie et l’arrogance des
ignorants.
Ici pas de nuages sombres
Nous répondons présents
Ansanm-ansanm,
Zepòlkolé
Owala
Alamala
Uu toeoeoe
Plumes rassemblées sous le manguier du camp de la transportation, dardant sur les
étoiles.
Présents
Autour de nos histoires éparpillées et projetées telles les lumières d’un même phare,
nous ferons de ce FIFAC un grand moment de grand rassemblement, un grand feu sacré.
L’oeil brûlant d’un monde.


Serge Abatucci

Frédéric Belleney

Délégué général FIFAC

Le FIFAC c’est la promesse de multiples voyages vers des histoires amazoniennes et caribéennes inédites, un road movie social et politique qui nous donne à mieux appréhender le continent sud-américain et le grand archipel, et les nombreux peuples qui les habitent. 

Le récit d’une jeunesse qui lutte pour sa survie dans un Venezuela qui s’effondre, le combat sans fin de femmes pour leur terre au Brésil, le traumatisme de décennies de guerre civile en Colombie, des histoires de familles, de déchirements, de deuils et de réconciliations. 

Raconter, encore. toujours, l’histoire des Caraïbes, des luttes passées et présentes, pour mieux comprendre l’autre, pour mieux se comprendre. 

 

Pour cette 4ème édition, ce qui fait l’ADN du FIFAC est de retour : des projections en plein air sous les étoiles, des invités, des espaces conviviaux de rencontres, de réflexion, des échanges entre professionnels, des projections scolaires, le tout dans un site patrimonial unique : le camp de La Transportation. 

 

Frédéric Belleney 

Sophie CHARLES

Maire de Saint-Laurent du Maroni

Il s’agit désormais d’un rendez-vous incontournable, au camp de la transportation à Saint-Laurent du Maroni ! La 4ème édition du FIFAC aura lieu cette année du 11 au 15 octobre 2022.
Un Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes que l’on retrouve dans les conditions qui en ont fait, dès la 1ère édition, un événement majeur de ce mois d’octobre et un moment très particulier, pour les Saint-Laurentais, pour les Guyanais, pour l’Amazonie et les Caraïbes. Après une longue période de crise sanitaire, le FIFAC accueille à nouveau et enfin le GRAND PUBLIC.
Il redevient un lieu d’échanges, de partages et de découvertes professionnelles, avec toujours pour objectif d’offrir un espace d’expression et de visibilité à ce genre cinématographique dans la multiplicité de ses formes et de ses esthétiques.
Découvrir ou mieux faire connaitre les préoccupations des pays sud-américains, amazoniens et caribéens, de ses habitants, le poids de leurs histoires passées, présentes et à venir, partager des moments de joie, de peine, des rêves, les projets d’une population, passionnée, engagée, toujours pour mieux se voir, se comprendre, s’émouvoir des uns et des autres.
Encore une programmation originale avec 26 films en compétition sur cette édition. Les nouveaux membres du jury et leur président Edouard Montoute devront les départager, avec cette année une mise à l’honneur de la production guadeloupéenne : 5 jours pour profiter de projections en plein air, de tables-rondes, de moments de rencontres, d’échanges et de différents contenus numériques.
Enfin, je souhaite remercier tous les hommes, les femmes, les bénévoles et toutes les bonnes volontés qui se mobilisent pour vous offrir un événement de grande qualité. Je remercie aussi les différents partenaires qui s’engagent depuis 4 ans à nos côtés afin d’assurer la pérennité et la diffusion de cet événement dans notre belle commune de Saint-Laurent du Maroni.
C’est une extraordinaire visibilité pour notre territoire et j’espère que tous et toutes vivrez pleinement ce festival.

Sophie Charles

Gabriel SERVILLE

Président de la Collectivité Territoriale de Guyane

Je me réjouis du retour du Festival International du Film documentaire Amazonie Caraïbes pour une très attendue 4ème édition.

 Non content de célébrer la production cinématographique de nos régions d’Outre-mer, cet évènement d’envergure poursuit son action en faveur de la structuration et de la valorisation de notre culture, de notre histoire et de la filière.
Un objectif auquel la Collectivité Territoriale de Guyane – qui accompagne depuis plusieurs années ce rendez-vous cinématographique – ne peut qu’être sensible, convaincue des potentialités et des talents dont regorge notre territoire en la matière.
Ces potentialités doivent naturellement pouvoir permettre l’émergence de projets innovants. Aussi, la CTG entend continuer à œuvrer aux côtés du FIFAC sur cet aspect-là notamment. Car ce festival – rappelons-le- c’est une multitude de personnes passionnées qui s’engagent, entre autres, en faveur de la production et la professionnalisation des jeunes désireux de s’épanouir dans les métiers de cette filière.
Je sais que cette année encore, le public découvrira ou redécouvrira de véritables talents et de très belles réalisations. Je sais également que les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel trouveront à travers cette nouvelle édition un espace d’échange et de réseautage.
Je salue l’engagement de toutes les personnes qui à travers leur action et leur engagement, permettent à cet évènement de perdurer dans le temps et de rayonner dans notre espace
régional et au-delà.
La Collectivité Territoriale de Guyane continuera de s’inscrire comme un partenaire solide de ce type d’initiative qui concourt à la professionnalisation, à la valorisation du bassin amazonien et caribéen et à la structuration de la filière. Notre engagement collectif pour relever ces défis nous rapproche sans aucun doute un peu plus de l’excellence que nous appelons de nos vœux pour la Guyane.


Gabriel Serville

Sylvie GENGOUL

Directrice du pôle Outre-mer de France Télévisions

Pardonner en Colombie d’avoir été pris en otage, lutter au Brésil contre l’expropriation de ses terres en forêt, transformer un 4×4 en un outil de propagande en Haïti, entendre à Marie-Galante les murmures du passé des colons et des esclaves, jouer en Guyane du tambour de levée de deuil,
et s’unir à Saint-Martin à son ennemi pour se battre contre les cyclones…


Comme chaque année, le comité de sélection a du faire des choix. 120 documentaires ont été proposés, dix seulement restent en compétition pour dessiner une sélection de films de combat, d’identité mais aussi d’humanité.
Dure loi des festivals… Mais c’est la raison d’être du FIFAC : se montrer exigeant pour raconter les histoires, grandes ou petites, des pays de cette région incroyablement riche et féconde qui s’étend des confins de la forêt amazonienne aux côtes de Cuba, tout en haut de l’arc des Caraïbes…


Une telle région du monde mérite un festival ambitieux, généreux, et curieux. En cela, le FIFAC tient parfaitement les promesses faites il y a trois ans, à sa naissance : offrir de la visibilité au genre documentaire en plein essor, ouvrir des fenêtres sur les mondes qui entourent nos pays, apprendre le réel de ce qui se passe chez nous et chez nos voisins, pour mieux comprendre, mieux réfléchir, mieux partager, voire contester.


Aujourd’hui le documentaire fait les beaux jours des programmations linéaires de la télévision et des playlists des plateformes digitales. Autour de lui des festivals se montent, des manifestations dédiées se tiennent, des espaces se créent… A l’image des sélections parallèles du FIFAC, le genre documentaire se décline désormais sous toutes les formes : en formats courts ou longs, en contenus numériques, en films classiques, en clips. La filière audiovisuelle d’Outre-mer a une vraie carte à jouer et les équipes du pôle Outre-mer ont un rôle à tenir…C’est toute l’ambition de ce festival à laquelle FTV veut être associée.


Sylvie Gengoul

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