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Author: Festival Fifac

ticuna, une histoire moderne de l'homme en noir
Un couple Franco-Ticuna vit en Amazonie où la culture des autochtones est menacée. L’écotourisme qui s’y développe pourrait être le dernier rempart face à l’appel de la modernité, ou au contraire, le précipiter.
RÉSUMÉ
Il y a 6 ans, Gaëlle, une française s’est installée dans la petite communauté de Puerto Narino, afin d’ y faire sa vie avec Obsimar, un indien Ticuna. Alors que le tourisme s’étend même dans cette communauté reculée, des changements s’opèrent inévitablement dans cette société. En partageant leur quotidien, le couple nous fait découvrir la culture Ticuna, et dans quelle mesure le tourisme l’impacte. En 52 minutes, ce documentaire mènera le spectateur à s’interroger sur la conservation des cultures autochtones, face à la montée en puissance de la mondialisation.
BIO DE L’AUTEURE
Pendant 5 ans, j’ai couvert l’actualité en travaillant pour des chaînes locales et boîtes de production en Métropole. C’est la réalisation d’un premier 13 minutes au Bénin en 2015 qui a marqué un tournant dans mon désir de travailler à l’international. A suivi un second magazine à Madagascar sur l’impact de l’éco-tourisme. Après le passage de l’ouragan Irma sur l’île de Saint Martin, je m’y suis installée afin de couvrir la reconstruction. Depuis un an et demi, mon travail a pris une direction plus affirmée, orientée vers la conservation ( des cultures mais aussi de la biodiversité). Aujourd’hui installée en Floride, un endroit clé pour couvrir l’Amazonie et les îles de la Caraïbe, j’ai pour ambition de réaliser des documentaires/reportages ouvrant la réflexion au grand public sur des thématiques portées par des scientifiques.
NOTE D’INTENTION

Ce flm expose un questionnement rendu inévitable à l’heure où les communautés autochtones voient leur culture menacée. L’idée ici n’est pas de porter un jugement sur le rôle des touristes mais bien d’amener un spectateur curieux, à se poser les bonnes questions sur l’impact de l’écotourisme. Le rendre conscient des conséquences induites par le développement et la simplification des voyages.

Cette histoire d’amour atypique permet aussi d’illustrer la contribution positive des ressortissants étrangers, impliqués dans la communauté. L’exemple avec Gaëlle qui s’est mobilisée lors de l’arrivée du virus pour organiser une levée de fonds pour l’hôpital local.
Une échange culturel qui permet aussi d’apporter une nouvelle économie à la communauté Ticuna. Enfin la question se pose, l’écotourisme serait il le moyen à terme, de conserver les traditions ?

Toutes ces questions, je me les pose depuis longtemps, à l’échelle du monde alors que j’observe cette soif de voyage, en nouvelle vitrine sur les réseaux sociaux.
C’est d’ailleurs dans le cadre d’un voyage personnel, alors que je m’étais installée sur l’Ile de Saint Martin , que j’ai pris la direction de la Colombie.

Peu de temps avant mon séjour, j’ai contacté Gaëlle qui proposait alors un accueil touristique. Nous avons tout de suite sympathisé, son histoire m’a touché.
J’ai passé une semaine dans sa belle famille, elle m’a ouvert les portes de sa maison et de son quotidien. Son beau frère m’a parlé de sa culture et de ses traditions et j’ai pu accompagner Obsimar et Gaëlle alors qu’ils accueillaient des groupes de touristes français. La transformation qui s’opère dans la communauté m’a fait beaucoup beaucoup réfléchir et la famille de Gaëlle et Obsimar me semble un choix audacieux pour amener cette réflexion au grand public.

Cela fait plus d’un an et demi que je suis régulièrement en contact avec mes personnages et ils me font confiance pour aborder la réalisation de ce documentaire.

SYNOPSIS

Tout est noir, place au silence.
D’abord pesant, il est permet d’écouter les premiers bruits de la jungle, des oiseaux, des bruissements, des voix en espagnol. Le spectateur entrouvre les yeux sur une végétation luxuriante, des insectes, et sur la voix de Obsimar, tout doucement.
Il explique comment, la rencontre avec sa femme est partie d’un rêve. Il explique ce qu’elle représente pour lui, comment il la voit, sans jamais citer qu’elle est française.

Depuis la jungle, il se dirige vers sa maison ce qui situe l’environnement du flm. Un village au cœur de la jungle.
Il parvient à sa maison, une bâtisse en bois, tout juste terminée de construire. L’habitation peut paraître sommaire, mais dans la municipalité de Puerto Narino, elle est considérée comme confortable.
C’est le moment de s’introduire dans son quotidien et de rencontrer sa famille.
La porte s’ouvre , et deux chiens arrivent en courant. Suit Unaï, son fils de bientôt 4 ans.
Et une femme rousse, à la peau blanche sort. C’est Gaëlle. Ils partagent les tachent domestiques et l’on assiste à une scène de tout les jours. Gaëlle fait des crêpes, et échange avec son Obsimar en espagnol. On découvre leur environnement de tout les jours, où un hamac fait office de canapé, et ils parlent de leur projet d’installer des panneaux solaires.

Au travail

Nos personnages principaux rejoignent un groupe de Français à la maison d’hôte du village et les mènent lors d’une expédition en bateau . Ils traversent le fleuve Amazone pour accoster au Pérou. Ils sont à la recherche de paresseux dans les arbres, et visitent un village composé d’une dizaine de d’habitants. On voit des touristes en contact avec les villageois, la différence de culture est évidente.
Ils ont choisit de faire une séance d’initiation au rites Ticuna, qui signifie ” nez noir”, ils seront peint avec une encre spéciale.

Les dauphins roses

Un kayak avec Sylvio, le beau frère d’Obsimar, il nous conduit sur le fleuve pour observer les dauphins roses. Il explique qu’ils ont une grande place dans la culture Ticuna et de nombreuses croyances liées. De retour au village, il se dirige vers la mairie pour capter le vif avec son portable. Plusieurs groupes sont présents, ceux qui jouent au football sur la place, et un certain nombre d’entre eux qui font le pied de grue devant le bâtiment , ou se dirige vers les troquets du village.
C’est la première fois que le spectateur observe que cette communauté n’est plus aussi traditionnelle qu’elle n’en a l’air.

L’analyse scientifique

A un moment du flm, il est indispensable de prendre le temps de rencontrer le professeur qui étudie les tribus autochtones depuis des années. Il peut visionner des images de la vie à la communauté ou lorsque les touristes interagissement avec les Ticunas. Ce personnage permet d’apporter une autre dimension au flm en quantifiant l’impact de ces échanges culturel et leurs conséquences. Et évoquer l’avenir de ces communautés.

PHILIPPE PETIT Eva
France
Durée prévue : 52 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
A partir de juin 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
En attente des résultats de Brouillon d’un rêve 

• PRODUCTION ENGAGÉE
aucun

• RECHERCHE QUOI ?
Des producteurs et diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
français, anglais

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

construisons ensemble a chekepattY
La transition d’un quartier informel et de ses habitants vers un lieu de vie formel.
RÉSUMÉ

C’est l’histoire de la mobilisation des habitants de Chekepatty, quartier informel de la ville de Saint-Laurent-du-Maroni.
À travers le parcours de plusieurs habitants, dont Sébastien, un lycéen en dernière année rêvant de devenir architecte, Mialen, jeune maman très impliquée dans les projets de quartier et Carlos, un médiateur de prévention sociale, se révèlent les sacrifices que font les habitants pour sauver leur quartier d’une possible destruction.
Comment ces voisins malgré eux, de cultures différentes, s’unissent à travers de nombreux projets pour l’avenir du quartier qui est dans l’attente du lancement d’un programme de réhabilitation.

BIO DE L’AUTEUR
Né en 1993 à Saint-Laurent du Maroni, en Guyane, Cédric ROSS découvre le monde de l’audiovisuel et cinématographique durant un atelier à l’âge de 14 ans. Depuis ce jour, il réalise divers courts-métrages de fiction et documentaire et s’investit dans l’association Atelier Vidéo & Multimédia pour étendre cet art en Guyane. Salarié depuis aujourd’hui 7 ans, il développe des ateliers d’éducation à l’image en milieu scolaire, périscolaire, dans les quartiers, communes et villages isolés de l’Ouest guyanais. Grâce à son expérience acquise, il travaille aussi sur l’accompagnement de divers tournages sur son territoire, en tant qu’assistant-réalisateur, régisseur et fixeur. Son futur projet est le développement d’une télévision locale citoyenne à Saint-Laurent du Maroni.
NOTE D’INTENTION

Je m’appelle Cédric ROSS, je suis né et vis dans la commune de Saint-Laurent-du-Maroni.
J’ai habité une grande partie de ma vie à quelques rues de quartier spontanées, je passais beaucoup de temps dans ces lieux.
Je me suis toujours demandé pourquoi ces personnes acceptaient de vivre dans de telles conditions, mais il n’avait pas de meilleurs choix.
J’ai fait le choix de ne pas quitter ma ville afin de m’impliquer dans son développement à travers ma passion, le cinéma et l’audiovisuel.
Avec mon rôle de vidéaste et animateur audiovisuel en milieu scolaire, je découvre chaque jour des extensions de ma ville et j’y pose un regard cinématographique.

En 2016, je réalise une base de données vidéo des études des ateliers de CERGY, atelier international de maîtrise d’œuvre urbaine sur Saint-Laurent-du-Maroni, cet atelier donne naissance à l’idée de créer l’association Maroni lab.
En 2018, j’intègre le conseil d’administration constitutif de cette association.
L’objectif est de travailler en concertation avec la population afin d’améliorer leurs cadres de vie.
Aujourd’hui, la ville compte près de 20 lieux de vie informelle. Mon histoire se situe dans l’un d’eux, le quartier de Chekepatty.

Depuis des années, c’est la première fois qu’autant d’attention des administrations et d’action de la population est regroupée sur un même lieu.
La mobilisation des habitants et leurs propositions pour meilleur vivre ensemble est ce qui me fascine et me donne envie de faire ce film.

SYNOPSIS

Chekepatty, en bout de route goudronnée. Situé en extension d’un quartier résidentiel, ce quartier informel accessible via un chemin de terre, est constitué en grande partie d’habitation de fortune en bois et en taule.

Mialen Il est 16 h 30, le soleil tape sur le sable marron de la place centrale. C’est l’heure du football des adultes sur cette même place, ils sont regroupés à l’ombre devant une habitation à l’extrémité du terrain.

Les enfants profitent de l’espace et s’amusent avec un ballon tout en faisant attention aux voitures, scooters, vélos et camions qui circulent sur la Mialen, à peine sortie du lycée, son sac posé sur le sol de gravier, elle patiente sous le carbet.

Cette timide jeune maman consacre tout son temps libre aux projets dans du quartier.
Quelques habitants empruntent les 4 allées du quartier pour rejoindre cette place.
De la terre à certains endroits, des restes de dalle de ciment de l’autre, il faut poser les pieds avec prudence.

Les anciens viennent s’abriter sous ce carbet collectif construit il y a peu par les habitants même, tous attendent la réunion de quartier.

Une grande partie de la population est noir marron, plus précisément de la communauté bushinengué, mais les habitants se regroupent instinctivement par sous-catégorie, les djukas d’un côté, les samaraca de l’autre, un peu plus loin les personnes de communautés haïtiennes regardent.Carlos, médiateur et figure importante du quartier demandent à tous de se rapprocher sous le carbet, le terrain de foot en vue de tous.

Il est depuis 1 an salarié de l’association Maroni lab, qui a pour objectif d’accompagner les habitants pour qu’ils améliorent leurs espaces de vie.

La discussion sur l’avenir du quartier débute.Il explique en langue locale les projections de l’État et de la mairie sur le quartier.Ceux qui peuvent font la traduction en simultané aux autres.

Ce quartier informel est au cœur de toutes les attentions depuis les 6 dernières années, des études universitaires d’architecte et d’urbanisme, des plans de bailleurs sociaux, la mobilisation des habitants créant une association qui veut valoriser la culture Saramaca et collectif de borne-fontaine, la mairie demandant à récupérer le foncier sur l’État.

Tout détruire ou partir de l’existant et restructurer, voilà l’enjeu.

L’objet de la réunion, l’organisation et le lancement de l’aménagement de la place.
Cette place sert aux fêtes, lieu de rassemblement, terrain de foot quand il fait soleil, piscine géante quand il pleut.Elle est le point d’entrée du quartier, donc tous doivent réussir à se mettre d’accord sur son aménagement.

Les réunions, la concertation des habitants, les travaux d’aménagement, le tournoi inter-quartier que veulent renouveler les jeunes seront quelques-uns des moments qui composeront mon film.

Dans un quartier multiculturel où l’espace appartient à tous et personne à la fois, tous ces projets réussiront-ils à voir le jour ? Le projet de transformation de l’informel vers le formel se fera-t-il vraiment ?

ROSS Cédric
Guyane
Durée prévue : 52 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Novembre 2020 – Novembre 2022

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
aucune

• RECHERCHE QUOI ?
Des producteurs

• LANGUES PARLÉES
français

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

LE COIN DES PROS

apinti, la pulsation du fleuve
Un ethnomusicologue africain enquête auprès de ses cousins d’Amérique. Il nous fait découvrir la musique et la culture des Boni, noirs marrons de Guyane, Français à part entière.
RÉSUMÉ

Ce film est un voyage initiatique à l’Ouest de la Guyane française. Apollinaire Anakesa, ethnomusicologue originaire de Kinshasa, nous guide à la rencontre des Boni. Leurs ancêtres, fiers noirs marrons, ont eu le courage de gagner leur liberté en combattant les colons hollandais. Dans des villages rudimentaires créés au cœur de la forêt, ils ont refait société, se souvenant de leur terre mère. Leurs pratiques des tambours, chants, danses et traditions rituelles héritées de l’Afrique se sont perpétuées dans l’isolement, de génération en génération.

En quête de ces merveilles méconnues, Apollinaire Anakesa nous guide à la rencontre de ces musiques. Son regard africain les éclaire sous un angle inattendu. Dans toutes les colonies d’Amérique, des rythmes partis d’Afrique ont généré une multitude de formes musicales métisses. Ce sont celles qui dominent aujourd’hui le vocabulaire global des musiques populaires. Un mystère dont nous cherchons les clés chez ce peuple isolé de Guyane.

BIO DES AUTEURS
François Bensignor Journaliste musical depuis la fin des années 1970, ma passion pour les musiques noires trouve un tremplin avec les musiques africaines, dont je deviens un spécialiste. En embrassant le domaine des musiques du monde, je contribue à structurer ses réseaux en France métropolitaine et d’outre-mer. Je tourne à Kinshasa le film documentaire Papa Wemba Fula Ngenge (2000), deviens responsable du Centre d’info des musiques du monde à l’Irma. J’accompagne l’aventure de Mondomix sur Internet et sur papier, puis contribue à son exposition Great Black Music de la Cité de la Musique de Paris (2014). Auteur du film documentaire Au-Delà des Frontières, Stivell (2011), et de la biographie Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat (2012), je crée la série d’émissions Les Sons de… pour la chaîne musicale Melody d’Afrique (2017), puis tourne le documentaire Belaï, le voyage de Lélé (La Belle Télé, 2018) sur de jeunes musiciens kanak en Nouvelle-Calédonie. Florent de La Tullaye En 2004, sort le film La danse de Jupiter, une plongée dans les ghettos de Kinshasa à la rencontre de ses innombrables musiciens. En 2008, Victoire Terminus est présenté au Festival du Film de Berlin. Prix Grieson du meilleur film documentaire au Festival BFI de Londres, ce film raconte l’histoire de jeunes boxeuses à Kinshasa. Leurs combats font échos à l’affrontement armé que se livrent au même moment les deux prétendants à la présidence du Congo RDC. En 2010, Benda Bilili ! fait l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs. Des trottoirs de Kinshasa au triomphe international, le parcours exceptionnel du groupe de musiciens handicapés du Staff Benda Bilili. De 2011 à 2018, j’ai réalisé des films documentaires pour la télévision : Pygmée Blues ; The Africa Express ; Garden of love ; Le chant des Walés ; Noire Amérique ; Portraits de Touaregs ; Patagonie à la lisière du monde. Je produis des musiciens de Kinshasa: Jupiter & Okwess, Staff Benda Bilili et KOKOKO!
BIO DU PRODUCTEUR

Didier Urbain a été journaliste musical, puis journaliste reporter d’image, puis réalisateur de clips, films institutionnels et documentaires, passionné de musique et de numérique, autodidacte, installé en Guyane à Saint-Laurent du Maroni depuis 2004. Puis producteur avec 5° Nord Productions société créée en 2010, travaillant avec France Télévisions, MTV, Public Sénat, TV5 Monde, ATV Guyane… Une dizaine de films TV, réalisés ou produits ou coproduits, le plus emblématique : Botoman, métier piroguier (2015) avec Guyane La 1ère.
Agitateur et militant pour le développement et la structuration de la filière audiovisuelle dans les Outre-mer. Organise des résidences d’écriture documentaire avec DocMonde, des formations de techniciens et des rencontres professionnelles à l’échelle Amazonie-Caraïbe. On lui doit un peu, beaucoup, le Fifac !-)
Dernière « victoire » : Untɨ, les origines (2019) de Christophe Yanuwana Pierre, un jeune de Saint-Laurent accompagné depuis des années, aujourd’hui Prix Découverte audiovisuelle de la Scam 2020, dont le documentaire est vu aux 4 coins du monde.

NOTE D’INTENTION

Apollinaire Anakesa incarne à l’écran le guide, le passeur et le narrateur. C’est à travers lui et avec lui que nous découvrons le monde des Boni. Personnage atypique, il nous permet de porter un regard atypique sur leur culture. Bien que nous apportons à ce film une structure, un œil, un souffle et une façon de faire, Apollinaire vient incarner, révéler et enrichir un regard plus décentré — « le Sud regarde le Sud », — par rapport à ce qui se fait souvent dans les productions du Nord.

Le statut d’Apollinaire change au long du film. Sa présence a quelque chose de symbolique pour les Boni. Ils ne manquent pas de lui poser des questions sur cette Afrique qui vit en eux mais sur laquelle ils n’ont jamais posée un pied. Sa présence vient renforcer les liens familiaux distendus par l’histoire. Il est accueilli comme le grand frère qui manquait tant aux réunions familiales. Si la personnalité d’Apollinaire et son histoire personnelle se dessinent en filigrane le long du film, c’est avant tout un film sur les liens éternels qu’entretiennent les Boni avec leurs racines africaines.

Considéré sur le temps long, le processus de recréation culturelle au sein des sociétés d’origine africaine déplacées dans le “Nouveau monde” s’impose comme une énigme féconde. Il apparaît comme le ferment du complet renouvellement de l’expression des musiques populaires telles qu’elles dominent aujourd’hui la scène artistique globalisée. En l’espace de quatre siècles, la lente digestion de l’histoire culturelle mondiale a produit des effets jamais imaginés. Une population déshumanisée puis déplacée, démunie de tout bien propre, privée de sa liberté et de son libre arbitre durant deux siècles et demi, a su générer l’expression artistique la plus universellement adoptée par la société humaine contemporaine mondialisée.

Ce phénomène, commun à toute la sphère géographique où s’imposa le système de l’économie triangulaire, a produit des musiques d’une incroyable force créative. Cette même force créative, nous la débusquerons dans le laboratoire qu’est la société des Boni, demeurée si longtemps à l’écart des influences extérieures.

SYNOPSIS

Issu d’un quartier populaire de Kinshasa au Congo, l’ethnomusicologue Apollinaire Anakesa a étudié pendant sept ans la communauté des Boni à l’Ouest de la Guyane. Invité par son ami Jean Moomou à venir prendre part à une cérémonie de levée de deuil, le Puu Baaka, il se rend dans la région isolée de Papaïchton sur le Haut Maroni.

Apollinaire embarque à bord d’une pirogue à moteur pour une longue remontée du fleuve Maroni jusqu’au cœur de la forêt amazonienne. Au court de ce voyage chez les Boni, Apollinaire est envahi d’un trouble récurrent. Des images rémanentes s’imposent à lui, l’impression de se retrouver au Congo, son pays.

Le voyageur enquête auprès des Boni, recueille la musique, les paroles des anciens, les danses, les contes, tout ce qui a construit cette petite société issue du marronage. Il reconnaît cette relation aux corps emportés par la transe. Africain, il sait tous ces moments propices à communiquer avec l’univers supra-humain qui échappe à la pensée occidentale.

Apollinaire est en quête de réponses à son interrogation majeure : « Si ces noirs partis d’Afrique dans la terrible réalité de l’esclavage sont parvenus à maintenir en Amérique tant de pratiques de leurs ancêtres, comment l’ont-ils gardé ? Qu’est-ce qui s’est transmis ? Qu’est-ce qui s’est transformé ? Comment ces éléments structurent-ils encore la société des Boni ? Comment l’Afrique d’autrefois a-t-elle pu renaître au cœur de l’Amazonie, loin de toutes influences modernes ? »

Autant d’énigmes qui guident le voyageur.
Elles résonnent en écho entre deux continents, ses rythmes traversant l’onde de l’océan.
Elles tissent le devenir d’un monde séculaire, encore trop ignoré des Histoires officielles.
Elles gravent de leur emprunte les relations entre des sociétés marquées par l’héritage du passé, qui cohabitent sur les territoires partagés de la Guyane contemporaine.

Tandis qu’Apollinaire enquête, enrichissant ses connaissances et son concept de « dire musicale », les anciens de la communauté Boni voient en lui le lien perdu avec leurs origines et se posent des questions quant à leur avenir. Dans ce paradis des orpailleurs, sur lequel les sectes évangélistes ont jeté leur dévolu néfaste, les jeunes générations tournent le dos aux traditions, mettant la cohésion de la communauté à l’épreuve de sa possible dislocation.

BENSIGNOR François & DE LA TULLAYE Florent
France
Durée prévue : 52 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Juillet 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
Obtenue : Collectivité Territoriale de Guyane
Sollicitée : Ministère de la Culture, films documentaires en anthropologie visuelle et sur le patrimoine culturel immatériel en France

• PRODUCTION ENGAGÉE
5° Nord (Guyane)

• RECHERCHE QUOI ?
Des diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
français, anglais

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

laisse-moi m'en aller

Plongée dans l’aventure artistique du rappeur guyanais CRB10, dévoilant son parcours initiatique dans un cadre collectif et la difficulté de poursuivre ses rêves sur un territoire où tout est à inventer.
RÉSUMÉ

Avec mon documentaire « Laisse-moi m’en aller » je souhaite plonger le public au cœur de l’histoire de CRB10, rappeur slameur guyanais qui s’est donné la mort le 24 mars 2020 à 27 ans, à Paris.
A travers ce film sur la carrière musicale de ce jeune d’origine haïtienne issu d’une famille pauvre évangéliste, nous découvrirons comment une aventure artistique peut transformer une personne que ce soit d’un point de vue psychologique, de son engagement, de son positionnement dans la société. Mais je veux aussi dévoiler la difficulté de poursuivre ses rêves de vivre une vie meilleure sur un territoire où tout est à développer et à créer.
Bien au-delà d’un hommage posthume, ce film témoignera de l’importance de ce parcours initiatique dans un cadre collectif en l’illustrant par l’œuvre et les textes particulièrement touchant de l’artiste. « Ce n’est pas le résultat final qui compte » mais cette rage de vouloir s’en sortir et cette fierté d’avoir au moins essayé !

BIO DE L’AUTEURE
Amoureuse des musiques guyanaises, c’est par son implication bénévole au sein du SAS Prod que la passion de Chloé Bebronne pour l’audiovisuel s’est déclenchée. En voulant mettre en image les sons produits par son association à travers des clips, Chloé a pris goût très rapidement aux ambiances particulières des tournages. D’assistante de production (série « Guyane », émission musicale « ZIK Truck », court métrage « Lovena » d’Olivier Sagne, etc.) à directrice de casting (série Maroni 2) en passant par scripte (Teaser « le caïman d’or » d’Alain Maline,…), fixeuse (série documentaire « Guyane Underground) ou encore assistante réalisateur (long métrage « Chimenchyen » de Stéphane Floricien), Chloé a multiplié les expériences et engrangé des compétences en fonction des opportunités présentes. En 2020, elle a réalisé en autoproduction son premier très court-métrage « Ma mère est une super-héroïne » sur les violences conjugales du point de vue naïf d’un enfant.
NOTE D’INTENTION

Ce film m’est devenu vital le jour du suicide d’un ami très proche, un frère de cœur, Biblos alias C.R.B.10. Le cœur serré et nostalgique à l’annonce de sa disparition, j’ai commencé mon travail de deuil en parcourant les archives du SAS Prod à la recherche de son sourire, de ses textes et de son énergie… En me replongeant dans toutes ces données, j’ai saisi à ce moment-là l’importance du travail accompli et le besoin d’en témoigner.

Nous avions vécu ensemble une expérience intense au sein de l’association SAS PROD, structure de production et de professionnalisation du secteur musical guyanais
Main dans la main, nous avons produit son premier album « prisonnier de ce monde » en travaillant nuit et jour sur ce projet. Ses textes, conscients et introspectifs, s’inspiraient de parole de l’évangile qu’il utilisait tels des punchlines. Son album a connu un franc succès et lança le début de sa carrière. Très souvent au local de l’association, il était investi sur l’ensemble des projets et participait pleinement à la vie communautaire, dans l’objectif de prendre part à cette utopie musicale collective.

Ce film va entièrement être réalisé à base d’images d’archives de l’association SAS Prod dans lesquelles CRB10 apparait très souvent. Il y a une quantité d’images assez impressionnante, prouvant que nous avions compris l’importance de saisir ces souvenirs.
C’est une histoire vécue de l’intérieur. En effet, ma position de cheville ouvrière au sein de la production m’a permis d’assister à l’évolution de CRB10. Je ferais parler ces archives par rapport à ce lien, avec un point de vue particulier et unique.
Les chansons de son deuxième album « préface » qui ne verra donc pas le jour ponctueront le film. Les paroles dévoilent ses questionnements existentiels, notamment sa difficulté à trouver sa place socialement.

Grace à ce parcours de vie d’un jeune artiste touchant et engagé, ce film témoignera d’une aventure artistique guyanaise peu ordinaire mais qui fait écho à tant d’autres destinées.

SYNOPSIS

Le film démarrera par l’annonce du suicide à Paris de Biblos, dit C.R.B.10, jeune artiste produit par le SAS Prod. Un montage de ses clips et scènes sera diffusé à l’écran pendant cette chronique.
Je prendrais la parole durant ce montage, expliquant le choc terrible de cette annonce de la perte de mon petit frère de cœur. Face à ce vide, je décide de me plonger dans les archives de l’association, à la recherche d’images de lui, de son rire, de ses yeux fuyants.

Nous découvrirons dans les archives du SAS Prod, CRB10 en train de préparer son nouvel album « préface » qu’il ne terminera donc pas… Nous nous arrêterons particulièrement sur deux temps forts de ce projet.

Une des scènes capitales dans sa construction artistique fut l’avant-première du concert de Kery James. L’ensemble de la préparation à cette scène a été documenté notamment les discussions à ce sujet et répétitions. Nous l’avons également suivi en backstage avant et après la scène, au côté de Symon son guitariste qui lui promet de faire « des putains d’instru et de l’emmener à Paris ».

La production du titre et clip « je t’aimerai » de C.R.B.10 et Sweet Way fut un moment intense de sa vie musicale. On peut le voir écrire ses paroles avant de composer avec les deux chanteurs invités sur le morceau, dans le studio. Puis, on découvre la préparation de son clip dans lequel il a mis en scène un faux mariage. Nous serons ensuite à ses côtés lors de la promotion de ce titre, avec les premières radios et scènes, finissant par chanter à Paris à la Cigale.

Mais je veux aussi dévoiler CRB10 lorsqu’il évolue au sein du SAS Prod. Il était très souvent présent, à l’aise dans ce local dans lequel il s’était tant impliqué. Grand blagueur et joueur, on entendait son rire d’une pièce à l’autre.
Grace aux archives, nous découvrons CRB passant l’aspirateur avec des bénévoles en se saisissant soudain du tuyau pour rapper en improvisation. Puis nous partirons avec lui au sein de notre webradio dans laquelle il fera un freestyle avant de se faire couper la parole par Sista Sony, une artiste plus confirmée. Ou encore en train de faire des pompes, un de nos jeunes sur son dos. Il avait osé être en retard une énième fois à une réunion ! Au sein du SAS Prod, il s’était composé une seconde famille, la SAS Family. On le découvrira en train de jouer avec les enfants des bénévoles puis en train de manger au milieu de tous.
Mais, cette aventure du SAS a malheureusement cessé. CRB10 a donné le dernier coup de clé du local et les a remises au propriétaire. J’ai en image cette dernière visite, le local vide qui se conclue par « triste départ , ainsi va, bisous , voila j’ai fait du mieux que je pouvais  ».

A la fermeture du local du SAS Prod, il s’est retrouvé devant un grand vide et sans équipe. Il a tenté de continuer d’exister musicalement, recherchant de nouveaux studios où enregistrer, sortant des titres plus dans le style du « rap game ». Nous le verrons en préparation de tournage de ces clips, tentant de s’organiser une nouvelle équipe autour de lui.

Le film se conclura sur le titre « laisse-moi m’en aller » extrait de l’album « préface » avec un montage rapide qui reprendra des moments touchants de sa vie.

BEBRONNE Chloé
Guyane
Durée prévue : 60 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Début 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
aucune

• RECHERCHE QUOI ?
Des producteurs et diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
français

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

les maitres de la pagaie
À Saint-Laurent du Maroni en Guyane, Rivaldo, Marotte et Sergio participent à la fabrication d’une pirogue. Grâce à ce projet et à leur smartphone, ils vont tenter de s’ouvrir sur le monde et se raconter.
RÉSUMÉ
Marotte, Sergio et Rivaldo habitent en Guyane. Atteints de déficience mentale ou physique, ils participent au projet de fabrication d’une pirogue de course en résine. Avec leur smartphone, ils vont raconter le projet, se raconter et tenter d’y construire un espace d’expression entre leur famille, la structure médico-sociale qui les accompagne et la société dans laquelle ils n’ont pas forcément trouvé leur place.
BIO DE L’AUTEUR

Après un Master en Réalisation et Production Documentaire à l’université Lyon 2, François Gruson multiplie les expériences en production, d’abord à Lyon puis au Cambodge avant d’atterrir en Guyane. En plus de produire des productions documentaires, il en réalise certains. Le projet Les Maîtres de la Pagaie en fait partie.

BIO DU PRODUCTEUR

5° Nord Productions est une société de production audiovisuelle créée en décembre 2010, en Guyane, à Saint-Laurent du Maroni. Ses réalisations sont essentiellement du documentaire, du reportage, des films institutionnels et de la captation de spectacles.

5° Nord Productions accompagne de nombreux tournages sur l’ouest guyanais et le fleuve Maroni avec un réseau de piroguiers, fixeurs, interprètes, régisseurs, pouvant se traduire ou non en production exécutive.
L’ambition de 5°Nord Productions est avant tout de produire des films documentaires et des contenus digitaux sur les différentes cultures et communautés présentes en Guyane et dans les territoires voisins. Il s’agit également d’ouvrir le regard sur le monde et de proposer des contenus engagés mettant en avant des modes de vies singuliers, souvent minoritaires et militants.

NOTE D’INTENTION

Guyane, Saint-Laurent du Maroni. À l’abri d’un soleil de plomb, Marotte, Rivaldo et Sergio s’affairent sur la partie intérieure d’une pirogue.
Les outils qu’ils utilisent sont différents de ceux utilisés pour les pirogues traditionnelles. Celle sur laquelle ils travaillent est en résine. Leur projet avec cette pirogue, c’est celui de participer à la célèbre course de pirogue de Guyane, celle des Maîtres de la Pagaie.

Rivaldo et Marotte sont atteints d’une déficience mentale, Sergio est malvoyant.
Ce projet de fabrication de pirogue a été mis en place par la structure médico-sociale qui accompagne. Il a pour but de leur redonner confiance en eux et de se confronter au monde du travail.
Pour les mener à la course des Maîtres de la Pagaie ils suivront des cours de Kayak, car Sergio, Rivaldo et Marotte ne savent pas naviguer à la pagaie.
Chacun d’eux a grandi avec en tête le fait d’être différent des autres.
En plus de leur déficience certains conflits et trajectoires familiales les ont petit à petit isolés du reste de la société.
Leur vécu, leur vision, leurs questionnements, rarement ils ne les expriment. Pourtant ils font partie intégrante de leur quotidien.

Dans cette série documentaire il sera question de suivre l’avancée de la fabrication de la pirogue de course par les trois jeunes mais aussi la possibilité pour Marotte, Sergio et Rivaldo de documenter leur quotidien et de raconter leur histoire grâce à un smartphone.
De ces images prises par les jeunes découleront des récits, des rêves, des envies, des frustrations, des souvenirs.
Il ne sera pas forcément question de raconter sa vie mais plutôt de créer son espace d’expression, son monde, truffé de métaphores, d’images vécues, de témoignages ou de réactions sur l’instant. Des choses digérées, d’autres non.
Cette parole prendra la forme que chacun voudra lui donner, elle pourra s’articuler par le chant, la poésie ou de manière complètement spontanée par ce que l’instant filmé aura provoqué.

SYNOPSIS

Sur une piste cyclable au goudron usé, Rivaldo pédale fièrement sur sa monture. Casquette vissée sur le crâne, il toise les voitures qu’il croise sur sa route.
Le soleil de plomb de la Guyane le transporte jusqu’à chez lui.

– « Fa yu pasa a mmateng ya ? »
(Comment ça a été ce matin ?) lui demande sa sœur
– « Wi bee lapu boto. Tamaa aw dee wi sa scur »
(Avec de la pâte, on a bouché des trous. Demain ce sera sec, on pourra finir et poncer)
Le Taki-Taki, la langue locale parlée par les bushinengé, fait rythmer les rues et les quartiers de Saint-Laurent du Maroni.
Avec Marotte et Sergio, deux autres jeunes bushinengé, Rivaldo participe à la construction d’une pirogue en résine.
Ce projet, ils l’ont mis en place avec les adultes-relais de la structure médico-sociale qui les accompagne depuis plusieurs années.

Marotte, jeune femme d’une vingtaine d’années, se prépare à partir de chez elle.
Sur la route pour l’atelier le chant de la prière a pris place dans l’habitacle. Le paysage défile et Marotte se laisse divertir par un avion qui décolle de la piste de l’aérodrome. Avec son smartphone, elle film la scène et zoom sur l’avion déjà haut dans le ciel.

– « Il va où cet avion ? Maripasoula ? »
– « Je ne sais pas, souvent ceux qui vont à Maripasoula font un virage serré après le décollage »
Marotte essaie de voir si l’avion va effectuer une manœuvre ou non, mais bientôt les nuages gris dans le ciel cacheront l’appareil.

Dans la maison d’un lotissement de Saint-Laurent du Maroni, Sergio prépare le repas pour les enfants autour de lui. Certains sont ses frères et sœurs d’autres ses cousins et cousines.

En leur demandant du calme il se baisse et sèche les larmes de sa jeune sœur,

– « Saide yee kee woo njang aini 15 miniti go sidong wakiti »
(Pourquoi tu pleures ? On mange dans 15 minutes. Va t’asseoir en attendant).
Lorsque le calme est revenu et que sa tante a pris la relève, Sergio essaie de caler son smartphone entre deux livres dans une petite pièce de la maison. Sur le rythme d’une instrumentale, il se met à chanter :

– « … Mi nai luku na deng, a na deng e meke mi go anga fesi. Mi e du sang mi wani en sang mi fii fu du. Sang na fu yu na fu yu, a nai luku mi. Yu kang taki sang yu wani a nai luku mi … »

(… Je ne m’occupe pas des autres, ce n’est pas eux qui me font avancer. Je fais ce que je veux et ce dont j’ai envie. Ce qui est à toi est à toi, ça ne me regarde pas. Tu peux dire ce que tu veux, cela m’est égal…).

Marotte et Rivaldo sont atteints de déficience mentale. Sergio est malvoyant.

Ce projet de fabrication de pirogue a pour but de les sortir de leur isolement, de leur permettre de se confronter au monde du travail, seuls ou en groupe.
Mêlées aux images de prises de vue réelles, les images smartphone tournées par Rivaldo, Sergio et Marotte leur permettront de documenter leur vie, se filmer, parler et se dévoiler tout au long des épisodes de la série.

GRUSON François
Guyane
Durée prévue : série de 10 x 10 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En développement

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Janvier à mai 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
5° Nord (Guyane)

• RECHERCHE QUOI ?
Des diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
français, anglais

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

Hairouna, land of the Blessed
Connaitre ses racines, ne signifie pas se connaître soi-même.
RÉSUMÉ

Sur une île paradisiaque dévolue au luxe, Hairouna, Terre des Bienheureux, demande : « Qui suis-je ? »
Un jeune homme de la nation des Caraïbes, à Saint-Vincent-et-les Grenadines, découvre qu’il descend des «Black Caribs» qui ont survécu au génocide et à l’exil pendant la colonisation anglaise. Il parcourt l’île en apprenant tout ce qu’il peut sur son héritage perdu auprès d’historiens, d’activistes et d’artistes. Mais pour gagner la réconciliation spirituelle, il doit se rendre en Amérique centrale pour y apprendre la langue de ses ancêtres auprès des descendants des exilés qui la parlent encore dans des communautés tout le long de la côte caraïbe.

BIO DE l’AUTEUR
Akley Olton est un cinéaste et artiste visuel basé à Saint-Vincent-et-les Grenadines, passionné par les histoires qui inspirent et provoquent. Il se consacre au développement du cinéma caribéen et a été formé aux arts visuels, au graphisme, à l’animation et à la production cinématographique et audiovisuelle. Il a bâti une carrière professionnelle en tant que directeur de la photographie, avec plus de 8 ans d’expérience dans la prise de vues, l’étalonnage, la production vidéo, sur plusieurs projets locaux, régionaux et internationaux, y compris des films de fiction et documentaires primés.
NOTE D’INTENTION

Hairouna est un mot Kalinargo. En anglais, cela signifie le pays des bienheureux. C’est ce que pensent des centaines de milliers de Garífunas d’Amérique centrale et du Nord à propos de Saint-Vincent-et-les Grenadines, alors que nous à St. Vincent ne savons même pas ce que cela signifie ; alors que nous ne faisons aucun effort pour apprendre leur langue, qui est aussi la nôtre. Un pays sans image est un pays qui n’existe pas, Un peuple sans histoire est destiné à un état de ruine perpétuelle. Quelle est l’image de mon pays, de mon peuple? Suis-je un Garifuna? Je ne sais pas. Je ne sais pas si une vie me suffira pour savoir. J’ai l’intention de questionner mes origines et de les exposer dans ce film pour en tirer des conclusions.

Suis-je Garifuna ? Non seulement je leur ressemble, mais j’ai aussi découvert que j’avais plus en commun avec eux qu’avec n’importe quel Anglais. Imaginez ce que ce serait de vous réveiller dans votre ville, où vous êtes né et avez grandi, et réaliser que vous êtes un parfait inconnu, que vous vous sentez comme un touriste chez vous. Ce documentaire vise à sauver cela. Nous avons commencé un voyage à travers Saint-Vincent pour retrouver notre culture, pour dire à tout le monde quelle est notre histoire. En le découvrant, j’ai découvert le Honduras, le pays voisin.

Les Garífuna ont été expulsés de Saint-Vincent et se sont réfugiés au Honduras et où ils ont résisté aux colonisateurs pendant plus de 3 siècles, mais maintenant ils font face à un ennemi plus puissant contre lequel ils ne sont pas prêts à se battre. Leurs territoires ont été vendus par le gouvernement pour construire des stations balnéaires et exploiter les plages. Leurs enfants ne parlent plus le garifuna, leur culture est étiquetée et vendue comme quelque chose d’exotique, les voix qui peuvent nous raconter notre histoire sont étouffées. En tant que documentariste, je ne peux pas changer cela, mais ce que je peux faire, c’est sensibiliser, créer un témoignage pour les générations futures et dénoncer.

SYNOPSIS

Saint-Vincent-et-les Grenadines est un paradis tropical pour profiter de la nature et se détendre dans des hôtels luxueux. Une forêt tropicale luxuriante, des plages idylliques, des récifs coralliens et des lagons turquoise. Les gens viennent d’Amérique du Nord et d’Europe pour se prélasser sur nos plages de rêve. Voyager à travers les Grenadines est l’endroit où vous voyez le summum du tourisme. Luxe et distinction pour les millionnaires du monde entier. Même Tommy Hilfiger vit ici. Mégayachts, manoirs, hôtels, eaux calmes immaculées. Les touristes aiment les vacances d’été, ils vont dans les restaurants, les hôtels et les boîtes de nuit pour passer un bon moment. Mais grandir dans les Caraïbes a toujours été pour moi un sentiment de perte. Partout où j’ai vécu, j’ai appartenu à quelqu’un d’autre.

Mon père m’a quitté quand j’avais deux ans, du moins c’est ce que ma mère m’a toujours dit. Il est allé aux îles Vierges britanniques, pour trouver de meilleures opportunités que ce qu’il avait ici à Saint-Vincent. Tous mes frères et sœurs ont un père différent et sont différents de moi. Ma mère a donc travaillé à nettoyer des maisons de luxe et des chambres d’hôtel, pour que je puisse profiter de mon enfance et avoir une bonne éducation. Parfois, elle m’emmenait avec elle et je l’aidais. C’est ainsi que j’ai commencé à voir comment vivaient les riches Vincentiens. Les employeurs de ma mère me donnaient parfois des jouets, des livres et des vêtements. De cette façon, je m’habillais toujours mieux et j’avais des choses plus chères que les autres enfants de ma communauté. Ma mère voulait aussi que je me sente à l’aise et que j’aie la même expérience scolaire que les autres enfants de l’école chic que j’ai fréquentée.

Même si j’étais boursier, nous devions encore acheter des fournitures coûteuses. Sur la liste des livres qu’elle devait acheter, il y en a un qui était particulièrement cher, mais nécessaire, un Atlas. Maman a économisé et nous l’avons finalement acheté. Lorsque j’ai ouvert le livre pour la première fois, dans mon cours de géographie, j’ai réalisé que Saint-Vincent-et-les Grenadines n’apparaissait pas sur la carte du monde. Au lieu de cela, les enseignants nous ont appris l’histoire britannique.

Mes livres d’histoire contenaient donc des images de manoirs et de plantations coloniales qui pour moi ressemblent aux hôtels que ma mère nettoie aujourd’hui. Ce que j’aimais dans ces images, c’était leurs arrière-plans – les collines et les couchers de soleil. Toutes les images que j’ai vues de personnes qui me ressemblent nous représentaient enchaînés, travaillant dans les champs ou fouettés. La seule chose que j’ai apprise sur mes propres ancêtres, c’est que les Britanniques les ont réduits en esclavage. J’ai ressenti le besoin de trouver des images de moi-même et de mes ancêtres. La première chose que j’ai faite quand j’étais enfant a été de dessiner, avant même de pouvoir écrire mon nom. Et en tant qu’adulte, j’ai découvert d’autres images qui font partie de l’histoire de Saint-Vincent.

Il y a des pétroglyphes dans toute l’île. Vraisemblablement, la tribu Caraïbe a gravé ces images sur des roches pour exprimer ses propres identités et histoires. Il en existe plusieurs dans le village de mon père, appelé Greggs, qui est un village que les Britanniques n’ont jamais colonisé. Greggs était caché et traversé par deux rivières. Pendant des années, les Anglais ne savaient même pas qu’ils étaient là. En visitant le village, j’ai vu d’autres pères apprendre à leurs fils à jouer au cricket. J’étais jaloux. Plus tard, j’ai découvert que ma jalousie était également imprégnée de douleur et d’un sentiment de trahison.

Maintenant, je veux être père moi-même et c’est une pensée qui m’effraie. Parce que je veux enseigner à mes enfants autre chose qu’un héritage de l’esclavage, et je ne sais pas comment. Je veux leur parler des Mandingues qui ont traversé l’Atlantique depuis l’Afrique, ont rencontré des peuples autochtones ici, et qui se sont engagés dans des formes d’échange passionnantes et fructueuses sur cette belle île que j’appelle chez moi. Mon film cherchera ces images pour mes enfants en regardant vers mon passé, un passé que je vais devoir dessiner et filmer pour le faire exister – contre l’effacement et l’esclavage qui ont longtemps limité ma vision.

A mon arrivée au Honduras, je me rend compte que les Garifuna sont encore confrontés à l’exil, cette fois en raison des investisseurs qui veulent construire des hôtels sur leur terre et leur plage. Mon film en forme de road trip explore la relation entre les traditions et la culture moderne d’une manière profondément personnelle.

OLTON Akley
St Vincent & les Grenadines
Durée prévue : 75 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En développement

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Avril – Novembre 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
Island Rebel Media

• RECHERCHE QUOI ?
Des coproducteurs

• LANGUES PARLÉES
anglais

 

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

MISE A JOUR DU 7 OCTOBRE : 

Nous pouvons dorénavant accueillir 400 personnes au Camp de la Transportation.

——

 

Malgré une amélioration de la crise liée au coronavirus en Guyane, les règles liées à l’état d’urgence sanitaire persistent. Nous sommes cependant très heureux d’annoncer que nous pourrons accueillir jusqu’à 200 personnes au Camp de la Transportation pour assister aux projections en plein air des films sélectionnés par le FIFAC. Nous avons fait en sorte que l’aménagement de l’espace soit optimisé pour assurer le respect des gestes barrières et la sécurité de chacun.e et avons pris des mesures conformément aux recommandations de la DGCA :

  • Respect de la distance de 4m² par personne (soit 1m² autour de la personne)
  • Ré-organisation de l’espace garantissant une organisation laissant un fauteuil vide entre les groupes de spectateurs
  • Limitation des groupes de spectateurs à 10 personnes
  • Port du masque obligatoire dans tout le Camp de la Transportation
  • Mise à disposition de produits et matériels destinés au lavage des mains pour le public et l’organisation
  • Nettoyage et désinfection des équipements et des locaux
  • Solutions hydroalcooliques à l’entrée du Camp de la Transportation
  • Affichages des mesures barrières à l’entrée du Camp
  • Invitations au public à arriver en petits groupes

La responsabilité de chacun est engagée et nous mettons tout en œuvre pour que le public et nos équipes passent le meilleur moment possible lors de cette édition du FIFAC. Rendez-vous mardi !

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martinique la 1ère
SALCÈDE Laurent

Directeur des contenus

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christophe.assezat@tv5monde.org
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01 44 18 55 89

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Ligne éditoriale : Chaîne généraliste en langue française.

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lcp - assemblée nationale
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La case documentaire de LCP s’inscrit dans le cadre de l’émission DEBAT DOC présenté par Jean-Pierre Gratien.
Tous le soirs à 20h30 un documentaire de 52/55 minutes est diffusé suivi d’un débat.
Thématiques : politique, histoire, société  et international/géopolitique.
Nous souhaitons diversifier les écritures documentaire avec aussi bien des signatures que des premières œuvres, des films d’auteur que d’investigation.

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