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Author: Festival Fifac

C’est en 2018 que Vincent Rimbaux et Patricia Landi réalise « Le Vertige de la Chute » qui se déroule chez nos voisins : le Brésil. Le documentaire relate dans sa totalité de l’effondrement du Brésil et des multiples conséquences sur ses habitants. En l’espace de 86 minutes, et au travers de différents personnages, Rimbaux et Landi mettent en place un contraste ingénieux, celui de l’art et du chaos. À la même vitesse que le pays, l’Opéra de Rio est menacée de s’écrouler. Cependant, considéré comme un trésor national, danseurs, musiciens, logeuses, portiers rentrent en résistance afin de défendre cet héritage qui les réunit plus aujourd’hui que jamais. 

Cette histoire émeut autant qu’elle ne divertit et cela on le doit à l’emplacement de la musique, correspondant toujours aux plans qui l’accompagnent, au filtre noir et blanc qui accentue l’état de désordre qui règne continuellement et rend la vie qui d’habitude est de nature douce, amère. Et enfin, le succès de ce document est sans hésiter la scène de danse interprétée par les résistants du Théâtre dans la rue, qui, avec la passion de toute une vie, diffuse un peu de pureté dans un monde accablé. 

Ce film est, sans hésiter, à découvrir. La réalisation est agréable à l’oeil , le sujet est d’actualité et concerne plus d’un et pour finir, ce dernier nous passe un message poignant : peu importe le mal être dans lequel notre monde se trouve, l’art ne meurt jamais. 

« Le rap pour la liberté »

 Modelo Estereo est un film documentaire de 54 minutes réalisé par le collectif Mario Grande tournée en 2018 en Colombie

Véritable microcosme où tout  ici est question d’argent, du matelas à la nourriture. La prison de Bogota est une prison atypique. On découvre une véritable ville où les prisonniers jardinent, animent une radio sous les bannières de vêtements à sécher. On va suivre Garo et un ensemble de prisonniers qui vont sous l’impulsion d’un gardien  s’évader du milieu carcérale et de la violence par le biais de la musique, de la danse et du chant. Avec son ami My Friend il va mettre en musique son parcours, son vécu de détenu et poursuivre cette nouvelle passion à l’extérieur tant bien que mal. Des moments de tristesse mais qui n’entrave en  rien la volonté de s’en sortir. Percutant, on ne peut rester indifférent à cette réalité. Dans ce film on est en immersion,on parle de cinéma direct, nous vivons  le quotidien des prisonniers sans filtre. Nous sommes placés au milieu du quotidien de la prison, la caméra est un « détenu ».  A la fois dynamique et entrainante, la musique participe à la construction narrative et à l’ambiance du documentaire. Nous vous invitons fortement à regarder ce film documentaire.

 

Marie-Paule Plepst

Gretchen  Fraser

Pablo Claire

Willhem Lefort

Tous les jours, découvrez la newsletter du FIFAC. Pour la deuxième journée, le portrait de Walles Kotra, Directeur du réseau France Télévisions d’Outre-Mer, le programme de la journée et de demain et l’interview de Clémence Mouton, Rédactrice en Chef Adjointe de Chronique du Maroni.

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Edito

FIFAC, c’est parti et tel que cela était annoncé une ligne éditoriale se dégage et s’affirme : produire et être vu. Du Plateau des Guyanes aux Caraïbes, du Brésil au Vénézuela, du Suriname à Haïti, les peuples autochtones, les citoyens, s’accordent à vouloir une autonomie de production, de prises de parole, mais pour qui, si l’on ne peut être ni vu ni entendu ? L’expérience et l’exemple du FIFO en océanie prouve que cela est accessible. Comment rendre possible ce processus, ces collaborations à l’échelle mondiale ? Comment résister à cette « irradiation des USA » et ses déferlements de séries qui nous emmènent finalement toujours davantage dans un univers monocorde, insipide et trop souvent violent ? Comment relever le défi de la nourriture intellectuelle quand le défi du jour est celui de sauver la planète et sortir des inégalités ? Comment, si ce n’est encore une fois en prenant la parole, en fabriquant des documentaires pour parler soi-même, de sa réalité ? C’est peut-être l’addition de ces réalités qui nous emmènera vers une autre idée de ce que certains voudraient détenir : la vérité.

C’est ambitieux, certes, c’est un pari, que va relever le FIFAC, participer à cette idée que sans doute, « un autre monde est possible ».

Que ce festival continu de vous porter vers le bon sens…

MD

Le portrait du jour : Walles Kotra

Walles Kotra, directeur du réseau France Télévisions d’Outre-Mer depuis 2016, est présent cette semaine au festival du FIFAC, qui se déroule pour la première fois cette année en Guyane, dans les vestiges du bagne de Saint Laurent du Maroni. Son rôle ici est de mettre en valeur l’identité des territoires de l’Amazonie-Caraïbe.

FNL : C’est une première pour la Guyane d’accueillir le FIFAC en son territoire, quelles sont vos attentes ?

Il y a plusieurs attentes, la première étant de proposer du contenu sur non seulement la Guyane mais également l’Amazonie et les Caraïbes. C’est évidemment compliqué car ce sont des pays qui ne se voient pas très souvent, ainsi il faut faire en sorte que les acteurs du visuel se rencontrent, et qu’eux-mêmes conçoivent des projets. Il s’agit d’un travail à long terme. C’est le premier festival qui se déroule en Guyane, nous aimerions qu’il se reproduise tous les ans afin de voir sur nos écrans une production finale qui mettrait en avant les territoires d’Outre-Mer. Voilà la logique de ce festival.

FNL : De quelle manière le groupe France Télévisions apporte-t-il son soutien au FIFAC ?

C’est une stratégie de France Télévisions qui consiste à démontrer que ce groupe télévisé n’a pas pour seule identité d’être européen, mais bien mondial. Le FIFO est déjà un festival de ce type qui relie de nombreux pays du Pacifique afin de les mettre en valeur. C’est important que les responsables du réseau France Télévisions qui sont à Paris, viennent ici et se rendent compte des facteurs présents sur le territoire. L’idée se résume à se dire finalement qu’il y a possibilité d’enrichir notre groupe télévisé, et d’avoir une ouverture mondiale.

FNL : Quel est l’enjeu de la disparition de France Ô sur les autres chaînes d’Outre- Mer ?

La disparition de France Ô a été un choc pour nous, mais cela nous a permis de nous rendre compte que le problème ne venait pas de la chaîne mais bien de la visibilité de l’Outre-Mer par la Métropole. Il y a une volonté de groupe de la part de l’Amazonie-Caraïbe de se retrouver sur des chaînes telles que France 2, France 3 ou France 5 et de rentrer dans les offres numériques. D’où ma présence ici dans ce festival. On cherche à favoriser notre relation avec les écoles, avec des élèves comme vous, car vous êtes les spectateurs de demain. Finalement, ce n’est pas un enjeu pour les autres chaînes mais plutôt pour nous, en tant que participants. C’est pourquoi nous nous mobilisons au maximum.

FNL : Quel est l’enjeu de la disparition de France Ô sur les autres chaînes d’Outre- Mer ?

La disparition de France Ô a été un choc pour nous, mais cela nous a permis de nous rendre

FNL : Quel est l’enjeu de la disparition de France Ô sur les autres chaînes d’Outre- Mer ?

La disparition de France Ô a été un choc pour nous, mais cela nous a permis de nous rendre compte que le problème ne venait pas de la chaîne mais bien de la visibilité de l’Outre-Mer par la Métropole. Il y a une volonté de groupe de la part de l’Amazonie-Caraïbe de se retrouver sur des chaînes telles que France 2, France 3 ou France 5 et de rentrer dans les offres numériques. D’où ma présence ici dans ce festival. On cherche à favoriser notre relation avec les écoles, avec des élèves comme vous, car vous êtes les spectateurs de demain. Finalement, ce n’est pas un enjeu pour les autres chaînes mais plutôt pour nous, en tant que participants. C’est pourquoi nous nous mobilisons au maximum.

FNL : Nous savons que la chaîne France Ô repose sur des programmes à visée culturelle. Pourquoi, selon vous, cela attire-t-il moins de spectateurs que les autres chaînes d’Outre-Mer ?

C’est une offre thématique pour la Métropole, l’idée est donc d’essayer d’intégrer cette offre-là à une échelle généraliste. Par exemple, cette année, nous allons produire 16 fictions d’Outre-Mer car celles-ci attirent davantage le public français depuis ces dernières années. Nous pouvons compter parmi elles la série phénomène « Inspecteur Marlot » tournée sur le territoire guadeloupéen, qui à elle seule rassemble sept millions de téléspectateurs.

FNL : Que pensez-vous de l’avis du Président Emmanuel Macron au sujet de France Ô, qui ne la juge « pas indispensable » ?

C’est difficile de commenter les propos de notre Président, mais je dois admettre que ceux-ci nous ont particulièrement touchés. Cependant, nous tentons de rester concentrés sur le sujet de la visibilité. Pour avoir dirigé cette chaîne, je peux admettre qu’elle soit périphérique. Donc à partir du moment où sa suppression a été annoncée, notre but premier était de faire en sorte que cette chaîne périphérique ne devienne pas quelque chose d’inexistant. Notre pari a donc été de refonder la place de l’Outre- Mer dans l’offre publique, bien que ce dernier soit loin d’être gagné. Mais nos constats sont encourageants. C’est pourquoi nous cherchons autant que possible à créer du contenu en postant des journalistes au sein des régions de l’Amazonie-Caraïbe. Ce qui nous permet d’être informés en permanence sur des évènements majeurs établis sur ces territoires afin de les retransmettre à notre audience. L’avis du Président Emmanuel Macron nous pousse donc à écrire une autre page d’Histoire.

Propos recueillis par Laurie-Anne Antoine et Honorine Huvelle

Produire en région

Lié au besoin de structurer et de développer dans nos régions les industries audiovisuelles en pleine mutation, à l’heure du tout numérique et de la disparition de France ô, le Fifac interroge l’ensemble des professionnels concernés sur la question qui perdure depuis plus de 10 ans2 : quand va-t-il être donné à voir une image des territoires d’Outre-mer vue par des gens d’Outre-mer comme évoqué lors des 1ers États généraux de l’audiovisuel et du cinéma de 2009 à Saint-Laurent du Maroni ?

Aujourd’hui, à peine 5 ou 10 % des images des Outre-mers, sont réalisés ou produits en Outre-mer. La grosse majorité des aides à l’audiovisuel et au cinéma de nos régions Antilles-Guyane ne sert pas les productions locales. Idem des aides nationales. Tout est concentré en Hexagone.

Faut-il instaurer des quotas ? Pourquoi l’ensemble des télévisions et médias d’Amazonie Caraïbe ne ré-orienterait pas leur politique éditoriale, de commande et de coproduction vers plus de local, plus de durable ? Comment, nous, producteurs pouvons-nous répondre à cette demande ? Quels sont les freins à la production en Outre-mer et quelles seraient les solutions à apporter ? Quel est le poids économique et les emplois dans cette filière ? Qu’en sera-t-il demain ? Quelles formations sont nécessaires ?

Autant de sujets à aborder, avec en appui des témoignages d’Aquitaine, des Hauts-de-France, des Antilles, d’ile-de-France…

Didier Urbain

1-Spacom : Syndicat desproducteursaudiovisuel et cinéma desOutremer

2- 1ersEtatsgénéraux du Cunéma et de lAudiovisuel en Guyane, organisésà StLaurent du Maroni en juin 2009

Chronique du Maroni : l’Ouest Guyanais en progression

Chronique du Maroni est un média de proximité, developpé par AVM (Atelier Vidéo et Multimédia) en 2015 dont l’objectif est de combler la sous-médiatisation de l’Ouest Guyanais. C’est par le biais de formations de web reporters que Chronique du Maroni va à la rencontre des habitants pour promouvoir des actions citoyennes afin de lutter contre les discriminations, préserver l’environnement et favoriser la mixité sociale. Présente au FIFAC, nous avons interviewé la rédactrice en chef adjointe Clémence Mouton.

FNL : Dans quel but avez-vous décidé de créer « Chronique du Maroni » ?

C.M : Nous avons décidé de créer Chronique du Maroni afin de mettre en avant l’initiative locale et la culture Guyanaise mais aussi parce qu’il n’y avait pas beaucoup d’expositions médiatiques. Cela permet aussi de mettre en lumière les jeunes de l’Ouest Guyanais et casser ainsi les stéréotypes comme par exemple les jeunes qui ne savent que faire la « mule » (porteur de cocaïne).

FNL : Le créer était-il difficile pour vous ?

C.M : Quand j’ai commencé à travailler chez AVM, Chronique du Maroni existait déjà. Cependant Il y a toujours des difficultés pour faire exister ce média car nous avons du mal à boucler le budget et la formation des jeunes prend beaucoup de temps.

FNL : Pour rebondir sur votre réponse nous avons constaté que l’ensemble de l’équipe de vos chroniqueurs / stagiaires sont des jeunes issus de l’Ouest Guyanais. Quels débouchés pour eux à la fin de leur stage ?

C.M : il s’agit en fait d’une formation d’une semaine. Mon but en tant que rédactrice en chef adjointe est de les intégrer à une équipe, de les former et de les accompagner grâce au travail que nous menons avec Cédric Ross, chef de projet, Hervé Schrocron, animateur audiovisuel et Ilan Atipa, médiateur culturel. Ils reçoivent également un apprentissage aux techniques de cadrage. Après une semaine de formation, Chronique du Maroni peut proposer aux jeunes les plus persévérants un contrat de pigiste et être payés au reportage.

FNL : Pour terminer quels sont vos objectifs cette semaine au sein du FIFAC ?

CM : Pour ce festival nous avons trois enjeux : le premier est de porter des capsules vidéo (retour de chaque journée). Le second, est de réaliser deux reportages : un sur le jury des lycéens et l’autre sur la projection du documentaire « Ka’apor, le dernier combat » projeté au carbet de l’association du village chinois. Le troisième est axé sur des interviews plus longues, des personnalités incontournables du FIFAC.

Propos recueillis par Rafalskie Molie et Christine Charles

DE L’IDEE AU PROJET, DU PROJET A LA REALITE

L’ouverture officielle du FIFAC (festival international du film documentaire Amazonie-Caraïbe), a remporté un vif succès auprès du public qui s’était déplacé nombreux pour assister aux premières projections de films documentaires. C’est dans une ambiance conviviale que Madame Sophie-Charles, maire de la ville Saint-Laurent du Maroni a terminé son discours en disant : j’appelle de mes voeux que cette aventure humaine et ce beau projet collectif qu’est le FIFAC rayonnent par-delà de nos frontières et qu’il s’installe durablement dans la ville qui l’aura vu naitre ». Puissent ses souhaits se réaliser.

Manaée Pancrate-Brutel et Bricella Pinas

Tous les jours, découvrez la newsletter du FIFAC. Pour cette première journée, le portrait de Frédéric Belleney, Délégué Général du Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes, le programme de la journée et de demain et le mode d’emploi du festival.

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Edito

Sept milliards sept cent mille personnes recensées sur la planète en 2019, ce qui représente autant de points de vue et d’identités. A l’heure où l’idée même de la mondialisation voudrait nous uniformiser il n’a jamais été autant possible de s’approprier le monde de l’image et de sa diffusion. Ne plus attendre de l’autre qu’il vienne parler de «l’inconnu» mais se faire connaître soi-même. Utiliser les nouveaux supports médias, suppose aussi d’apprendre à s’en servir. Ne pas être un « simple consommateur » mais un acteur. 

Le FIFAC va nous donner l’occasion de découvrir 13 films documentaires en compétition, 9 en écran parallèle et 3 films de fiction pour la soirée America Moloman. Au-delà de l’intention des auteurs que nous découvrirons ensemble durant ces cinq jours il sera aussi question de diffusion et de futur. Pour se faire des rencontres professionnelles, des master class, des conférences sont organisées. Qu’elles soient publiques ou privées les questions posées apportent sans doute les réponses de demain. Et comme le futur se compose et se construit aussi avec les jeunes, certains participent à des projections scolaires, tandis que d’autres s’impliquent dans le Prix des lycéens, ou dans la fabrication de contenus digitaux ou encore écrivent dans le journal que vous tenez entre vos mains. Regarder, écouter, transmettre, bienvenus au premier FIFAC et bon festival ! 

MD

Le portrait du jour : Frédéric Belleney

Directeur du cinéma municipal Le Toucan, directeur du Festival America Molo Man durant ces 10 dernières années, aujourd’hui Délégué général du FIFAC. Rencontre avec « monsieur cinéma » de Saint-Laurent du Maroni.

FNL : Passer d’America Molo Man au FIFAC, c’est un enrichissement sans perte de liberté, notamment éditoriale ?

FB : Oui, cette transition est un vrai enrichissement et l’aboutissement de 10 ans de travail. Un Festival se doit d’évoluer et de grandir constamment, il ne peut rester figé. Dans ce sens, travailler en partenariat avec France Télévisions, avoir le soutien important de nouveaux financeurs et une énorme visibilité permet à cette 1ère édition d’avoir une nouvelle envergure, et un rayonnement que n’avait pas America Molo Man.

Concernant la liberté de la ligne éditoriale et le choix des films, ce n’est pas une restriction mais une chance de travailler en équipe, d’avoir des points de vue différents, de se remettre en question. C’est un apprentissage pour moi qui travaillais seul sur la programmation d’America Molo Man, avec tous les risques d’erreurs de jugement que cela comporte. Sur le fond, on garde tout de même une proposition de films engagés, qui collent à l’actualité. Pour certains documentaires qui n’entrent pas dans les critères des télévisions, que se soit par leur format ou par leur contenu, les festivals sont souvent les seules opportunités de les montrer au public.

FNL : Saint Laurent «ville du cinéma», c’est une ambition ?

FB : Saint-Laurent du Maroni bien sûr, en tant que ville d’accueil du Fifac, mais c’est la Guyane toute entière qui doit être une terre de cinéma, de fiction et de documentaire, et pas seulement vis à vis de la France mais sur la zone Sud américaine et Caribéenne. C’est une des ambitions de ce festival que de rassembler les talents, et de les faire rayonner au delà de la Guyane.

FNL : Concrètement quelles sont les attentes de ce Festival en terme de retombées sur le bassin Amazonie-Caraïbe mais aussi plus précisément pour la Ville ?

FB ; Booster la création des films, la production et les diffusions interrégionales, rassembler les acteurs de la filière, créer un marché et une économie dynamique, avec à la clé des créations d’emplois pour les jeunes et l’ambition de susciter des vocations.

Au niveau de Saint-Laurent du Maroni, faire en sorte qu’à long terme, le Fifac ait des retombées économiques majeures qui favorisent les acteurs locaux, comme c’est le cas pour toutes les villes qui accueillent des grands festivals.

FNL : Un souhait pour conclure ?

Que la fiction s’invite au Fifac dans les prochaines années, et que le cinéma le Toucan rouvre dès que possible !

Propos recueillis par Marianne Doullay

Festival : mode d’emploi

Le FIFAC se tiendra à Saint Laurent du Maroni du 14 au 18 octobre 2019. « Ce festival va constituer un lieu de rencontres, d’échanges et de découvertes autour du film documentaire pour tous les publics, grand public bien sûr, mais aussi scolaires et professionnels du secteur ».

[Sophie Charles, Maire de Saint-Laurent du Maroni]

Festival dédié au documentaire sous toutes ses formes, ouvert à tous les écrans, pour couvrir tous les champs d’expression possibles, le FIFAC est à la fois une volonté, une ambition et une promesse.

La volonté d’exposer le meilleur de la création documentaire de l’Amazonie et de la Caraïbe et de mettre en valeur toute une filière qui porte en elle créativité et métissage.

L’ambition de faire de cet événement un grand festival international, niché au coeur d’une ville en devenir, sur les rives du fleuve Maroni, dans cette vaste région qui naît dans l’Amazone et se déploie dans les Caraïbes.

La promesse de devenir une compétition de référence, poussée par une sélection exigeante et reconnue par un jury de professionnels. Si les festivals doivent participer à la chaîne de valeur des films en leur apportant promotion et reconnaissance, alors le FIFAC offrira visibilité démultipliée pour les réalisateurs de la région et forte plus-value à leurs documentaires.

LA GENÈSE

Le FIFAC s’inscrit dans la politique de création de festivals de films documentaires du Pôle Outre-Mer de France Télévisions dans les 3 grands bassins océaniques : Pacifique, Indien et Atlantique. Dans la continuité du FIFO (Festival International du Film documentaire Océanien) qui se tient en Polynésie depuis 16 ans et en amont du FIFOI (Festival International du Film de l’Océan Indien) qui aura lieu à la Réunion en 2020,

L’idée d’un FIFAC à Saint-Laurent du Maroni s’est concrétisée en octobre 2018, lors des 4èmes Rencontres Internationales Doc Amazonie Caraïbe organisées par AVM (Atelier Vidéo & Multimédia), en parallèle de la 10ème édition du festival de cinéma America Molo Man. L’implication et le rôle de la Ville de Saint-Laurent et du Pôle Image du Maroni dans la naissance du FIFAC sont donc majeurs. De là est née l’association AFIFAC qui a pour objet l’organisation de cet événement international à l’ouest de la Guyane.

Parmi les membres fondateurs, on note la présence de structures représentatives de la profession aux Antilles-Guyane :

• G-Cam (Guyane Cinéma Audiovisuel Multimédia)

• Spicag (Syndicat des producteurs indépendants Cinéma Audiovisuel Guadeloupe)

• Spicam (Syndicat des producteurs indépendants Cinéma Audiovisuel Martinique)

• Les directions de Guadeloupe la 1ère, Guyane la 1ère et Martinique la 1ère et bien sûr la direction du Pôle Outre-Mer de France Télévisions représentée par son directeur, Walles Kotra.

LES OBJECTIFS

Porter les voix de l’Amazonie, de l’Amérique du Sud et des Caraïbes, comprendre leurs préoccupations d’hier, d’aujourd’hui, et de demain. Le FIFAC poursuit un double objectif :

• Proposer au grand public une sélection de films documentaires et de webdocs inédits, illustrant la diversité et l’authenticité des peuples, des cultures, et des identités du bassin Amazonie-Caraïbes. C’est pourquoi quatre prix seront décernés. Le Grand prix du Festival récompensera le meilleur documentaire sur les 13 films sélectionnés. Face au choix parfois difficile le Prix spécial du jury permettra de valoriser une deuxième film. Le prix des lycéens quant à lui est le fruit d’un partenariat entre le Pôle Image du Maroni et les classes «option cinéma» des lycées Lama Prévot de Cayenne et Léopold Elfort de Mana. Enfin, à l’heure des réseaux sociaux il était incontournable de proposer un deuxième Grand prix du festival à l’endroit des contenus digitaux. C’est le Youtuber Doc Seven qui en sera le président.

• Soutenir le développement de la filière de production audiovisuelle locale et régionale en offrant aux professionnels un univers de travail favorisant les échanges et le partage pour renforcer ou initier la coopération avec les acteurs des régions et pays voisins.

Des rencontres professionnelles, des conférences publiques, des master class, des moments d’échange pour réfléchir ensemble au devenir de la production de contenu et de leur diffusion.

HORS LES MURS

Le FIFAC est un festival itinérant qui tourne de communes en communes tout au long de l’année et qui se fixe une semaine par an à Saint-Laurent du Maroni. Les séances «Hors les murs» se déclinent en trois propositions :

• «Hors les murs» en communes : débats et projections pour rallonger la vie des films…

• « Hors les murs» à l’international avec projections (et débats) au Brésil, au Guyana et au Surinam…

• «Hors les murs» collèges et lycéens : le FIFAC est un outil de circulation des oeuvres audiovisuelles…

Pendant une semaine, ce sont presque deux cents personnes qui vont s’immerger et s’impliquer dans le FIFAC pour vous faire partager le meilleur de la production et de la création de la zone Amazonie-Caraïbe.

LE PÔLE MEDIA DU FIFAC

Durant cinq jours, le «pôle media» du FIFAC accueillera 14 jeunes en formation. Sept d’entre eux seront dédiés au contenus digitaux et aux Chroniques du Maroni. Ils seront encadrés par Clémence Mouton, Cédric Ross, Hervé Schocron de l’Association Vidéo et Multimédia et par Nicolas Burlaud de l’Associaiton Primitivi en provenance de Marseille. Chaque jour vous pourrez suivre sur le web l’ensemble de leur production grâce à Alexis Ferchichi, responsable des contenus digitaux.

Site : festivalfifac.com

Réseaux sociaux : 

👉 Instagram

👉 Facebook

Les sept autres jeunes viennent des classes section cinéma de Cayenne et Mana. Ils suivront une formation d’écriture journalistique et participeront ainsi à la fabrication de la Fifac Newsletter. Quotidiennement nous publierons aussi la critique des lycéens, rédigée par les élèves du Prix des lycéens.

Le Fifac Newsletter sera disponible dès 9 heures tous les matins à l’accueil du camp de la Transportation

les-pepites-du-fleuve Fifac
Réalisé par ​Marie-Sandrine Bacoul
Fran​ce – Guyane / 2019 / 52mn / DYNAMO PRODUCTIONS / VF​

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PROJECTIONS

Synopsis

A Grand Santi, en Guyane, sur le fleuve Maroni, où la population est majoritairement Ndjuka, des élèves de 3ème se préparent à aller poursuivre leurs études sur le littoral. Ils vont bientôt quitter leur univers familial, leurs habitudes et leur environnement.Entre l’espoir d’être sage-femme, astronaute ou encore hôtesse de l’air, nos adolescents se dévoilent. Quels sont leurs rêves ? Comment se projettent-ils dans leur vie future ?

RETROUVEZ TOUTE LA PROGRAMMATION DU FIFAC 2019

Mon rhum à moi FIFAC
Réalisé par ​Véronique Kanor (membre du Jury)
Fran​ce – Martinique / 2019 / 52mn / LES FILMS EN VRAC / VF​

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PROJECTIONS

Synopsis

Une Martinique sans rhum ? Ça n’existe pas ! La littérature abonde de descriptions magnifiques liées au rhum, à sa consommation comme à sa production. Dans la vie réelle, chacun a sa petite histoire à raconter, une histoire qui parle de sensibilité individuelle mais aussi de cette société martiniquaise, de ses traditions, de rapports entre les gens, de façons d’être face au monde à travers un verre de rhum. Ce film est un film de rencontres humaines. Parlant d’un bar. Nous suivons 5 personnes dans leur vie et entrons dans leur relation avec leur rhum à eux. Pendant ce temps-là, sur les hauteurs de Saint-Pierre, les ouvriers de la canne affûtent leurs coutelas pour aller défricher une parcelle.

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ma dame au camelia FIFAC
Réalisé par Édouard Montoute

Fiction / Produit par Aldabra films / France / 2019 / 15mn / VF

PROJECTIONS

Synopsis

Patrice, comédien métisse, la quarantaine, poudré et vêtu en courtisane du 19ème siècle, s’impose à l’audition organisée par la toute puissante directrice de casting Selenna Meyer qui recherche le rôle principal de la nouvelle adaptation cinéma de « La Dame au Camélia ». Parmi les jeunes et jolies prétendantes, Patrice aura beaucoup de mal à légitimer sa présence…

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Le Lien qui nous unit FIFAC
Réalisé par Kim Novice

France-Guyane / 2019 / 1H50 / VF

PROJECTIONS

Synopsis

Quelque part sur une route de Guyane, Solange et son père Paul font du stop. Ils tentent de renouer après de longues années de silence mais le chemin est difficile…

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Doubout FIFAC
Réalisé par Pierre Le Gall, Sarah Malléon

France-Martinique / 2018 / 19mn / Gasp ! / VF​

PROJECTIONS

Synopsis

Joseph, 8 ans, refuse d’accepter le départ de son grand frère pour la Métropole. Influencé par les histoires traditionnelles de son grand-père, il est persuadé que Lentikri, un monstre ancestral martiniquais, rôde autour de la maison pour attaquer sa famille. Joseph décide de l’affronter.

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Uncivilized FIFAC
Réalisé par Michael Lees
R.U – Dominique /  2017 / 71mn / Rikki Abban / VOSTFR

PROJECTIONS

Synopsis

Désenchanté par le monde moderne, Michael Lees se dirige vers la forêt de la Dominique avec comme équipement de base  des textes religieux et un appareil photo. «Pourquoi l’homme a-t-il quitté la forêt? Et qu’est ce qui caractérise une bonne vie? » Alors qu’il commence à s’acclimater à sa nouvelle vie – l’inattendu arrive… L’ouragan Maria (Catégorie 5), l’un des dix plus gros ouragans de l’Atlantique, a touché directement l’atterrisseur. Michael est pris au dépourvu dans une cabane en feuilles de palmier et en bambou. Avec le pays en ruine, la forêt saccagée et les services essentiels détruits à l’échelle de l’île, le pays entier doit retourner à un mode de vie passé s’ils espèrent survivre.

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