Kaz à Pitch 2021

au risque de se perdre

GUYANE

Hélène FERRANINI

Lionel ROSSINI

ETAPE 
En développement

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Des producteurs

RÉSUMÉ

1969, sources de l’Oyapock. Pierre et Françoise Grenand se perdent en forêt et sont sauvés d’une mort certaine par quatre jeunes hommes wayampi venus à leur rescousse. S’en suivent cinquante années d’une intense relation ethnographique entre ce peuple amérindien et le couple de chercheurs. Alors que la mort d’une personne clé de cette histoire vient rappeler aux Wayampi l’urgence de sauvegarder et de se réapproprier leur patrimoine culturel, ils font appel aux deux anthropologues pour qu’ils leur transmettent toutes les données et documents accumulés à leur propos pendant ce demi-siècle de recherche. Au même moment, Pierre et Françoise découvrent des films, des photos, des bandes sonores datant des années 1960 et 1970 et dont ils avaient totalement oublié l’existence. À travers ces archives, ils interrogent leur engagement auprès des Wayampi et la manière dont ils ont pratiqué l’ethnologie. Au village de Trois-Sauts aussi, on se souvient de ces drôles de Blancs et on attend avec impatience leur visite pour découvrir ce trésor venu du passé. Ce sera le dernier acte d’une relation hors norme.

QUAND ?

> PITCH SESSION
MERCREDI 13/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

GUYANE

Philippine OREFICE

ETAPE 
En développement

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Des producteurs

RÉSUMÉ

À Saint-Laurent du Maroni, Anita a aménagé un petit commerce près de sa maison. Tous les jours, elle vend des boissons fraîches, des paquets de chips et des bonbons aux enfants du quartier et aux chalands qui passent devant son échoppe en bois. Dans les meilleurs mois, elle parvient à réunir quelques centaines d’euros pour elle et ses enfants. Sullivan, quant à lui, est piroguier. Avec une embarcation qu’il loue, il transporte les voyageurs d’une rive à l’autre du Maroni. De son côté, Joseph – qui a monté une boulangerie dans son quartier – régale ses voisins de quiches et de pain frais, tandis qu’Élodie coiffe ses clients dans son salon et que Stive sillonne la ville comme taxi. Tous les cinq sont des djobeurs : leurs activités, non déclarées, passent sous le radar de l’administration et – parfois – de celui des autorités. Il faut dire qu’en Guyane, hormis quelques secteurs, le marché du travail est aussi inégalitaire que désertique pour qui n’a pas de diplôme. En 2020, les mesures de confinement liées à la crise du coronavirus ont mis l’économie informelle à l’arrêt. Dans l’Ouest guyanais, 15 000 colis alimentaires ont ainsi été distribués depuis le début de la pandémie. Preuve, s’il en fallait une, de l’importance de ces djobs. Mais comment vit-on, en Guyane, quand on est djobeur ?

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MERCREDI 13/10

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SÒLÒKÒTÒ

HAÏTI

Dieula JEAN-LOUIS

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En développement

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Des producteurs

RÉSUMÉ

De tous les milieux d’enfermement, le milieu carcéral haïtien est reconnu comme l’un des endroits où des personnes vivent dans des conditions infrahumaines les plus extrêmes. En Haïti, on compte une seule prison pour femme, à Cabaret, qui reçoit des prisonnières des dix Départements du pays. Dans les villes de province, quand on ne les envoie pas à Cabaret, on aménage des quartiers pour femmes au commissariat central du département afin de les séparer des hommes. A Jacmel, on reçoit tou.tes les détenu.es du Département au commissariat central de la ville qui compte environ 550 détenus dont 26 femmes âgées entre 12 à 70 ans.

En 2012, Dieuline Gelin et Claudine Philippe sont incarcérées le même jour en apportant de la nourriture à leur mari commun, Giro, accusé de kidnapping. Dieuline a alors laissé deux enfants âgés à l’époque de 5 ans et 1 mois, que sa cousine Narose Berus a pris en charge. De son côté, Claudine, 32 ans, a été séparée de sa fille Francia, 12 ans à l’époque. A 21 ans, Francia est désormais maman à son tour, et comme sa propre mère, elle souffre de la violence de son compagnon. Entre tension latente et colère refoulée, ces familles vivent cette situation d’incarcération avec résilience. 

QUAND ?

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MERCREDI 13/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
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Non, je n’ai pas trouvé l’eldorado

HAÏTI

Sephora MONTEAU

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RÉSUMÉ

Je n’avais que 11 ans lorsque s’est posé la question de savoir laquelle entre ma mère et ma tante partirait en France chercher « une vie meilleure » pour la famille. Je me rappelle avoir très bien mesuré l’enjeu. À mon grand « soulagement », c’est ma tante Mèdelia qui a fait le sacrifice de partir, laissant ses trois enfants derrière elle, Patrickson, Christella et Medlyne.

Au-delà de sa condition illégale en France, ma tante mène une vie extrêmement précaire. Et la violence de son parcours a été décuplée lors du tremblement de terre de 2010 quand, à 10.000 kilomètres de son pays, elle apprit l’amputation d’un bras de sa fille Christella et le décès de son autre fille Medlyne sans qu’elle puisse être à leurs côtés. Des années plus tard, lorsque je revis ma tante en France, il était impossible de ne pas raviver ce souvenir, ma simple présence rappelait Medlyne qui avait mon âge. Quelques années plus tard, le 2 mai 2021, Patrickson devenu un militant politique meurt assassiné à Port-au-Prince. Encore une fois Mèdelia ne put assister aux funérailles de son fils.

Qu’aurait fait ma mère si elle était partie à sa place ? Que serait devenue Medlyne ? Ces questions m’apparaissent comme un miroir, d’autant plus fort aujourd’hui que je pense peut-être quitter Haïti, vivre loin de ma fille. Dix-sept années se sont écoulées depuis le départ de ma tante en France et l’écartèlement qui marque ma génération semble être le même.

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Koumbit, la main tendue

GUADELOUPE

Pascale ERBLON

François-Xavier LOUISON

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RÉSUMÉ

Cinq jeunes guadeloupéens dits « en difficulté », tous produits d’une enfance chaotique et au seuil du basculement dans la délinquance, vont accepter de vivre une expérience intense d’immersion durant 3 semaines dans la forêt tropicale, proposée par l’association Kombit. Ces jeunes adultes aux vies chaotiques ont plongé pour la plupart dans une misère profonde, dans l’exclusion sociale et la tentation de la violence ; aujourd’hui il essayent de se reconstruire tant bien que mal, écartelés entre l’identité d’enfants aux destins volés qu’ils ont été et celle de jeunes difficiles et sans avenir dans laquelle la société et eux-mêmes, sont en passe de les figer. Mais pour ces jeunes, qui ont juste eu le malheur d’être nés au mauvais endroit, une autre issue que celle d’une vie misérable et violente avec pour seule promesse la prison, est-elle possible ?

« Koumbit, la main tendue » raconte la quête initiatique de ces jeunes parias dans cette épreuve psychologique ultime : au fur et à mesure qu’ils affrontent la forêt et le la vie du camp, leur passé se révèle et éclaire ce qui les a menés là où ils sont aujourd’hui. Les enjeux de cet ancrage dans la forêt prennent sens, ce sont les enjeux d’une vie pour chacun d’entre eux. Ils pensaient qu’ils allaient juste devoir survivre à 3 semaines en forêt, mais ils découvrent que le plus grand défi sera de se survivre à eux-mêmes …

QUAND ?

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MERCREDI 13/10

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Toutes voiles dehors

GUADELOUPE

Damien LANSADE

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Des producteurs

RÉSUMÉ

François Mangin, biberonné aux histoires de pirates, rêve de faire renaitre la vieille marine à voile. A la barre de vieux gréements grinçants et écumants, il arpente l’Atlantique pour transporter le café́, le cacao et même, faire vieillir du rhum au fond de leurs cales ballotées par la mer… Guilhem Péan, ancien mécanicien de la marine marchande, imagine plutôt des cargos à voile aux airs d’inventions futuristes. Le premier de ses cargos à voiles aux mats rétractables sera bientôt mis à l’eau et ralliera Saint-Nazaire aux côtes américaines. Les chargeurs se bousculent à sa porte. Le secteur du fret à la voile est en pleine expansion.

Au même moment, dans tous les pays en voie de développement, la consommation explose. Partout, l’écrasante majorité des cargos qui sortent de chantier fonctionnent au fioul lourd. Un cargo brûle en moyenne 100 000 litres de fioul par jour. Après une cinquantaine d’années à cracher leurs fumées noires dans tous les ports du monde, leurs carcasses rouillées finiront peut-être sur la plage d’Alang, en Inde. Dans ce cimetière marin, des ferrailleurs démantèlent les cargos en fin de vie. Ici, on ne vit qu’au présent. 

QUAND ?

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MERCREDI 13/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
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GUADELOUPE

Mariette MONPIERRE

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RÉSUMÉ

Jade et Betti sont en pleine crise. Elles partent dans les lieux féconds de la luxuriante nature Guadeloupéenne à la recherche de leur sexualité perdue. Accompagnée spirituellement par Nathalie, médecin sorcière, qui les aide dans leur quête d’estime de soi, vont-elles réussir à se reconnecter à leur corps, à leur désir et à la puissance du yoni et découvrir ainsi une sexualité qui leur ressemble et les comble, au lieu du schéma pré-écrit qu’elles subissent ?

« A travers le portrait intime de ces trois Guadeloupéennes de cœur ou de naissance, le film retrace un parcours initiatique qui leur permet d’atteindre une nouvelle dimension de leur sexualité, laquelle n’est autre qu’un point de départ vers des horizons inattendus de plaisirs, en même temps que se dessine au cœur du paysage, une vision féminine de la Guadeloupe. »

QUAND ?

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Cortacabezas

COLOMBIE

Andrés JURADO

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RÉSUMÉ

En 2005, le président de la Colombie reçut une lettre de l’Association des indigènes Cabildos del Trapecio Amazónico pour enquêter sur des événements étranges sur leur territoire. La lettre disait que les pêcheurs autochtones se sentaient persécutés depuis environ trois ans, par quelqu’un, et que ce quelqu’un ils l’ont surnommé Cortacabezas – Coupeur de têtes. Ils disent que c’est comme un oiseau, une chauve-souris, une lumière ou un bateau piloté par un petit homme avec des griffes. Sa présence est perçue lorsque dans la jungle un bruit aigu, qui vient d’un appareil, se faufile à travers les arbres denses et traverse les berges. Il surveille d’abord ses victimes, puis les attaque en utilisant la technologie pour les immobiliser, les décapite et vole leurs organes. La réponse du président a été d’assister à l’inauguration d’un nouvel hôtel à Leticia-Amazonas soutenant les nouveaux arrivants suspects. Depuis, les pêcheurs se sont armés et marchent en groupe pour se défendre de tout étranger qui travaille ou semble être lié au Coupeur de têtes. Ils se préparent à une guerre dans une atmosphère futuriste et techno-coloniale.

QUAND ?

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Vida bonita

COLOMBIE

Nicolas GOMEZ

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RÉSUMÉ

Un vieil homme est assis dans son fauteuil à bascule. Ses mains tremblantes racontent une histoire de tristesse et de joie. Son regard est perdu et ses bras restent immobiles sur ses genoux. Soudain, le battement des tambours se fait entendre et une force mystérieuse l’envahit. L’homme chante vigoureusement et à chaque vers il semble retrouver sa jeunesse perdue : ses bras reprennent de la force, son regard reprend vie et un sourire se dessine sur son visage. A la fin de la chanson, l’homme redevient petit, se perdant à nouveau dans sa vieillesse.

Il s’agit de Rafael Cassiani, un homme doté d’un don musical exceptionnel qu’il appelle « la grâce ». Il est l’héritier d’une tradition qui s’est transmise de génération en génération, transmettant cette grâce et préservant le savoir ancestral de sa culture. Aujourd’hui, à 87 ans, il commence à sentir la fin de ses jours approcher. Le temps est venu de trouver un héritier : un moment doux-amer où l’artiste dira adieu à son art, espérant que sa grâce transcendera, le rendant immortel ; mais avec la peur d’échouer et d’emporter la connaissance de ses ancêtres dans la tombe.

QUAND ?

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MERCREDI 13/10

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• De 14h à 18h (heure de Paris)

Los acostados

CURAçAO

Anja VAN BERGEN

Willy BARRETO

ETAPE 
En développement

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Des producteurs

RÉSUMÉ

Un vieil homme est assis dans son fauteuil à bascule. Ses mains tremblantes racontent une histoire de tristesse et de joie. Son regard est perdu et ses bras restent immobiles sur ses genoux. Soudain, le battement des tambours se fait entendre et une force mystérieuse l’envahit. L’homme chante vigoureusement et à chaque vers il semble retrouver sa jeunesse perdue : ses bras reprennent de la force, son regard reprend vie et un sourire se dessine sur son visage. A la fin de la chanson, l’homme redevient petit, se perdant à nouveau dans sa vieillesse.

Il s’agit de Rafael Cassiani, un homme doté d’un don musical exceptionnel qu’il appelle « la grâce ». Il est l’héritier d’une tradition qui s’est transmise de génération en génération, transmettant cette grâce et préservant le savoir ancestral de sa culture. Aujourd’hui, à 87 ans, il commence à sentir la fin de ses jours approcher. Le temps est venu de trouver un héritier : un moment doux-amer où l’artiste dira adieu à son art, espérant que sa grâce transcendera, le rendant immortel ; mais avec la peur d’échouer et d’emporter la connaissance de ses ancêtres dans la tombe.

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