Author: Festival Fifac

Emmanuel MANTEAU

Film produit par Guillaume Tanis (Grenades Films – Toulouse)

RÉSUMÉ

Emmanuel, nouvel arrivant en Guyane, se prend d’amitié pour Roméo et Fabian, ses jeunes voisins Saramaka. En parallèle, il constate l’impasse des jeunes Guyanais à la sortie du lycée, en proie à la violence, au manque de débouchés et à la dépression sociale. La relation entre les trois se tisse alors à l’aide de la caméra, où chacun se filme et filme l’autre, jusqu’à aboutir à la création collective d’un mini court-métrage, échappée belle dans un quotidien lourd et pesant.

L’auteur

Après des études scientifiques en région parisienne, Emmanuel intègre l’Esav, école de cinéma à Toulouse à travers laquelle il se familiarise avec le cinéma documentaire. Il réalise alors deux moyens-métrages documentaires sur des thématiques politiques et sociales au Congo-Brazzaville et en Centrafrique. Depuis 2021, il est enseignant à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane française.

QUAND ?

> PITCH SESSION
MERCREDI 11/10/23 et JEUDI 12/10/23

• De 9h à 13h

Diane LENTIN

Film produit par Bertrand Chanal (La casquette productions – Saint-Etienne)

RÉSUMÉ

Jhon vit à Kourou de petits boulots et de débrouille. Il capture et dresse aussi des oiseaux-chanteurs. Au-delà de ces petits oiseaux en cage que l’on croise partout, il y a les oiseaux sauvages qui occupent le paysage par leurs chants, leurs couleurs et leurs chorégraphies, à l’image des communautés qui cohabitent sur le territoire. Comme dans les flux et reflux des murmurations, Jhon navigue entre les différents types de langues et de langages qu’il doit maîtriser au quotidien, notamment au cours de ses démarches avec l’Administration pour l’obtention de son titre de séjour…

L’auteure

Diane Lentin mène un travail documentaire et artistique sur les notions de seuil et de frontière en explorant des espaces -intérieurs ou géopolitiques- en basculement. À travers la photographie et la vidéo, elle cherche à rendre visibles des pistes de réflexion à partir de l’état des lieux d’espaces qui interrogent notre rapport au monde. Son dernier film Sajat’ tourné en Russie a été sélectionné lors de la 29e édition du FID à Marseille. Plus récemment en Guyane, elle a développé une série d’entretiens et de portraits de femmes, Le E muette, présentée au Centre d’Art et de Recherche de Mana.

QUAND ?

> PITCH SESSION
MERCREDI 11/10/23 et JEUDI 12/10/23

• De 9h à 13h

La musique Kali’na : entre tradition et modernité

GUYANE

Devano Bhattoe alias Defane

PITCH

Entre la Guyane française et le Suriname, Defane, artiste et membre du groupe multiculturel Senuka, remonte le cours du fleuve Maroni à la rencontre de sa famille et de celles et ceux qui font vivre la musique kali’na. Né d’une mère kali’na surinamaise et d’un père hindoustani surinamais, il cherche à mieux connaître cette part de son histoire. De Saint-Laurent-du-Maroni et Awala-Yalimapo à Albina, Bernharddorp et Paramaribo, il rencontre Palana Bonon et Paremoru autour du sambula, tambour traditionnel kali’na ; Karinha Basi et Esekematoko autour du kawina, enrichi de percussions, basse et piano ; puis Shasha, dont le reggae porte la langue kali’na vers la jeunesse. Entre souvenirs familiaux, trajets et musiques, le film suit une culture qui circule, se transmet et se réinvente de rive en rive.

L’auteur

Originaire de Rotterdam et installé en Guyane française, Bhatttoe Devano, alias Defane, est un artiste polyvalent, auteur-compositeur-interprète, issu d’une mère kali’na surinamaise et d’un père hindoustani surinamais. Il débute en 2007 avec le groupe SLM Vibes Crew, avant de cofonder, en 2010, le groupe multiculturel Senuka. À travers Senuka puis son parcours solo, il explore le dancehall, le reggae, l’afropop, la soca et le chutney, tout en accordant une place centrale aux langues et aux racines culturelles. Son travail artistique relie la Guyane et le Suriname et porte des messages de fierté, de partage et de persévérance. Avec le documentaire « La musique kali’na : entre tradition et modernité », il poursuit cette démarche en interrogeant la transmission et l’évolution de la musique kali’na. 

QUAND ?

> PITCH SESSION
MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

BRESIL

Lucas Lourenço Escócio de Faria

PITCH

Ressonâncias suit le parcours épique de mères amazoniennes qui traversent des fleuves et affrontent le gouffre des inégalités régionales à la recherche d’un remède contre le cancer chez les enfants et les adolescents à Belém. Ce documentaire met en lumière l’impact de l’abandon parental et des barrières géographiques à travers une esthétique sensible, transformant l’« écho » de l’isolement en un manifeste visuel sur la résistance et la bienveillance. Entre l’immensité des eaux et l’urgence des hôpitaux, le film retrace le combat de ceux qui doivent dompter la carte pour sauver une vie.  

L’auteur

Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le secteur audiovisuel, Lucas Escócio, originaire de Pará, allie une formation universitaire (master en cinéma à l’Anhembi Morumbi/SP) à une solide expérience dans le domaine du documentaire.  Parmi ses réalisations, on retiendra notamment la direction de la photographie du film « Catadores de Sonhos » et la photographie complémentaire du projet « Mestras ». Il a également participé à des productions d’envergure nationale, en tant que caméraman pour Conspiração Filmes, dans le documentaire « Meu Coração Nesse Pedacinho aqui », consacré au parcours de Dona Onete. 

QUAND ?

> PITCH SESSION
MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

Capitaine caïman

GUYANE

Kevin Brunet-Le Rouzic

PITCH

Après un deuil, Sala, Amérindien wayãpi du Brésil de 70 ans, abat seul un hectare de forêt guyanaise pour y bâtir, avec sa femme Salaka, un nouveau village. Il est sûr qu’il y vivra comme avant avec ses descendants et qu’ils danseront ensemble comme ses ancêtres. Il n’a rien d’autre qu’un hamac, ses bras, et sa foi. Il me demande des outils et d’en être le témoin avec ma caméra. Dans la clairière de cendres, seule la forêt répond d’abord aux chants du couple. Puis le village prend vie, jusqu’à y regrouper quatre générations. Et avec eux, les téléphones, la Bible, et les barges d’orpaillage. Ils avaient mis cinquante kilomètres entre eux et le monde. En trois ans, celui-ci les a rejoints — et j’ai aidé. 

 

L’auteur

Né en 1992, est réalisateur et producteur français. Ingénieur acousticien de formation, il quitte l’industrie et arrive en 2017 à Camopi, sur le haut Oyapock, comme enseignant. Il ne renouvelle pas son contrat mais y revient sans cesse. Engagé auprès de l’association Yapukuliwa qui lutte pour la préservation et la transmission des savoirs et savoir-faire traditionnels Wayãpi, il commence à filmer en 2018 les relations fortes qu’il noue avec des anciens du village. 

En 2024, il fonde à Cayenne la société de production VOIR DANS LE NOIR. Avec son premier long-métrage documentaire Les Larmes du Jaguar, actuellement en montage, il reçoit de nombreuses aides (CNC, Nouvelle-Aquitaine, CTG) à l’écriture, au développement et à la production. Il gagne par ailleurs, l’appel à projet « Identité(s) en lutte(s) », des chaînes Tënk, Kanaldude et TV7. Capitaine Caïman, actuellement en développement, est son deuxième long-métrage documentaire. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

La Revuelta (Revenir)

VENEZUELA

Mariángeles Pacheco

PITCH

Dans sa maison de Caracas, l’ethnomusicologue Oswaldo Lares, 94 ans, conserve les archives sonores qu’il a enregistrées au cours de décennies de voyages à travers le Venezuela. Aujourd’hui, il ne peut plus voyager. Mariangeles, une documentariste qui a appris à écouter son pays grâce à ces enregistrements, part à sa place pour El Callao, village minier et berceau du calypso vénézuélien, afin de rendre ces voix aux héritiers de ceux qu’il a enregistrés et de lui rapporter ce qui y résonne aujourd’hui.

 

PAYS ANDINS (VENEZUELA ET COLOMBIE)  

Avec le soutien de l’Ambassade de France au Venezuela, de la Coopération audiovisuelle régionale pour l’Amérique du Sud et de l’Institut français 

 

L’auteure

Mariángeles Pacheco est réalisatrice et photographe documentaire, spécialisée dans la recherche sur le patrimoine sonore et la mémoire vivante. Depuis plus d’une décennie, elle documente les traditions musicales de la région centrale du Venezuela et a collaboré en tant que gestionnaire culturelle aux archives sonores de l’ethnomusicologue Oswaldo Lares. Elle a réalisé le court-métrage Mi Retorno (Mon retour, 2023), consacré au joropo central, primé dans plusieurs festivals nationaux. Actuellement, elle participe à la mise en place du programme Ibermemoria consacré à la préservation des archives patrimoniales, elle développe son premier long métrage documentaire, La Revuelta (Revenir), et co-réalise un documentaire sur un enregistrement sonore de chants de traite réalisé au Venezuela en 1974 par l’ethnomusicologue Elena Hermo. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

El arte de volver (L’art du retour)

COLOMBIE

Jessica Santacruz

PITCH

En 2016, Jessica est arrivée dans le Yari en tant que journaliste, pour animer des ateliers destinés aux guérilleros des FARC qui allaient s’adresser au monde avant de déposer les armes. Son père avait été retenu prisonnier par cette même guérilla lorsqu’elle était enfant. Elle pensait qu’elle allait enseigner, mais elle a fini par aimer ceux que son pays lui avait appris à craindre. Dix ans après l’accord, elle repart à leur recherche, alors qu’ils sont dispersés et mènent des projets artistiques entre menaces et assassinats de leurs camarades. Entre ses archives et le présent, elle cherche ce qu’il reste de la promesse de paix. 

 

PAYS ANDINS (VENEZUELA ET COLOMBIE)  

Avec le soutien de l’Ambassade de France au Venezuela, de la Coopération audiovisuelle régionale pour l’Amérique du Sud et de l’Institut français 

 

 

L’auteure

 Jessica Santacruz  est journaliste, réalisatrice et gestionnaire culturelle colombienne. Fondatrice et directrice du Festival « Cine para la Paz ». elle est actuellement étudiante en langues modernes et cinéma à l’Université centrale (Colombie). Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la mémoire, de la construction de la paix et de la création audiovisuelle. El arte de volver (L’art du retour) est son premier long-métrage en tant que réalisatrice. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

GUADELOUPE

Dimitry Zandronis

PITCH

En Guadeloupe, de jeunes hommes grandissent dans un environnement où l’argent rapide, les armes, la prison et la mort deviennent parfois des réalités familières. TRAP(ed) explore cette « fast-life », cette manière de vivre dans l’urgence lorsque l’avenir semble trop incertain pour être attendu. À travers plusieurs quartiers, le film croise les trajectoires de jeunes encore pris dans les logiques de la rue, d’anciens détenus qui tentent aujourd’hui d’en détourner les plus jeunes, et de familles qui vivent avec l’absence d’un fils, d’un frère ou d’un ami. La musique trap et drill traverse leurs récits comme une pulsation : elle exprime le désir de puissance, la colère, la peur, mais aussi le besoin d’exister et d’être reconnu. En partant des lieux laissés vides et des voix de ceux qui restent, TRAP(ed) raconte une jeunesse enfermée dans un piège collectif, mais aussi ceux qui, chaque jour, tentent encore d’en briser le cycle. 

L’auteur

Dimitry Zandronis est réalisateur, producteur basé en Guadeloupe. Fondateur de Kontras Prod, il développe un documentaire de création ancré dans les mémoires caribéennes, le social et la transmission. Son dernier film, Sœurs en destin : Angela Davis & Gerty Archimède, coréalisé avec Pascal Archimède, poursuit ce travail autour des figures d’émancipation noire et féminine. 

 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

GUADELOUPE

Jepherson Guillaume

PITCH

Pointe-à-Pitre, autrefois la célèbre capitale où prospéraient des centaines de bijoutiers, est devenue silencieuse. Ceux qui restent sont traumatisés par la violence. Les fameuses cuisinières, ces femmes qui se paraient de beaux bijoux avant d’aller au marché, ont disparu. L’or n’orna plus les poitrines comme autrefois.  

Mais l’or n’a pas disparu. Il a changé de poitrine.  

Aujourd’hui, ce sont les jeunes hommes qui le portent plus lourd, plus visible, plus dangereux. L’or a basculé des femmes vers les jeunes, des marchés vers les quartiers, de la fierté discrète vers la provocation urgente.  

Chez Maxo, mythique joaillier de cette ville en déclin, trois générations racontent ce basculement. Grand-mères qui l’accumulaient en silence, parents qui l’acquéraient pour la respectabilité, jeunes qui le revendiquent comme droit d’exister. Mais chaque jour coûte du sang.   

À chaque mort causée par une chaîne, on mesure l’absurdité : la vie d’un nègre ne vaut que quelques grammes d’or.  

Certaines chaînes sont montées, protégées par les ancêtres contre une violence très réelle. D’autres brillent comme ultime acte de rébellion contre un État qui nie. 

L’auteur

Jepherson Guillaume est un filmmaker guadeloupéen dont le cinéma naît d’une conviction : les histoires les plus locales sont les plus universelles. Il documente la Guadeloupe non pas comme exotisme, mais comme miroir de l’expérience humaine, celle des opprimés, des invisibles, des réinventés.  

Sa motivation est simple : montrer que les voix caribéennes ne parlent pas seulement aux Caribéens. Elles parlent au monde. Car notre histoire esclavage, métissage, survie spirituelle est l’histoire de l’humanité décolonisée.  

Réalisateur, Jepherson a créé Mofwazé un documentaire sur l’émancipation de la femme Guadeloupéenne et développe des formats de fiction ancrés dans le patrimoine. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h

Toutes les femmes sont belles

MARTINIQUE

Lucie Boudoux

PITCH

Toutes les femmes sont belles est une enquête intime sur les traces que laissent ceux qui disparaissent. 

À la mort de sa grand-mère, Lucie décide de lui rendre un dernier hommage en allant à la tournée d’adieux de Frank Michael, dont Emma était devenue fan à 83 ans. 

Comment, en vivant à Sainte-Luce en Martinique, pouvait-elle se sentir aussi proche de ce chanteur belge ? Et que cherchait-elle dans ses concerts qui lui faisait parcourir tant de kilomètres ? 

En préparant cet hommage, Lucie réalise qu’elle ignore encore de nombreux éléments de l’histoire de sa grand-mère. Elle réalise que certains d’entre eux résonnent curieusement avec les tubes du chanteur. De la Martinique à l’Hexagone, elle se lance alors dans une enquête et interroge les membres de sa famille pour chercher à comprendre comment sa grand-mère s’appropriait les textes de son idole, et comment cette passion dessine en creux une trajectoire de vie fragmentée.

L’auteure

Lucie Boudoux est artiste plasticienne et réalisatrice. Diplômée en Arts Visuels de l’Université du Kent (UK), sa pratique mêle peinture et installations et s’inscrit dans une géographie archipélique nourrie par ses expériences entre la France hexagonale, les Antilles, la Guyane et l’Angleterre. Elle s’intéresse aux récits intimes et aux traces laissées par les trajectoires individuelles. Son travail a notamment été présenté au 59 Rivoli à Paris et à la Galerie Dumas en Autriche. Toutes les femmes sont belles est son premier film documentaire. 

QUAND ?

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MERCREDI 7/10/26
De 9h à 13h
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