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Author: Festival Fifac

guyane la 1ère
GUILLAUME Gérard

Directeur régional de Guyane La 1ère

gerard.guillaume@francetv.fr
+594 694 23 47 39

BEHARY-LAUL-SIRDER Olivier

olivier.behary-laul-sirder@francetv.fr

DÉMONIÈRE Jean-Élie

jeanelie.demoniere@francetv.fr

Guyane La 1ère – France Télévisions

Chaine généraliste du réseau outre-mer de France Télévisions. Diffusion de programmes sur la Guyane, la région Caraïbes et le reste du monde. Programmes d’information, de divertissement et d’éducation

ACTIVITÉ PRINCIPALE :

https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/

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LES DÉCIDEURS

LE MENU DES PROS

stratégie éditoriale transverse
du pôle outre-mer

BARTHELEMI Muriel

Directrice de la stratégie éditoriale transverse du Pôle Outre-Mer

muriel.barthelemi@francetv.fr

Pôle Outre-Mer
France Télévisions

https://www.france.tv/
https://www.france.tv/la1ere/

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LES DÉCIDEURS

LE COIN DES PROS

conseil Régional de guadeloupe
CRG – Conseil Régional de Guadeloupe

Fonds de coopération cinématographique et audiovisuelle
Le dispositif est destiné à soutenir la création et la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles de qualité et à favoriser l’utilisation des ressources du territoire, qu’il s’agisse d’archives, de personnes ressources, de patrimoine immatériel ou matériel.

Fonds régional d’aide aux œuvres audiovisuelles et cinématographiques
Le fonds régional d’aide aux œuvres audiovisuelles et cinématographique est un régime d’aide qui encourage l’activité du secteur notamment en favorisant l’utilisation des ressources du territoire en personnel. Les projets retenus doivent avoir des retombées économiques induites.

Dispositif du bureau d’accueil des tournages
Faciliter le travail des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel lors de leurs activités en Guadeloupe et permettre de favoriser la mise en relation des sociétés de production avec tous leurs interlocuteurs locaux.

Plus d’infos : https://www.regionguadeloupe.fr/les-aides-les-services/guide-des-aides/aides-aux-artistes-et-sportifs/#_

Après le meurtre d’un vieil ami au Brésil, les craintes d’Espera se font jour : il a peur d’être frappé par un sort et que sa fille, restée en Haïti, ne revoie plus jamais le visage de son père.
RÉSUMÉ

Après le tremblement de terre en Haïti en 2010, plus de 130 000 Haïtiens ont émigré au Brésil, formant l’une de ses plus grandes communautés d’immigrants. Ce phénomène a entraîné une hausse de la xénophobie. Ces dernières années, la fréquence des crimes haineux a augmenté de plus de 500% dans le pays, en particulier après l’élection de Bolsonaro. Espera, le protagoniste de Babylone, a émigré au Brésil il y a 8 ans, dans l’espoir de construire une vie meilleure pour lui et sa fille de 2 ans qui est restée avec sa mère en Haïti.

Babylon est le premier long métrage de Francisco Bahia. Le film est né de la rencontre et de l’amitié entre Espera et le réalisateur, dont la relation a été influencée par ces contextes troublés. Cependant, dans ce portrait, le premier plan narratif est la lutte quotidienne d’Espera au Brésil, qui permet au film de plonger dans ses rêves, ses espoirs et ses désirs; où sa paternité éloignée et ses liens spirituels avec Haïti jouent un rôle central.

BIO DE L’AUTEUR
Francisco Bahia est un réalisateur brésilien né dans la campagne du Minas Gerais. Il a étudié la géographie et est titulaire d’un Master de l’Université de São Paulo. Il a commencé ses projets artistiques en réfléchissant sur des thèmes liés à l’identité, dans une recherche autour du déplacement / appartenance. Il a réalisé des courts métrages et des moyens métrages; parmi eux, “Herd of Cattle” (2012), meilleur moyen-métrage au Festival Cine Mube (2012); “Blind Spot” (2014), un court-métrage soutenu par Itaú Cultural, sélectionné dans plusieurs festivals de documentaires au Brésil, comme CachoeiraDoc (2015). Depuis son dernier court métrage, Francisco a commencé une carrière de directeur de la photographie, “Through the River” (2019), produit pour Canal Futura et “Obsidiana Dream” (réalisé par Edgar Calel et Fernando Pereira) sélectionnés par la Biennale de Berlin 2020, sont parmi certaines de ses collaborations. Depuis 3 ans, il développe son premier long métrage, “Babylone”, sélectionné à La Fabrique des cinémas du monde de l’Institut français (Cannes, 2020).
BIO DE LA PRODUCTRICE

Alice Riff est réalisatrice et productrice. “Elections” [documentaIre, 100’] a fait sa première à Dok Leipzig et au Festival de Rio, et a été lancé commercialement en 2019. “My body is political” [doc, 70 ‘, 2017], était dans des festivals tels que Visions du Reel, BAFICI, Festival du film de La Havane et a remporté le prix du meilleur film brésilien au Curitiba «Olhar de Cinema». Elle a été la productrice de “Stories our cinema [didn’t] tell” (“Histoires que notre cinéma [n’a pas] racontées”) [DocLisboa, Rencontres du Cinéma de Toulouse], disponible sur Netflix Brésil.

NOTE D’INTENTION

Espera et moi avons le même âge et nous nous sommes rencontrés lorsque nous avons commencé un nouvel emploi dans une société de cinéma au Brésil. Je me souviens que nous partagions le sentiment de la nouvelle phase qui commençait dans nos vies. Notre rapprochement a été immédiat, comme il le dit, «nos saints s’accordaient».

Nous nous sommes rapprochés encore plus lorsque j’ai appris qu’il avait une fille en Haïti, qu’il n’avait pas vue depuis son arrivée au Brésil, il y a 8 ans. Je lui ai dit que j’avais aussi grandi loin de mon père. Dans mon cas, l’éloignement s’est produit après que ma famille a été expulsée de la maison que mes parents avaient construite dans la campagne du Minas Gerais, avant notre migration à São Paulo, lorsque mon père est parti.
Après cela, Espera a également commencé à s’ouvrir à moi et nous sommes devenus amis. Il a partagé son inquiétude d’être loin de chez lui si longtemps et qu’il avait envie de se connecter avec sa fille de manière significative malgré la distance qui les séparait. J’étais aussi éloigné de mon père depuis si longtemps; et juste à ce moment-là, j’essayais de renouer avec mon père.
Indépendamment de notre proximité d’âge, c’était presque comme si étant proche d’Espera j’étais plus proche de mon père et il pouvait aussi se sentir plus proche de sa fille en passant du temps avec moi. Nous avions des choses à apprendre et à enseigner l’un à l’autre. Il connaissait mon travail de documentariste et a donc proposé de faire un film ensemble, car il pensait que je pouvais l’aider. J’ai accepté sa proposition parce que voir les luttes, les espoirs et les désirs d’Espera m’aide à pardonner à mon père.
Pendant le développement du film, nous avons fait une enquête avec une caméra en plus des rencontres où j’ai pris des notes de ses réflexions et souvenirs. Cette expérience a montré que le film est un puissant déclencheur du récit d’Espera, et que, selon mes interventions, cela pourrait devenir un processus de guérison pour lui.
Après la mort de Wilfrid, son inquiétude d’être loin de chez lui a révélé un sentiment mêlant culpabilité et peur. Son lien familial et spirituel avec Haïti est encore plus présent parmi nous et nous voulons que le film puisse être une plongée dans son processus de découverte et d’émancipation.

SYNOPSIS

Quand Espera a identifié le corps de Wilfrid, le vieil ami avec qui il partageait le rêve de construire une vie meilleure dans ce nouveau pays, ce vieux dicton haïtien était revenu dans sa tête: «celui qui trahit là-bas, y meurt». Dix ans se sont écoulés depuis le tremblement de terre qui a détruit sa ville natale et l’a fait venir au Brésil, mais la migration résonne toujours comme un acte de trahison.

Quand il est arrivé à São Paulo, la façon qu’a trouvé Espera pour répondre à ce sentiment a été de rester digne. C’est pourquoi il ne peut rester inactif, d’autant plus qu’il a besoin de subvenir aux besoins de sa fille, restée avec sa mère à Port-au-Prince. Un jour, il travaille à la construction d’un stade de football, le lendemain, il vend des boissons dans la rue. Le jour suivant, tout recommence et il a une nouvelle idée pour gagner un peu d’argent.
Mais il s’est fait de bons amis au Brésil comme Robson, un mécanicien brésilien également migrant à São Paulo; et Ralph, un musicien haïtien dont Espera est fan; il y a aussi Paloma, une jeune brésilienne avec qui Espera s’est découvert plusieurs points communs. Cette complicité qu’il a construite avec ces gens sont presque capables de satisfaire son sentiment d’appartenance et en fait la relation avec sa fille, la perle de sa vie, est le seul lien qui le relie encore à Haïti.

Du moins c’était ce qu’il pensait jusqu’à ce qu’il voit son vieil ami à la morgue de São Paulo et maintenant ses craintes sont de retour au premier plan: il a peur que sa fille oublie son visage, il craint d’être frappé par un sortilège pour s’être éloigné si longtemps de chez lui et de subir le même sort que son ami.
Cette expérience transforme la façon dont Espera affronte la vie en exil. Lui qui a toujours été de bonne humeur et qui contaminait tout le monde de joie, il est maintenant celui qui a besoin du soutien de ses amis. La musique de Ralph l’aide à surmonter ses peurs et la complicité avec Paloma, à affirmer son identité, sa négritude. Pour la première fois, Espera vit un deuil auquel il ne s’était jamais préparé.
Maintenant, il a découvert qu’il devait retourner en Haïti, pour rendre hommage à son saint et retrouver sa fille après 10 ans. Après cela, il ne sait pas ce qui se passera, mais il a déjà commencé à faire des plans et à s’interroger à ce sujet.

BAHIA Francisco
Brésil
Durée prévue : 75 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En développement avancé

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Avril-mai 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
40.000$ acquis, budget de 280.000$

• PRODUCTION ENGAGÉE
Sendero Filmes and Studio Riff (Brésil), et VraiVrai Films (France)

• RECHERCHE QUOI ?
Des coproducteurs en dehors de la France, des diffuseurs, des distributeurs

• LANGUES PARLÉES
portugais, anglais, espagnol

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

Huellas negras
Huellas Negras est le portrait des marques de racisme structurel dans ma vie racontées dans une trajectoire qui va de la campagne à la ville.
RÉSUMÉ
Huellas Negras est une histoire d’identité qui dépeint ce qui continue de résister; la présence de ces symboles tels que la musique, la nourriture, la façon de préparer les rituels religieux, le langage et la mémoire du corps avec la danse, la marche typique d’une culture noire, la façon de travailler et de communier entre les gens de communautés qui ont été déplacées à l’extérieur de la ville alors que la colonisation et la modernisation se produisaient.
BIO DE L’AUTEURE
Diplômée de l’Institut polytechnique paroissial de Santa Ana en 2004, en technique des arts, mention arts visuels, Eliana réalise ses premiers projets documentaires dans le cadre du programme «Pollution de l’eau». (Documentaire sur la contamination des rivières et des plages de la République dominicaine.) Elle a aussi étudié la photographie professionnelle à l’école de cinéma et de télévision UASD en 2006. Elle réalise sa première œuvre de fiction, le court métrage «Armando, vida en spiral» avec lequel elle participe au Festival du court métrage UASD en 2010 en obtenant de très bonnes critiques. Sa deuxième œuvre de fiction, le court métrage « Yugo », a été réalisée pour participer au Minuto Resistencia Festival en 2014, où le film a été sélectionné en obtenant de très bonnes notes du jury. Eliana suit actuellement une licence en Cinéma et Audiovisuel à l’Université fédérale d’intégration latino-américaine, UNILA, au Brésil. Elle participe activement à différentes productions audiovisuelles, expositions photographiques et développe son projet « Huellas Negras ». Ce documentaire est né et a pris forme dans le cadre des Laboratoires de Développement de Projets de la DG CINE, et a été sélectionné pour participer au “2ème Laboratoire International de Développement de Projets Documentaires Filma Afro Cartagena 2020” et à “Doc Amazonie Caraïbe 2020”.
NOTE D’INTENTION

Depuis toute petite, j’ai reçu le surnom d’Haïtianita dans ma famille, et je ne m’étais jamais demandé pourquoi. Recevoir ce surnom ne m’a pas dérangé car ce sont mes proches qui me l’ont donné. Ignorant la différence entre être haïtienne ou dominicaine, je ressentais toutefois une forme de distinction discriminatoire avec mes cousins à la peau plus claire. Dans ma jeunesse, j’ai réalisé que ce surnom vient de ce que j’ai la couleur de peau la plus foncée de la famille. Mais même ainsi, je m’en fichais car ma couleur m’a toujours semblé belle parce que ma grand-mère, que j’aimais tant, avait cette même couleur de peau. Ce n’est qu’à l’âge adulte, quand j’ai commencé à travailler dans une entreprise de la capitale, que j’ai souffert d’être noire, car j’ai été rejetée, sous-estimée et discriminée à cause de cela.

Je suis une femme pauvre, de la province, non hétérosexuelle et noire; ce dernier facteur est le déclencheur de ce film. “Huellas Negras” est une histoire de rejet de l’identité en raison de la marginalisation à laquelle les natifs de cette communauté noire dominicaine sont soumis. Depuis 5 ans, je découvre comment j’ai été victime de discrimination, toujours en raison de ma couleur de peau. Cela m’a conduit à entamer une découverte intérieure de mes racines et de mon identité qui m’a conduit à quitter le pays, en l’occurrence pour le Brésil, et découvrir ainsi les situations communes que vivent tous les Noirs à l’intérieur et à l’extérieur de nos terres d’origine.

Les histoires des personnages de Villa Riva, la communauté rurale où je suis née, des quartiers dans lesquels je résidais à Saint-Domingue et maintenant dans la diaspora au Brésil, construisent ce chemin d’exploration et de recherche dans mon moi intérieur. Ce sont les étapes parcourues pour que puissent naître un film documentaire qui aide à comprendre cette réalité d’un racisme structurel que nous vivons mais surtout cette résistance et la préservation de nos mémoires ancestrales.

Avec ce film, j’ai commencé cette recherche en moi-même pour pouvoir regarder vers l’extérieur. Traverser les frontières et regarder la réalité des autres pays. De cette façon, la nécessité de dire comment, dans un pays de Noirs, nous sommes discriminés, nous subissons des mauvais traitements et nous sommes victimes de racisme par notre propre peuple, s’est activée en moi. Cependant, et malgré cela, nous vivons toujours avec une joie, une force et une puissance culturelle caractéristiques de ce noir qui est en nous.

SYNOPSIS

Tout au long de ma vie, à la campagne de Villa Riva, située dans la province Duarte, à la ville de Saint-Domingue et actuellement au Brésil, je retrouve à chaque endroit des visages noirs, ceux de mes grands-mères, ma mère, mes tantes et mes oncles, les voisins du quartier, le professeur d’histoire, des cinéastes. Tous me rappellent mon ascendance africaine.

La terre d’où je viens, la République Dominicaine, sur l’île de Saint-Domingue, aux Caraïbes, est la première colonie du Nouveau Monde et fait partie de l’histoire originelle de l’esclavage. La modernité et l’industrie recouvrent l’histoire d’un des plus anciens quartiers de la ville de Saint-Domingue, une communauté au passé ancestral presque oubliée et marginalisée, sans accès à de nombreux droits fondamentaux tels que le logement, la nourriture, le droit à l’éducation, la santé et bien d’autres.

Huellas Negras est une histoire d’identité qui dépeint ce qui continue de résister dans des communautés qui ont été déplacées à l’extérieur de la ville, alors que la colonisation et la modernisation se produisaient. Cela à partir des symboles tels que la musique, la nourriture, la façon de préparer les rituels religieux, le langage et la mémoire du corps avec la danse, la marche typique d’une culture noire, leur façon de travailler et de vivre ensemble.

Partant des témoignages de la communauté, Huellas Negras explore les symboles afro-dominicains présents jusqu’à nos jours et cherche à savoir quelles sont les pertes subies par la communauté et ce qui persiste de cette culture, en vue de trouver des solutions et de contribuer à valoriser nos origines et notre identité.

DEL ROSARIO Eliana
République dominicaine
Durée prévue : 90 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
2ème semestre 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
Demandée au Fonprociné de République dominicaine

• PRODUCTION ENGAGÉE
aucune

• RECHERCHE QUOI ?
Des producteurs

• LANGUES PARLÉES
espagnol

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

Coeur de criollo (de pura cepa !)
Un musicien international part à la rencontre d’artistes traditionnels passionnés afin de partager leur quotidien artistique et culturel. Il participera à un événement musical majeur, conclusion de chaque épisode.
RÉSUMÉ

En Amérique Latine, le terme «Criollismo» regroupe un ensemble d’influences culturelles issues d’une immigration européenne et africaine mélangées à des traditions amérindiennes. Il regroupe plusieurs aspects traditionnels comme la musique, la cuisine, la danse et certains lieux emblématiques à travers un mode de vie typique très fortement marqué.
Cette série de 5 documentaires propose une découverte musicale, historique, sensorielle, haute en couleur et pleine d’émotions sur ces traditions qui traversent les époques en s’adaptant aux nouvelles générations.
Un présentateur, musicien de renommée internationale, nous emmène en Colombie, au Brésil, à Cuba, au Pérou et en Argentine. Avec un musicien local passionné, il découvre la ville à travers ses marchés, sa cuisine, ses haut lieux de la musique et de la danse. Durant l’épisode, il prépare avec les différents intervenants sa participation en tant que musicien à un événement musical majeur qui viendra ponctuer l’épisode.  

BIO DES AUTEURS
Stéphane Jussiere : Français, 48 ans, ingénieur de formation. Après 14 mois de voyage dans toute l’Amérique latine il s’installe en 2002 dans la ville de Cuzco, au cœur des Andes péruviennes. Il co-fonde l’agence de voyage haut de gamme Attraction puis Media Fixer Productions en 2006. Pour les besoins des productions audiovisuelles internationales, il parcourt le continent sud américain toute l’année. Il vit désormais en Colombie. Alejandra Segura : Franco-Colombienne, 39 ans, Docteur-ingénieur de formation. Après avoir travaillé 10 ans dans un centre de recherche d’une multinationale en France, elle rentre en Colombie pour rejoindre l’équipe de direction de Media Fixer Productions en 2014. Jean-Luc Guidoin : Français, 51 ans, réalisateur et monteur formé à l’ESRA. Il possède une solide expérience et a réalisé de nombreuses séries telles que Volcans du Monde ou Rendez-vous en terre Animale pour ARTE, Les nouveaux Explorateurs pour Canal+ et une vingtaine d’autres projets à l’étranger.
BIO DES PRODUCTEURS

Media Fixer Productions est une société de production audiovisuelle fondée en 2006 et basée en Colombie, active dans tous les pays d’Amérique latine. Elle est spécialisée dans la Production Exécutive pour des sociétés étrangères souhaitant réaliser leurs projets audiovisuels sur le continent. Elle a travaillé sur plus de 70 projets dans presque tous les pays, et pour les plus grandes chaines internationales (BBC, Netflix, Fox, chaines européennes…). Elle produit désormais ses propres contenus pour divers pays.
www.mediafixerprod.com

Les films en Vrac est une société de production audiovisuelle française basée à paris et active depuis 2012. Elle a produit plus d’une trentaine d’œuvres dans le domaine du documentaire et de la fiction pour les plus grandes chaines européennes. Le film Système-K a été sélectionné à la Berlinale 2019.
http://www.les-films-en-vrac.com/

NOTE D’INTENTION

J’ai rencontré Armando Diaz, le personnage de l’épisode au Pérou, il y a près de 10 ans lorsque je vivais à Lima. Il m’a invité chez lui, à l’une de ses soirées musicales privées qu’il organise depuis près de 40 ans. Cette soirée a eu l’effet d’un électrochoc ! Toute la nuit j’ai vu débarquer de nulle part des musiciens, des chanteurs et même un poète ! Il y avait une ambiance incroyable et beaucoup de talent ! Armando m’a alors fait découvrir les lieux les plus emblématiques de la musique criolla à Lima, des quartiers les plus défavorisés aux plus aisés.

Grace à lui, j’ai pu rencontrer et interviewer beaucoup de passionnés, amateurs ou professionnels. La qualité musicale issue d’un passé historique très riche, la passion des artistes pour leur tradition, le côté positif de la vie malgré des situations parfois difficiles… Peu à peu la musique n’est devenue qu’une facette visible d’un ensemble beaucoup plus large : le “criollismo”, une tradition entretenue et transmise aux nouvelles générations.

C’est cette rencontre avec Armando qui m’a donné l’envie de développer ce projet. De Cuba à l’Argentine, notamment à titre professionnel en tant que producteur exécutif, j’ai découvert avec une certaine fascination ces cultures traditionnelles qui perdurent toujours avec autant de passion.
En tant qu’étrangers, notre regard sur une culture locale à l’avantage de déceler dans les petites choses banales du quotidien, du pittoresque ou de l’insolite. Cette série s’adresse à un public curieux, voyageur dans l’âme, et soucieux de voir qu’il existe toujours autant de diversité dans un monde de plus en plus globalisé.

Parmi les présentateurs potentiels, nous pensons à des artistes éclectiques tels que Sanseverino, Louis Bertignac, Bernard Lavilliers ou bien David Walters, un musicien multiculturel qui a longtemps animé la série Les nouveaux explorateurs sur Canal+.

SYNOPSIS

En Amérique Latine, le terme espagnol Criollo ne se traduit pas correctement par “Créole”. C’est surtout une spécificité des Antilles, des Caraïbes et de certaines autres régions. Concernant le continent américain, bien qu’il s’agisse également à l’origine d’un métissage ethnique avec l’Europe, le terme Criollo évoque bien plus une appartenance culturelle très forte propre à chaque pays. En effet, il faut notamment y ajouter les influences africaines dues à l’esclavage et les traditions amérindiennes. Cette fusion de cultures différentes a fini par devenir une culture propre, le Criollismo, souvent éloignée de son influence d’origine. Chaque pays d’Amérique latine a développé sa propre culture, sa propre tradition, sa propre musique… Le Tango argentin, strict et raffiné diffère de la Samba brésilienne, libre et festive.

Avec cette série documentaire, nous souhaitons mettre en valeur cette diversité culturelle dont la population locale est très fière et continue d’en défendre les valeurs au quotidien. Chaque épisode traite de la spécificité de la culture traditionnelle dans un pays en particulier : le Pérou, l’Argentine, Cuba, le Brésil et la Colombie. Le fil conducteur commun à tous les épisodes de la série est la musique et/ou la danse mais les autres sujets traités en dehors sont propres à chaque destination.
Le présentateur, un artiste charismatique de renommée internationale, rencontre dans un endroit emblématique un personnage local passionné. On suit alors ce personnage dans son quotidien de Criollo à travers une déambulation dans certains lieux typiques de la musique, de la danse, de la cuisine, de la fabrication d’instruments, de la production d’alcools traditionnels… Dans chaque nouvel endroit, le présentateur interagit avec d’autres personnes liées à l’activité présentée qui lui retracent également quelques informations historiques.

L’idée générale est de montrer que cette culture Criolla traverse les générations et les classes sociales pour former un tout culturel, représentatif d’une bonne partie d’un pays.
Le personnage principal est également un acteur important du monde de la musique et/ou de la danse. Il permet au présentateur cette immersion dans le monde criollo en lui présentant son univers, qu’il soit artistique ou bien lié à son mode de vie au quotidien.

A la fin de chaque épisode les différents personnages participeront (en tant que musiciens, chanteurs, danseurs etc…) à un événement musical majeur lié au criollismo (Journée Nationale de la Musique Criolla à Lima au Pérou, Féria de la Salsa à Cali en Colombie, Journée Nationale du Tango à Buenos Aires en Argentine etc…). En tant que musicien et/ou danseur, le présentateur prépare avec les différents intervenants sa future participation à cet événement national, événement qui viendra ponctuer l’épisode.

Le ton de la série sera dynamique, fluide, drôle et relativement improvisé dans les interactions entre le présentateur et les différents personnages. 

JUSSIERE Stéphane et SEGURA Alejandra
Colombie/France
Durée prévue : 5x52 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
5 épisodes dans 5 pays différents :
Brésil, Cuba, Colombie, Argentine et Pérou.
Le projet global est totalement écrit.

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Année 2021 (ou 2022)

• AIDES ÉVENTUELLES
Aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
Media Fixer Production (Colombie)
Coproducteur : Les films en Vrac (France)

• RECHERCHE QUOI ?
Coproducteurs français et étrangers
Diffuseurs et distributeurs internationaux

• LANGUES PARLÉES
français, anglais et espagnol

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

une mere haitienne
Moïse est trentenaire, français d’origine haïtienne, et vit à Paris. Il est photographe. Un weekend il reçoit sa mère chez lui. Une situation plus qu’étrange entre ces deux électrons libres, qu’un sentiment irrationnel lie malgré tout.
RÉSUMÉ
Mère et fils se sont construits dans la déliaison depuis l’adolescence de Moïse, suite à une période où Marie l’a maltraité et battu. Un tabou entre eux. Durant le weekend Moïse fait trembler plusieurs fois leur fragile relation, par ses questions au sujet de la vie de Marie en Haïti sous la dictature des Duvalier, ou les raisons qui l’ont poussée à s’exiler en Guyane. Des questions aussi sur son père, Jean resté en Haïti, et qui a refait sa vie au départ de Marie. Dans le weekend il lui proposera également de la photographier, et les traces muettes laissées par le temps et les événements sur le corps de cette mère-femme alimenteront un récit dans lequel intime, politique et trauma ne font qu’un. Une possibilité de résilience s’esquisse pour les deux.
BIO DE L’AUTEUR
Né en Haïti, Roberto grandit en Guyane où il commence le théâtre auprès de la compagnie Le théâtre de l’Entonnoir. Il poursuit sa formation en CPGE littéraire, puis au conservatoire Jean Wiener de Bobigny en parallèle d’être élève en danse contemporaine de Maggie Boogart au CDM à Paris. Puis il intègre l’ESAD du Théâtre national de Strasbourg, et devient dans la même période modèle vivant à la HEAR de Strasbourg. Il est principalement acteur, et porte en parallèle des projets qui lui tiennent à coeur sur des problématiques pas ou peu représentées sur les scènes de théâtre en France. Depuis 2019 il opère une transition qui lui permet de se consacrer à la réalisation, en se formant professionnellement aux métiers du cinéma (photo, montage, étalonnage, assistant réalisateur) en parallèle de concevoir et réaliser des projets autoproduits.
NOTE D’INTENTION

Je suis né en Haïti, de deux parents également haïtiens. C’est leur histoire qui est la chair cinématographique de ce film. Jusqu’à leurs trente ans mes parents n’ont pas connu d’autre régime politique que la dictature des Duvalier, ou alors une répétitive instabilité gouvernementale qui dure encore aujourd’hui. En novembre 1987, après trente années de dictature les premières élections libres ont lieu bon gré mal gré en Haïti. Mes parents ont fait partie des électrices et des électeurs qui s’étaient massivement déplacé.e.s pour voter, désirant un véritable changement politique. C’est d’ailleurs ce jour là que « leurs regards se sont croisés », qu’ils se sont rencontrés. L’attentat dit de la ruelle Vaillant a été orchestré pour empêcher ces élections, et museler les velléités démocratiques du peuple haïtien. Au cours de cet attentat ma mère a la présence d’esprit de se recouvrir de cadavres, ce qui lui permet d’en sortir vivante. Jean, de son côté, s’en tire en escaladant en urgence un mur. Vivants mais traumatisés à vie, cet évènement a ancré en elle la décision de fuir Haïti dès qu’elle le pourrait. Elle le fait environ cinq ans plus tard, quelques mois après m’avoir mis au monde. Elle émigre en Guyane où elle a vécu près de trente ans, et vit depuis en France hexagonale.

Ce récit a été recueilli alors que je menais un travail d’entretiens et de récits de vie pour une mise en scène de théâtre. Au fil des entretiens ma mère a aussi eu cette phrase qui m’a abasourdi: « non on avait une belle vie, c’est ton père qui a tout gâché. »
Quelle « belle vie » mon père pouvait-il avoir gâché sachant qu’ils vivaient alors sous l’une des pires dictatures du 20ème siècle ?

J’ai pris en 2019 la décision d’aller confronter cette parole, d’aller comprendre par moi-même ce qui s’était passé et qui a été tant décisif dans l’histoire de ma famille. Trouver des réponses aussi bien dans la petite que dans la grande histoire. Une fois en Haïti j’ai évidemment été déplacé: j’ai été obligé de reconnaître que beaucoup d’Haïtien.ne.s gardent une image positive de l’époque des Duvalier…ce que je ressentais mais que je ne voulais pas reconnaître chez mes parents.
Tout en étant révolté du traumatisme psychique, de l’absence de mémoire à long terme, des réflexes de terreur intégrés par tout un peuple, il a fallu que je me mette au diapason, pour espérer y saisir quelque chose.
Au sortir de ce voyage j’ai accumulé des heures de rushes tournés sur place, des photos et videos familiales, des heures d’entretiens séparés avec mes parents, ainsi que des archives impersonnelles tirées de livres, de films, de reportages au sujet des Duvalier et du massacre de la ruelle Vaillant..

Mon film une mère haïtienne, raconte l’histoire d’un fils photographe qui reçoit chez lui, le temps d’un weekend, sa mère qui l’a autrefois maltraité. Au cours de ce weekend il va la photographier et découvrir des cicatrices et des traces inscrites à même sa peau, et ces traces vont être le support d’un récit dans lequel intime, politique et trauma ne font qu’un.
Visuellement je m’inspire d’un dispositif qui existe réellement, un format vidéo que je développe « les invitations au voyage » qui proposent un regard contemplatif et de fascination sur le corps, filmé comme un paysage. Dans ces « Invitations » je cherche à créer un espace bienveillant dans lequel les modèles peuvent penser leurs corps à partir de leurs souvenirs et générer ou réparer un récit pour soi. La pensée de la résilience n’est pas loin.
Mon intention assumée est de produire un film sensible dans l’approche de ces problématiques, un film riche des possibles offerts par les agencements entre ce dispositif esthétique et l’histoire d’un fait politique en Haïti. Je souhaite aborder ces deux dimensions par la trajectoire intime d’une femme, victime de ce même fait politique.

Mes inspirations pour ce projet sont Un amour rêvé d’Arthur Gillet pour l’histoire d’amour qui ouvre sur l’histoire politique d’un pays, ainsi que son traitement poétique des documents d’archives. Nobody’s Business d’Alan Berliner m’inspire également pour le dispositif de confrontation qu’il met en place et la manière dont il mène sa double investigation, familiale et politique.

Dans une conférence TED intitulée “The danger of a single story », ces mots de Chimamanda Ngozi Adichie résument la nécessité pour moi de réaliser ce film:
Stories matter. Many stories matter.
Stories have been used to dispossess and to malign,
but stories can also used to empower and to humanize.
Stories can break the dignity of a people, but stories can also repair that broken dignity.

C’est ma forme d’artivisme. C’est la possibilité pour moi d’apposer à la « grande histoire » les récits et les imaginaires d’une femme du peuple, à la fois bourreau et victime dans la matrice politique haïtienne, comme des millions d’autres personnes.

SYNOPSIS
En construction.
JEAN Roberto
Haïti
Durée prévue : 90 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
A déterminer

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
aucun

• RECHERCHE QUOI ?
Un producteur

• LANGUES PARLÉES
français, anglais, créole haïtien

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

Nous sommes le port et le navire, le navigateur et la route. Nous sommes les histoires que nous entendons enfant, l’histoire que nous croyons vivre, et l’histoire que le monde se raconte lui-même.
RÉSUMÉ
Lorsque Reina Raquel retrouve son vieil album photo d’enfance, une image l’interpelle particulièrement. La photo d’une petite enfant vêtue de bleu qui regarde la caméra. La rencontre avec son moi passé l’amène à s’interroger sur le chemin parcouru au cours de ses 36 premières années et à entamer un voyage à travers les photos, afin de les relier aux histoires qu’elle a entendues de sa famille. À travers les souvenirs d’un journal intime, ces photos, des jouets en bois, le film montrera le monde dont enfant elle rêvait aux côtés de sa grand-mère paralysée, dont le lit était devenu comme un navire sur lequel elles naviguaient à travers les mers de leur imagination. Ce film autobiographique juxtapose différentes manières d’aborder la mémoire. Il y a le père, coincé dans le passé; la mère, qui regarde toujours vers l’avenir; et enfin, la fille qui invente toujours des histoires mais qui a assez vécu pour savoir que la vraie vie peut être aussi magique que douloureuse – c’est leur enfant, l’auteure, la cinéaste.
BIO DE L’AUTEURE
Cinéaste, anthropologue et écrivain de la Caraïbe colombienne, diplômée d’anthropologie (Université nationale de Colombie, 2005). Autodidacte en cinéma, je me suis formée par des projets cinématographiques avec des communautés autochtones et des collectifs artistiques. J’ai étudié dans des séminaires et ateliers de réalisateurs et à l’EICTV (Cuba). Mon premier film « Wise women of many lunes » (co-réalisé avec Paola Figueroa et Angela Rubiano, 2012) a participé à des festivals et expositions comme Femmes en résistance à la morosité (Paris, 2014) et Cine En Femenino (Bogotá, 2013) où il a obtenu une mention pour ses travaux de recherche et sa contribution à la mémoire des femmes. J’ai réalisé et produit d’autres documentaires, notamment « Volver al origen » (2020, co-réalisatrice) et « La experiencia » (2017, productrice). En 2016, j’ai fondé le Laboratoire Cinématographique Tiempo de Luciérnagas et j’ai publié des travaux de recherche comme Así cuentan la historia (2013), sur l’histoire des femmes des peuples autochtones Embera.
BIO DE LA PRODUCTRICE
Cinéaste, directrice de la photographie et actrice du théâtre sensoriel de Barranquilla, Susana González a participé à la numérisation du patrimoine filmique de la RTVC Señal Memoria et Fundación Patrimonio Fílmico Colombiano. Au cours de son apprentissage de cinéaste, elle a participé à des séminaires académiques avec des réalisateurs tels que Patricio Guzmán, Documentary Film Seminar (2011), et María Ruido, Séminaire Genre, Mémoire et Décolonialité (2016), tous deux enseignés à la Cinemateca Distrital de Bogotá. Elle a également documenté différents processus artistiques qui ont abouti à son documentaire La experiencia (The experience, 2017) sur le théâtre sensoriel. Depuis 2018, elle est membre de l’équipe de production du festival international du film documentaire de Bogotá – MIDBO. Enfin, Susana est co-fondatrice de Tiempo de Luciérnagas, laboratoire de création, de recherche et d’expérimentation cinématographique, fondé en 2016, qui produit le film de Reina Raquel, Le port.
NOTE D’INTENTION
Barranquilla, la ville de mon enfance, est un port de la Caraïbe, où sont arrivés des migrants du monde entier. C’est aussi le lieu d’où ma grand-mère a mis les voiles vers d’autres continents, lorsqu’elle était jeune. J’ai grandi en écoutant ses histoires et bien d’autres histoires de personnes qui passaient près de chez moi. Si je suis allé dans la capitale de mon pays, Bogotá, c’est pour y étudier l’anthropologie, à cause de ma curiosité pour le passé, les histoires de personnes et de cultures différentes. Dans mon travail, j’ai entendu et raconté des histoires de femmes en prison, de femmes en guerre, de paysans et d’indigènes. La plupart du temps, ce sont des histoires douloureuses et injustes de souffrance et de violence, mais il y a aussi des histoires d’espoir et de résistance, des territoires merveilleux, des rivières puissantes, d’immenses montagnes et des jungles. Ces histoires je les ai d’abord retranscrites en livres et en articles, puis, quand je suis devenu cinéaste, ce sont devenues des documentaires. J’ai toujours été intéressée par la façon dont les gens racontent leur vie et comment ils construisent un fil qui tisse le passé et le présent. Ce contact permanent, depuis que je suis enfant, avec des histoires, et cette question de mémoire m’a amené à imaginer ce film. Par conséquent, Le port cherche dans l’expérience intime et propose un regard sensible sur la façon dont nous nous souvenons et comment les souvenirs et les histoires rencontrent le présent. Je considère que la question des processus de vie et de la mémoire nous ramène à une réflexion sur les racines de nos pensées et les lieux émotionnels d’où nous venons; et cela nous aide à comprendre comment notre vision du monde est traversée par la manière dont la vie nous a été racontée dans notre enfance. Je sens que ce regard et cette conscience du pouvoir du passé et du pouvoir des histoires sont essentiels pour que les êtres humains et les sociétés comprennent leur présent. Je veux contribuer à ce processus à partir des possibilités sensibles du cinéma: l’image, le son et la métaphore.
SYNOPSIS
Ce film est né de la rencontre avec un vieil album photo d’enfance et avec le regard d’une fille qui a fêté son premier anniversaire. Bien que ce soit une photo comme une autre que les parents peuvent prendre de leurs enfants, je l’ai regardée et cette fille m’a posé une question: «Reina, comment as-tu vécu ton voyage ces 36 années? Cette rencontre m’a conduit à une exploration du passé, à travers l’écriture sur les images de l’album, et à la rencontre avec les histoires que j’ai entendues, enfant, et dans lesquelles mes racines de cinéaste se trouvent. Certaines de ces histoires, reconstituées dans un journal qui fera partie du film, sont celles racontées par grand-mère Raquel. Quand je suis née, Raquel était malade et ne pouvait pas marcher, alors elle passait ses journées allongée sur son grand lit, sur lequel je grimpais pour faire comme si nous partions sur un bateau et des aventures créées par ses histoires, comme dans un film. Je voulais être comme ma grand-mère Raquel qui avait voyagé dans tant de pays après avoir quitté le port de Barranquilla, notre ville. Quand j’étais enfant, ma maison était mon propre. Parce que beaucoup de gens y venaient, regardaient par la fenêtre, disaient d’où ils venaient ou pourquoi ils étaient dans la rue et demandaient de l’eau. Parmi tous ces passants, il y a des histoires comme l’homme qui nous a dit : “nous venons de San Pablo”. Papa lui a donné de l’eau et quand l’homme est parti, il a dit, un peu incrédule, “maintenant tout le monde vient de San Pablo.” Des années plus tard, je suis allé à San Pablo et j’ai découvert qu’il y avait une guerre là-bas et qu’il n’était pas rare que les gens viennent en ville et passent par ma maison. Ainsi, plusieurs des histoires que j’ai connues comme enfant et adolescente ont été achevées à l’âge adulte. Comme des scénarios qu’on a en tête et qui un jour se réalisent. Le port est un documentaire sur la façon dont les histoires que nous avons entendues et apprises en tant qu’enfants se confrontent lorsque nous sommes adultes et retracent le chemin de qui nous sommes. Le film est un voyage cinématographique qui commence à Bogotá, la ville de montagne, lieu de mon présent, et va vers Barranquilla, à la mer, le lieu de mon passé. Le film conjugue des expressions différentes et antagonistes de la mémoire : Un homme qui a rénové sa maison mais refuse de retirer les parties de l’ancienne construction, qui garde les os de sa mère dans le placard pour ne pas perdre sa relation avec elle. Et qui raconte des histoires d’il y a soixante ans comme si elles se produisaient aujourd’hui. Le père, Martín. Une femme qui pense toujours à l’avenir. Une femme éternellement jeune pour qui le passé est comme une brume d’événements qui se dissolvent dans le temps. La mère, María. Une adulte qui continue de regarder le monde avec la curiosité de son enfance et qui poursuit ce lieu où naissent les histoires mais qui a vécu assez longtemps pour savoir que la vraie vie est magique et qu’elle peut faire mal aussi. La fille.
GONZALEZ HENAO Reina Raquel
Colombie
Durée prévue : 90 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Septembre 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
Tiempo de luciérnagas

• RECHERCHE QUOI ?
Des coproducteurs et des diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
espagnol, anglais

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

la guadeloupe, l'ile aux eaux troubles
3 jeunes, qui ne pensaient pas un jour se croiser, sont de retour sur leur terre natale ou d’adoption avec un seul but celui d’en faire un joyau. Mais c’était sans compter l’insouciance de la population…
RÉSUMÉ
A travers les regards de Fiona, Maxime et Caroline, âgés de 21 à 34 ans, nous découvrons une Guadeloupe loin des clichés de cartes postales. Ces jeunes à la tête d’associations guadeloupéennes de protection de l’environnement, luttent au quotidien contre la pollution de l’île et la sauvegarde de son patrimoine naturel. Ils sont devenus en peu de temps les nouveaux pionniers d’une Guadeloupe polluée et ensemble chacun avec leurs moyens ils s’unissent autour d’une cause qui les dépasse. Ils font la Une des JT et des quotidiens sur l’île aux belles eaux, aujourd’hui un des territoires des outremers les plus médiocres en terme de gestion de déchets ménagers. Et pourtant, cette dernière de la classe pourrait d’ici 2023 devenir un véritable modèle de consigne de déchets pour les outremer et une île à zéro déchets d’ici 2035. Comment nos 3 éco héros comptent ils s’engager dans cette lutte politique alors même que leur but est de se sauver eux et l’humanité ?
BIO DE L’AUTEURE
Pascale Erblon de formation et de profession journaliste, a toujours été curieuse. Une curiosité qui l’a amené au fil des années à parcourir le monde afin de mieux le comprendre pour ensuite le traduire à un public large et concerné. Née en en Guadeloupe, son enfance à été rythmée et colorée par les paysages et sons de la nature propre à cet endroit de la planète. Après plus de 10 ans d’absence, et habituée à un système français bien rodé mais pas non plus parfait, de gestion de déchets, elle revient sur son île natale qui semble elle se dégrader de plus en plus avec le temps. Elle fait partie de cette génération de nouveaux entrants qui ont eux aussi envie de faire leur part pour ce bout de terre qui leur a tant donné auparavant et dont la valeur est inestimable que cela soit d’un point de vue affectif, mais aussi économique, tout comme écologique.
BIO DE LA PRODUCTRICE
Pascale Erblon est membre associée de WIPS Productions, jeune société guadeloupéenne de productions de documentaires. Nous sommes à la recherche de partenaires sur ce film.
NOTE D’INTENTION
Le projet étant au stade de développement et me présentant uniquement au titre d’auteure et co productrice, nous recherchons pour ce film un réalisateur, quelqu’un dont l’univers serait proche de la mise en images des programmes de la chaîne Ushuaïa et avec qui je pourrais discuter de ma vision à la fois macro et micro. Pour ce film nous recherchons également un accompagnement en développement avec un diffuseur français. Nous sommes conscients que le projet en est à ses prémices, mais nous pensons que cette coopération en amont sera bénéfique au projet . Nous recherchons également un coproducteur français qui serait à la fois un partenaire artistique et un partenaire financier bénéficiant du Fonds de soutien automatique du CNC.
SYNOPSIS
Comment réussir à tirer son épingle du jeu dans cette nouvelle société menée par le digital tout en réussissant à servir une cause noble et commune ? Comment allier objectif personnel à ambition planétaire ? Et enfin comment réussir à trouver sa voie et marquer son identité quand la terre sur laquelle on vit semble frôler la schizophrénie ? Ce sont ces réponses que nous allons chercher à travers le combat et les missions quotidiennes de 3 jeunes de la génération Y pour qui le digital n’a plus aucun secret. Et à l’inverse pour qui la compréhension de l’être humain reste encore une énigme. Maxime Gautier, Fiona Roche et Caroline Marin sont tous les trois issus d’univers différents mais sont tous liés par leur volonté de vouloir changer les mentalités locales en Guadeloupe et ainsi les comportements de la population en matière de préservation de la planète. Comprendre ce qu’est un déchet et savoir quoi en faire n’est pas uniquement un moyen rapide et efficace de lutter contre la pollution mais l’une des meilleures choses à faire pour se sauver. Sauver la planète passe avant tout par se sauver soi. Ils sont âgés de 21, 32 et 34 ans et chacun est à la tête de son association de lutte pour la protection de l’environnement. Aujourd’hui ils ont voué leur vie à la sauvegarde de la planète et compte bien devenir demain des acteurs majeurs de la transformation écologique… en débutant par la Guadeloupe.
ERBLON Pascale
Guadeloupe
Durée prévue : 52 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En écriture

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
indéterminée

• AIDES ÉVENTUELLES
aucune

• PRODUCTION ENGAGÉE
Wips productions

• RECHERCHE QUOI ?
Un réalisateur, des coproducteurs et des diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
français

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

les ames bossales
Les âmes Bossales est une plongée au cœur de la culture populaire haïtienne dont la spiritualité et la créativité ont été forgées par un élan de liberté et d’affirmation identitaire.
RÉSUMÉ
Les bossales étaient les esclaves africains de l’armée de libération d’Haïti. Pour certains, le terme évoque tout un pan de l’identité culturelle haïtienne bien vivace aujourd’hui au sein des classes populaires : lié au Vaudou, à la résistance sociale et politique, à l’affirmation identitaire. Le réalisateur nous guide au cœur des rues et des campagnes d’Haïti, et se fait le narrateur d’une quête symbolique de découverte et de compréhension de l’univers bossale. Cette immersion nous mène à la rencontre de femmes et d’hommes engagés artistiquement et politiquement, elle nous fait découvrir un mode de vie et un monde spirituel singuliers, et nous plonge dans l’histoire passée et présente du pays.
BIO AUTEUR

Diplômé du master de Réalisation Documentaire CREADOC, je réalise des films documentaires depuis plusieurs années. À travers mon travail, j’ai toujours eu le désir de filmer des personnages qui incarnent des formes d’insoumission et de survie. Je mets en lumière leur façon de vivre et d’exister, au-delà de ce qui les opprime. J’aime travailler avec le son, les paysages, et des plans qui prennent leur temps, dans une démarche naturaliste, et immersive pour le spectateur.
J’ai réalisé plusieurs films  retraçant l’histoire de femmes militantes et rebelles comme Camille Senon et Martha Desrumaux. Également sur la résistance culturelle et politique des peuples de la Caraïbes. Mon film Voukoum, réalisé en Guadeloupe, qui a amorcé l’envie de mon nouveau projet haïtien Les Âmes Bossales, a été plusieurs fois primé et programmé dans de nombreux festivals en France et à l’étrangers.
Je me suis également lancé dans la fiction. Mon premier court-métrage réalisé en 2015, Le cri du milan noir, relate un épisode tragique du parcours d’un migrant. Il a été sélectionné notamment au Festival du Film de La Rochelle et au Festival du Film de Montréal.

BIO DE LA PRODUCTRICE
Odile Méndez-Bonito a travaillé plusieurs années comme scénariste en Espagne pour différentes chaînes de télévision (Antena 3, Telemadrid, TVE). En 2005, elle s’installe en France où elle réalise de nombreux documentaires produits de manière associative ou pour la télévision. En 2014, elle crée Corpus Films avec 5 autres associé.e.s. et depuis elle défend des projets artistiquement et politiquement forts, portés par des autrices et auteurs qui, par leur regard personnel et singulier, nous entraînent dans leur univers tout en nous permettant d’interroger le monde.
NOTE D’INTENTION
Je voyage en République d’Haïti depuis plusieurs années. J’y ai rencontré des femmes et des hommes qui s’érigent à leur manière contre la violence sociale, la corruption et une forme de néo-colonialisme religieux, culturel et économique. Avec ce film, je pars en quête des traces de cette identité bossale et de son héritage contemporain, dans le monde rural et au sein de la jeunesse urbaine qui en est issue. Je suis un blanc, un étranger. Il m’a fallu du temps pour parcourir la route qui mène de l’autre côté du miroir, pour comprendre le point de vue des personnes que je filme, et imaginer ce qui les anime réellement, afin de le raconter. Je souhaite que le mouvement du film provoque chez le spectateur ce décalage progressif du regard : il s’agit de refaire le chemin qui fut le mien, de passer de l’observation à la compréhension, puis de la compréhension au ressenti. Ma rencontre avec Foukifoura a été décisive. Comédien par passion et taxi-moto pour échapper à la misère, animateur radio provocateur. Nos questionnements politiques et artistiques nous ont rapprochés. J’ai été séduit par son talent d’acteur et par son charisme. Nous avons décidé de travailler ensemble pour ce film dont il sera le personnage central. Par son intermédiaire, j’ai rencontré les autres personnages notamment Charlotte et Ramoncite. Ces personnalités que je filme ont un mode de vie marginal et semblent atteintes d’une douce folie. Au fur et à mesure on constate que leur comportement décalé et leur façon particulière de voir le monde expriment une puissante forme d’émancipation, individuelle et collective. Tous sont vaudouisants, comme la majorité des haïtiens issus de familles modestes. Je veux entraîner le spectateur au cœur de son expression la plus populaire, celle qui libère des angoisses métaphysiques comme des souffrances quotidiennes, cultive la mémoire collective et nous raconte l’histoire d’Haïti.
SYNOPSIS
La ville de Jacmel accueille le plus célèbre Carnaval d’Haïti. Le peuple se rassemble, se travestissant et se livrant à tous les excès. Mais dans le contexte de crise sociale, politique et économique qui submerge le pays, le Carnaval devient aussi l’espace d’une mise en scène violente et provocatrice de la société, où l’allégresse flirte avec le chaos. Au côté d’habitants de Jacmel, un narrateur nous guide à travers ce théâtre populaire, et nous éclaire sur le sens de la satire qu’il propose. À la fois atypiques, révoltés et engagés socialement, Foukifoura, Ramoncite et Charlotte nous font partager leur quotidien et se confient. Les scènes allégoriques du Carnaval renvoient aux questionnements intimes et politiques de ces personnages au caractère « bossale ». Foukifoura, ami du réalisateur, est un jeune comédien sans le sou et à l’esprit d’aventure. Ses chroniques radiophoniques virulentes font de lui un véritable « Fou du Roi », dénonçant les injustices et les absurdités du quotidien. Un studio est recréé dans le bâtiment délabré d’une vieille demeure bourgeoise (l’ancienne Alliance française) : vision métaphorique du déclin de la ville qui tente de survivre sur des ruines. Pour symboliser le mur du silence qu’il tente de briser, Foukifoura déclame face caméra dans ce studio qui ne diffuse pas. Ces textes sont introduits par des extraits de la pièce du poète Frankétienne « Foukifoura », un pamphlet contre la domination de l’esprit et du corps par le pouvoir dictatorial dont il a tiré son surnom. Charlotte tient une minuscule boutique d’artisanat et peint des tableaux inspirés du Vaudou. Elle incarne à la fois la femme haïtienne qui s’est érigée contre les conventions sexistes (divorcée, célibataire, autonome financièrement), et qui a agi contre la corruption dans les camps après le séisme, au péril de sa vie. Sa parole est un témoignage glaçant de la violence sociale et politique haïtienne. Ramoncite est un modeste paysan responsable d’un Lakou : une communauté rurale dont il est le hougan principal (leader spirituel). Se dégage de lui une force tranquille. Il parle peu, il observe. Ramoncite est dans le film la porte d’entrée dans l’univers concret de la pratique populaire et domestique du vaudou. Au cours du film, sa présence devient de plus en plus forte. Il se révèle passeur charismatique vers l’autre monde, « chevauché » par les dieux. La voix du narrateur nous accompagne dès l’introduction du film et nous guide dans la progression du récit. Ses mots nous aident à comprendre à la fois la réalité quotidienne et l’histoire d’Haïti, et nous permettent de nous confronter au terrain avec lui. Les Âmes bossales mêle le cinéma direct et la mise en scène documentaire. Son unité naît de son mouvement : un cheminement vers la découverte de l’univers bossale.
PERLIER François
France
Durée prévue : 70 et 52 min

• ÉTAPES DE PRODUCTIONS
En production

• DATES DE TOURNAGE PRÉVUES
Février 2021

• AIDES ÉVENTUELLES
Aides à l’écriture CNC (Faia) et région Nouvelle-Aquitaine, Aides au développement CNC (Faia) et région Nouvelle-Aquitaine, Aide de la fondation Fokal à Port-au-Prince, aide à la production Nouvelle-Aquitaine

• PRODUCTION ENGAGÉE
Corpus Films

• RECHERCHE QUOI ?
Un coproducteur et des diffuseurs

• LANGUES PARLÉES
français, anglais, espagnol

QUAND ?

MERCREDI 07/10

• De 9h à 13h (heure de Guyane)
• De 14h à 18h (heure de Paris)

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